mercredi 15 avril 2015

Uglies, tome 1 de Scott Westerfeld

Résumé

Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s'apprête à subir l'opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n'aura plus qu'une préoccupation, s'amuser... Mais la veille de son anniversaire, Tally se fait une nouvelle amie qui l'entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu'un secret d'État : une manipulation. Que va-t-elle choisir? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection?



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Ma note : 6/10
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Mon avis

J'avais fait connaissance avec Scott Westerfeld, il y a peu avec sa duologie Peeps, dont j'avais lu le tome 1 : V-Virus. J'en étais ressorti assez amusée par les anecdotes réelles dont il nous faisait part et avec un goût plutôt prononcé pour ses histoires. C'était donc une évidence que je lise par la suite la saga pour laquelle il a été le plus connu : Uglies. 

Ce roman se divise en trois parties. Dans la première, on fait connaissance avec Tally et son monde, on découvre une jeune fille triste parce que son meilleur ami (voire son seul ami) est devenu Pretties alors qu'elle doit attendre encore trois mois avant de le devenir. En effet, dans ce monde post Apocalyptique, tout le monde subit une opération à l'âge de 16 ans pour devenir beau, mais attention le terme biologique du terme, donc devenir symétrique etc... Le soir ou on la rejoint, Tally n'en peut plus d'être seule et elle va faire tout son possible pour retrouver son ami, sans vous spoil ceci se passera assez mal mais lui permettra de faire la connaissance de Shay qui lui montrera une autre vision de leur monde.
Je vous expliquerai pas ce qui se passe dans la deuxieme et troisième partie parce que ça vous gâcherait le plaisir ! 

Dans ce tome un, Westerfeld porte son roman grâce à Tally, une fille bien superficielle dont le plus grand rêve est de devenir belle, mais dans un monde où c'est la norme, on ne peut pas vraiment lui en vouloir. Elle peut se montrer très naïve et très influençable mais elle vivra beaucoup d'aventures qui la feront grandir et évoluer. Ceci ne sera possible que grâce à son esprit ouvert.

Cette dystopie ne diffère pas vraiment des autres, le schéma est le même, une nation post apocalyptique qui inflige quelque chose à des gamins de 16 ans, on se rend compte que ce n'est pas vraiment bien donc rébellion ! Ca a un petit air de Divergent ou de Promise vous ne trouvez pas ?
L'univers en lui même est intéressant, pas fantastique, mais bien trouvé tout de même, en effet, notre époque nous pousse à suivre des exemples de beauté impossible à tenir ! (Oui excusez moi mais rentrez dans un jean taille 34, je trouve ça impossible quand on se nourrit) Ici, c'est une critique de ce système de mannequinat et de publicité qui nous pousse à tous vouloir être pareil, pour correspondre à une norme de beauté. Le message est très clair et très bien formulé dans ce tome : On est tous beau à notre manière, on a pas besoin de correspondre à un idéal de beauté pour l'être. De ce point de vu Westerfeld fait un roman magnifique.

Pour le reste, je le trouve assez fade et identique à ce qui a pu être fait, Tally n'est pas exceptionnelle, pas vraiment attachante non plus à cause de sa superficialité, même si elle évolue, le schéma reste identique aux autres livres de ce genre mais je sens un bon potentiel tout de même, qui mérite qu'on passe à la suite de ce tome introductif surtout que la fin m'a vraiment surprise! 




mardi 14 avril 2015

A comme Association, tome 1 : La Pâle Lumière des ténèbres de Erik L'Homme

Résumé 

Jasper vit à Paris, va au lycée et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval. Depuis peu, il fréquente aussi le 13, rue du Horla, l'adresse ultra secrète de l'Association. L'organisation a repéré chez lui des aptitudes certaines pour la magie et lui a proposé de devenir agent stagiaire. Armé d'une bombe lacrymogène au jus d'ail, Jasper est envoyé chez les vampires pour enquêter sur un trafic de drogue. Attention au retour du jet d'ail !



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Ma note : 5/10
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Mon avis

On m'avait dit beaucoup de bien de cette saga et malgré un résumé qui ne me tentait que moyennement : j'ai voulu essayer. Résultats des courses : Je ne suis pas vraiment emballée. 

L'histoire est sympathique, Jasper un jeune lycéen rejoins une organisation secrète qui combat les êtres surnaturels qui se font remarqué ou qui font de mauvaises choses. Ici, on le suit dans son enquête pour connaître l'origine d'une drogue pour les vampires, qui se révélera des plus ardue, ainsi que dans sa formation pour devenir agent titulaire !

D'abord, il faut dire que j'ai été touché par la préface écrite par l'auteur qui explique d'ou est venu l'idée d'une saga à doubles mains et son souhait de continuer malgré la mort de Pierre Bottero, c'était un bel hommage que je respecte beaucoup. 

Ensuite, le livre est vraiment très court, il ne fait que 150 pages, alors autant dire qu'il se dévore en moins de deux heures ! Le style est assez fluide ce qui permet encore plus une lecture rapide. 
Cependant la rapidité n'a pas que du bon, j'ai trouvé que tout allait beaucoup trop vite, tout semblait trop facile, les problèmes que Jasper rencontrait se réglait beaucoup trop vite, ce qui ne laisse pas vraiment le temps au suspence ou même à l'attachement au personnage.
En effet, je ne saurai pas vraiment vous présenter Jasper, je peux  vous dire qu'il a un humour assez spécial, qu'il fait des jeux de mots qui peuvent être drôle mais tombent plus souvent à côté qu'autre chose. Il manipule la magie avec brio et ne réfléchis pas vraiment avant d'agir ou de parler, ce qui peut quelque fois lui être très utile pour survivre mais qui peut aussi le mettre dans des situations très complexes. Une dernière chose à savoir, il a une besace qui semble ne pas avoir de fond (à la Mary Poppins) de laquelle je suis très jalouse ! 

En parlant de magie, j'ai beaucoup aimé la manière dont Eric L'Homme choisie de la faire rentrer en jeu, choisir qu'elle est existante mais qu'il faut savoir lui parler pour réussir à l'invoquer me semble très poétique et très bien trouvé. 

De ce fait, je ne sais pas si je dois vous le conseiller mais sa longueur réduite me pousse à vous dire de tenter au cas où ! Je pense lire le 2ème tome pour me faire un avis plus éclairé et après cela si je reste dans le doute, je pense qu'il sera tant d'abandonner !



La prophétie de Glendower, tome 1 de Maggie Stiefvater

Résumé 

Depuis l’enfance, Blue entend dire qu’elle tuera la mort de l’homme de sa vie… d’un simple baiser. Elle a donc résolu de ne jamais tomber amoureuse, ainsi le problème est réglé, la prophétie annulée. Pourtant, quand elle se voit entraînée dans le groupe des Corbeaux, elle se met à douter. Car, à la tête de cette bande de riches étudiants, se trouve Gansey. Or récemment l’esprit de Gansey est apparu à Blue. Depuis, elle ne cesse de se remémorer la prophétie : « Il n’y a que deux raisons pour lesquelles un esprit peut apparaître à un non-voyant à la veille de la Saint-Marc, Blue. Tu dois être soit l’amour de sa vie, soit la cause de sa mort. »



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Ma note : 6/10
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Mon avis

Je vous avoue qu'à la base je n'avais aucunement l'intention de lire ce livre, c'est juste qu'après avoir lu les autres romans de Stiefvater et avoir eu un coup de coeur pour les quatre, je me suis laissée tenter en le voyant disponible à la médiathèque. 
Il faut avouer que le résumé nous compte une histoire des plus ... Ennuyeuse ? On s'attend à une amourette débile d'adolescent qui va mal finir. Mais ce n'est pas le cas.

En fait, La prophétie de Glendower est une quête, c'est la quête de Gansey et trois de ses amis, Adam, Noah et Ronan qui cherche désespérément à retrouver la tombe d'un roi Gallois qui a été perdu en Virginie. En effet une prophétie indique que ce roi n'est pas mort, qu'il est simplement en sommeil et que quiconque le libérera aura doit à une faveur. Leur but n'est pas lucratif, c'est surtout l'énigme qui les fait vibrer. Dans cette quête, ils vont rencontrer Blue, par hasard, parce qu'elle plaît à Adam et qu'elle est la fille de la médium qu'ils consulteront pour en apprendre plus sur les lignes de ley, aussi appelés : Les chemins des morts. Elle n'a pas le pouvoir de double vue comme sa famille, elle est une sorte d'amplificateur à pouvoir et c'est pour cela qu'elle les accompagnera, parce qu'elle les croit et parce qu'ils ont besoin d'elle pour amplifier le signal de ces lignes, mais surtout elle les suivra parce qu'elle a croisé l'esprit de Gansley pendant la nuit de Saint Marc, ce qui veut dire qu'il mourra dans l'année et que comme elle n'a pas de pouvoir elle même c'est soit qu'elle va le tuer, soit qu'il est l'amour de sa vie. Elle veut donc elle aussi comprendre son mystère. 

Voilà, pour moi, ça c'est le résumé de La prophétie de Glendower, pas ce ramassis de bêtises sur l'amour et sur le fait qu'elle le tuera. Ce résumé là, il n'explique rien, il ne donne pas envie, c'est ... Affreux comme synopsis. 

Mais retournons à nos moutons, je comptais m'ennuyer énormément pendant ce livre, de ce fait le début de ma lecture fût difficile puisque j'y avançais à reculons ! Mais une fois passé la page 100 et une fois que le récit commence réellement, qu'on a passé la phase explicative et qu'on connait les personnages, la plume de Stiefvater m'a refait son petit effet. J'ai dévoré les 350 pages suivantes, elles ont défilé toute seule sans que je m'en rende compte, j'étais totalement happé par l'univers qu'elle nous décrivait. 

Je dois vous avouer que je n'y connais rien en médium, le peu que j'en sais vient de la série du même nom ou des divers films que j'ai pu voir, donc autant vous dire que ça ne vole pas haut ! Mais j'ai apprécie le début du roman qui décrivait les pratiques familiales de Blue, on en apprend un peu plus sur le sujet, sur le tarot en particulier. Je ne savais pas qu'ils existaient différentes manière de le tirer ou encore son interprétation, je ne peux dire si ces écrits sont véridiques mais ils renferment une authenticité, peut être fausse, mais des plus appréciables. 

Il y a une chose que j'aime chez Stiefvater, ce sont ses personnages, mais en même temps je la déteste aussi un peu pour ça, parce qu'elle a la manie d'en faire beaucoup et de les faire intervenir un peu tous comme narrateur. Personnellement, j'ai beaucoup de mal, surtout au début des romans à imprimer qui est qui, j'ai un problème avec les noms je pense, mais du coup ça donne une impression d'être totalement perdue qui est détestable. 

Mais bref, ici, on a d'un côté les Corbeaux, le surnom donnait aux garçons qui vont à l'école pour riche de la ville, nos quatre protagonistes mâle font partie de cette école, d'un côté on a : 
Gansley, celui par qui tout a commencé, c'est lui qui a une fascination pour toutes ces choses historiques perdues, pour toutes les légendes qui deviennent réalité, c'est lui qui vient à Henrietta pour lancer cette quête. Il est riche et cultivé, cela se sent pour chacun, dans sa manière de vivre, de parler et de faire. Il a ce ton condescendant qu'ont les gens riches et bien éduqués, qui se pense supérieur aux autres, mais la chose intéressante est qu'il ne s'en rend pas compte, qu'il fait tout pour le nier parce qu'il a, en quelque sorte, honte de cette richesse. C'est lui qui a réuni tout le monde dont :
Ronan, un type un peu bizarre, sadique peut être, je ne sais pas, qui a l'habitude de régler les problèmes avec ses poings. Je ne l'ai pas vraiment apprécié jusqu'à la toute fin du livre, parce qu'il a le don de se moquer de tout et d'être cruel avec tout le monde, mais il fera quelque chose sur la fin qui vous fera changer d'avis. De plus, on a un peu pitié de lui, son père est mort il y a peu, sa mère ne parle plus depuis et dans le testament il était indiqué qu'ils devaient tous quitter la maison dans laquelle ils avaient toujours vécu et que ce serait son frère qui gérait la richesse de la famille, un frère qui ne l'aime pas vraiment... Vous voyez, circonstances atténuantes ? 
Ensuite il y a Noah, c'est une personne timide et très en retrait, il parle eu mais quand il le fera ce sera toujours pour quelque chose d'important, il vit avec Gansley et Ronan et il adoptera Blue si vite qu'on sent qu'il y a quelque chose en dessous.
Enfin, il y a Adam, c'est le pauvre de la bande, il vit dans une caravane, il a eu accès  l'école avec une bourse, il cumule trois boulot et à un père détestable. C'est lui qui tombera sous le charme de Blue et fera qu'elle rejoindra leur quête. 

Je pourrais vous présenter toute la famille de Blue mais au final, ça se résume à ça : Elles sont toutes médiums, il n'y a que des femmes, elles sont très drôles et très originales ! Evitez de passer le dimanche, elles commencent à picoler tôt ! 
Mais parlons de Blue, c'est une excentrique qui a toujours été déçue de ne pas avoir le pouvoir de médium mais qui se suffit bien de son don. Elle ne connaît absolument pas son père et elle ne le cherche pas vraiment. Elle hait en tout point les Corbeaux, elle a deux règles à ce sujet d'ailleurs. Et pourtant après un début difficile, elle décide d'aider ces quatre garçons et petit à petit elle devient leur amie. Blue est un personnage complexe, j'ai apprécié qu'elle ne tombe pas dans le cliché du triangle amoureux ou même de la fille éperdue d'un homme qu'elle ne pourra embrasser. J'ai aimé sa force et son courage.

C'est un roman agréable, qui a su me surprendre puisque je pensais le détester, où on aborde divers thèmes magiques que j'ai adoré, où les personnages sont très intéressant même si trop nombreux et où on laisse happer par la quête de nos héros, cependant les choses traînent en longueur, les choses n'avancent pas, on continue dans les mêmes idées pendant beaucoup de chapitres et je pense qu'il faudra un coup de fouet pour la suite !

En bref : Il n'y a pas de romance dans ce livre, malgré ce que laissait présager le résumé, je dirais qu'il s'agit plutôt d'une quête pour retrouver un tombeau perdu où la magie est de mise. Même si la saga est loin d'être terminée, le tome 3 n'étant pas encore sortie en français et le tome 4 toujours en cours d'écriture, je vous invite à découvrir celui ci, pas de cliffhanger, des questions certes sans réponse, mais une fin qui nous laisse patienter ! 
J'ai bien aimé ce livre, mais il est passé loin du coup de coeur, peut être parce que je m'attendais à ne pas l'aimer mais aussi parce que les choses traînent en longueur. 


lundi 13 avril 2015

Le dernier Royaume, tome 3 : Le Ralliement des ténèbres de Morgan Rhodes



Résumé 

Cléo, la princesse d’Auranos, est prête à tout pour reconquérir son trône. Pour cela, elle doit retrouver les Quatre Sœurs, ces cristaux qui renferment la puissance des éléments.
Magnus, le prince limérien, a vu la rébellion organisée par Jonas étouffée dans le sang. Désormais il doit choisir son camp, celui de sa famille, ou celui de la justice.
L’empereur kraeshien ne recule devant aucune bassesse pour dominer le continent de Mytica et dérober sa magie.
Les Sentinelles n’ont d’autre choix que de rallier Lucia l’enchanteresse à leur cause s’ils veulent survivre.

Mytica a été unifiée dans le fer et dans le sang. Ce nouveau royaume est gouverné d’une main impitoyable par Gaius. Le roi machiavélique n’a qu’un objectif : s’emparer des Quatre Sœurs et détourner leur pouvoir pour anéantir ses ennemis. Plus que jamais, celui qui s’appropriera la magie décidera du destin du monde. Pour le meilleur… ou pour le pire.


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Ma note : 8/10
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Mon avis

Je dois commencer par vous dire que j'étais absolument certaine que cette saga était une trilogie, ce qui explique pourquoi j'ai eu beaucoup de mal à finir ce tome, j'étais dans le problème typique des sagas non fini : "Je veux connaître la suite, mais en même temps ce sera si long d'attendre le tome 4 que je ne veux pas finir ce livre !"
Cependant, cette découverte ne m'a absolument pas gâché ma lecture ! Morgan Rhodes nous livre encore une fois un tome des plus envoûtant ! 

Je ne vous cacherai pas qu'une fois encore j'ai adoré suivre Cléo et Magnus, comme je l'ai dit dans ma chronique du tome 2, ils se complètent parfaitement et rendent les défauts de l'autre plus acceptable. Leur histoire est très étrange, très bancale même, on les voit se tourner autour sans que ni l'un ni l'autre ne sache réellement quoi penser. Ils ont tout les deux le même but mais prendront beaucoup de temps pour le partager réellement. Dans ce tome, Magnus m'a vraiment beaucoup surpris, il a fait beaucoup de choses auxquelles je ne m'attendais pas du tout ! Pour Cléo, ce n'est pas vraiment le cas, elle reste fidèle à elle même et ne bouge pas d'un iota. 

On retrouve aussi Jonas, qui tente désespérément de libérer Lyssandra dans un premier temps, puis il se lancera dans une quête pour la princesse. Le seul événement marquant dans les parties de Jonas est l'arrivée de Felix, un personnage haut en couleur que j'ai beaucoup apprécié, cependant Jonas fera le mauvais choix. De ce côté ci, l'histoire stagne, rien n'avance vraiment et je suis assez déçue par la partie des rebelles, à part les tentatives de libération, rien de bien passionnant ne se passe.

Dans ce tome, j'ai découvert Lucia, je veux dire : La vraie Lucia. Elle fait face à sa part de ténèbres, à son pouvoir qui la consume et malgré son obsession à la contrôler, cette lutte de chaque instant est passionnante. De plus, elle retrouvera Alexius durant ce tome, beaucoup de choses se passeront, de bonnes choses, de mauvaises choses, mais j'attend beaucoup de révélations de cette partie pour le prochain tome ! 

L'autre partie que je n'ai pas apprécié est celle de Nic, c'est un personnage auquel je n'ai pas accroché du tout, je le trouve fade et sans grand intérêt. Ici, on découvre grâce à lui une autre partie du palais par ses yeux de gardes et on découvre plus amplement les Kraeshien, qui eux, nous réserves beaucoup de suprises dans ce tome, mais Nic reste plat et vide. 

Mais l'univers de Morgan Rhodes reste totalement envoûtant, ce monde empli de magie et de légendes ne pourra vous laisser sur le bord de la route, vous serez forcément séduits par ce dernier. Les Quatres Soeurs et l'élémentia sont à elles seules toute l'histoire de Mystica, elles peuvent tout expliquer et même tout détruire, alors je vous invite à les découvrir ou à continuer de les suivre ! 

Encore une fois je pense que ce tome manque de temps, de pages pour vraiment approfondir l'action, la guerre n'avance pas du tout ici, comme je l'ai dit la cause des rebelles est peu utilisée, on se concentre surtout sur la quête des Quatres soeurs et donc sur les pouvoirs de Lucia. On est surtout au milieu de manigances de pouvoirs à nouveau, on ne sait plus a qui faire confiance et qui soupçonner ! Je suis donc très déçue de ne pas avoir le prochain tome directement  ! Parce qu'a nouveau j'ai vraiment adoré et dévoré ce livre, je me suis laissée emportée à travers tout Mystica avec beaucoup de plaisir mais l'aventure n'avance pas assez vite à mon goût pour se permettre d'attendre aussi longtemps avant de connaître la suite ! Surtout avec une telle fin ! 






jeudi 9 avril 2015

Douze ans, sept mois et onze jours de Lorris Murail

Résumé 

Une cabane perdue dans les forêts du Maine. C'est là que Walden est abandonné par son père. À partir de maintenant, le garçon va devoir se débrouiller pour survivre dans les bois. Avec pour seule richesse quelques boîtes de conserve, un livre de Thoreau et une carabine. À la fin de chaque journée, Walden note son âge sur une écorce de rondin. Douze ans, sept mois et quatre jours, au moment ou commence son apprentissage pour le moins étrange...



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Ma note : 7/10
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Mon avis

Que dire ? En lisant le résumé, on se dit que Jack est un sacré ... pas mal de mot finissant en -ard, abonner son fils comme ça dans les bois... Mais ça avait un petit côté Hansel et Gretel, donc réecriture de compte, la couverture promettait un thriller haletant et je voulais sérieusement savoir comment et pourquoi on pouvait abandonner son fils de douze ans dans les bois avec si peu. 

Donc je me suis plongée dans ce livre, qui se lit étonnamment très vite ! Il fait un petit 300 pages qui se laissent engloutir en quelques heures à peine. Le style de l'auteur n'y est pas pour rien, j'ai beaucoup aimé la manière dont il décrit les forêts du Maine, les idées qu'il met en place pour la survie de Walden et le caractère qu'il a donné à ses personnages. 
Ensuite, le roman est divisé en deux narrations, d'abord on a un prologue du point de vu du père, un truc incompréhensible j'ai envie de vous dire, on sait pas vraiment ce que ça fait là, mais retenez le bien ce sera important, parce qu'on retrouve le père en narrateur à la fin du livre, où il nous dévoilera son passé et le pourquoi de l'abandon de son fils, c'était un partie très noire, très émouvante et très haletante ! 
Et au milieu de tout ça, on a Walden qui nous raconte son abandon, tout ce qu'il doit faire dans la forêt pour survivre, ses idées, ses essais, ses renoncements, ses erreurs, son courage, sa peur, ses douts... Enfin bref, tout ! On le suit avec beaucoup d'appréhension, on a peur pour lui à chaque seconde et tout comme lui on espère que le moindre bruit signalera le retour de son père.
Je n'ai pas réellement de préférence entre ces parties, à dire vrai, elles sont trop différente pour être comparable ! 

Ce roman tient debout grâce à ces deux personnages principaux : Jack et Walden. 
Walden est pour son père une chiffe molle, une mauviette, un moins que rien, on a quasiment l'impression qu'il est la déception de sa vie. Il faut comprendre : Son gamin n'aime pas le baseball ni tout autre sport, il aime faire des maquettes et jouer avec des dinosaures, alors pour le père américain de base c'est mal. Walden est un personnage profond, au début on a l'impression qu'il est fragile et perdu, en effet sa mère les a quitté sans une explication, il a peur de son père et est passionné par les pigeons. Mais lorsqu'il sera dans la forêt, après un temps d'adaptation a peu près acceptable, disons le temps que l'espoir que ce soit une mauvaise blague ce soit enfui, Walden devient un petit gamin débrouillard, qui faute de choix se trouve du courage, peut être pas assez pour tuer pour se nourrir, mais assez pour survivre. Au fil des révélations, on comprend le caractère premier du personnage, mais on ne comprend absolument pas pourquoi son père l'a abandonné, il faudra attendre la seconde partie pour cela. 
Jack est un homme que je jugerai être le stéréotype de l'américain de base, limite le texan de base, il a toujours la même voiture qu'il chouchoute plus que son fils depuis 20ans, il porte toujours son chapeau de cowboy, il se sert de ses mains quand il est en colère, desfois même contre son fils, il ne jure que par les armes à feu et ne pense qu'à une chose faire de son fils un homme ! Vous voyez ? Mais ça c'est le portrait qu'on en a à travers les yeux de Walden, il faudra attendre la narration de Jack pour comprendre et éprouver de la compassion pour ce dernier, je ne vous en dirai pas plus parce que c'est le fond du problème ! 

En bref, un petit roman jeunesse qui tient les promesses de son résumé. 
Disons qu'on a pris un peu de thriller, une poignée d'Into the Wild, une pincée du courage propre aux enfants qui n'ont plus le choix, des grains de Hansel et Gretel et qu'on a saupoudré le tout d'un mystère glauque et d'une forêt flippante, ce qui a donné Douze ans, sept mois et onze jours ! 
Disons que ce n'est pas le meilleur du genre mais que j'ai bien accroché à l'histoire et aux personnages donc si vous êtes tenté, jetez vous à l'eau !