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mardi 6 septembre 2016

Laisse-moi te retenir de Beth Kery




Résumé 

Francesca est dévastée : à la suite d’une terrible révélation qui a été faite sur le passé de Ian Noble, son amant s’est volatilisé. Aussi, durant six interminables mois, la jeune femme est-elle restée sans nouvelles de l’homme qu’elle aime. Lorsqu’il revient enfin, bien que son retour ravive la fiévreuse passion qui les unissait, leur relation demeure entachée par les sombres secrets que Ian persiste à dissimuler. Incapable de vivre sans lui, Francesca est résolue à le faire sortir de son silence, quitte à franchir certaines limites…







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Ma note : 2/10 - Grosse Déception
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Mon avis 

Je pourrais résumer ce livre en deux mots : DU SEXE. Franchement, je n'ai limite rien à en dire de plus. 

Il est vrai que c'est un peu ma faute, je ne savais pas qu'il s'agissait d'un tome 3, du coup, il y a beaucoup d'informations que je n'ai pas comprises ou simplement pas apprécier à leur juste valeur parce qu'elles tombaient comme des cheveux sur la soupe au milieu de nul part.
J'avais été intriguée par le résumé nous promettant une belle histoire de reconquête et de secrets, je m'attendais à fouiller dans le passé, à des disputes mirobolantes ou même à de longs discours énamourés mais ici tout se résumé vraiment à du sexe. 
C'est un roman érotique pur qui m'a laissé assez froide. 
Comprenez bien : Le couple se dispute ? Avant que ça s'envenime on règle ça par du sexe ! Le couple veut se retrouver ? Du sexe. Le couple cherche des réponses : Du sexe. Le couple veut réapprendre à s'apprivoiser ? DU SEXE.
Toujours du sexe, toutes les deux pages. C'est donc assez vite ennuyant et pour ma part j'en ai eu assez très vite.

Cependant j'ai continué ma lecture, déjà parce qu'il s'agissait d'un partenariat, mais surtout parce que le "soi-disant" secret de Ian qu'on découvre assez vite aurait pu nous mener vers une histoire assez intéressante, pour comprendre les agissement de son père et le passé assez chaotique de sa mère. L'auteur n'a pourtant pas  vraiment développé ce côté de l'intrigue préférant nous remettre une couche de scènes érotiques. 
Il faut quand même avouer qu'elle a essayé de rendre cela intriguant en insérant un tiers personnage qui espionne notre héroïne et qui lui veut bien du mal même si tout ce qu'elle fait l'excite tout le temps, donc vous aurez le droit à de supers scènes de masturbations. (Oui encore du sexe, je vous l'ai dit, c'était TOUT le temps).

Le personnage de Francesca avait bien commencé pour moi, il s'agissait d'une femme brisée par l'abandon du jour au lendemain de son fiance, de son âme soeur, qui reprend pied peu à peu et aide même la famille de ce dernier dans un moment critique pour leur entreprise. C'était un personnage complexe et intéressant jusqu'au retour de Ian. A partir de ce moment là, je l'ai trouvé bien fade, elle ne pensait plus qu'avec ses hormones, ne pensait plus qu'au sexe ou à Ian et se laisse marcher dessus avec beaucoup trop de facilité. Je comprend son besoin de récupérer l'homme qu'elle aime et donc de s'abaisser parfois plus bas qu'elle ne le devrait à cette fin mais j'ai trouvé qu'elle acceptait trop et trop rapidement pour que ce soit concevable.
Ian est aussi un personnage assez étrange, j'ai accepté, avec un peu de mal certes, son obsession pour son père, je pense qu'il me manqua des éléments des tomes précédents pour vraiment le comprendre. J'ai aussi accepté qu'il ait tout quitté sans un mot pour suivre cette obsession aussi étrange soit elle. J'accepte aussi qu'il soit revenu croyant la femme qu'il aimait en danger.
Par contre, je ne comprend plus trop le personnage à partir de là. Il revient, bien, il règle ses affaires, soit, il règle le danger pour sa demoiselle en détresse, super ! Il lui dit tout, ok. MAIS là, il s'en va à nouveau, sans l'emmener, sans lui expliquer. Il est censé l'aimer non ? Après avoir détruit quelqu'un qu'on aime en l'abandonnant, on ne recommence pas 2 semaines après l'avoir retrouvé non ? Je ne comprend pas, ça ne me semble pas acceptable. Certes il a son obsession, mais une fois expliqué à sa chère et tendre qui l'accepte comme ça et qui lui propose de venir, alors que l'un comme l'autre souffre milles morts de leur séparation, pourquoi ne pas l'emmener ? Même dans un hotel dans le coin ? Il est riche à millions après tout !

En bref, ce roman est une grosse déception pour moi. L'érotisme prend le pas sur l'histoire, laissant trop de place à la multitudes de scènes de sexe et trop peu pour l'intrigue, les secrets ou la romance. De plus l'auteur transforme petit à petit ses personnages les rendant peu concevable voire même totalement différent de leur personnalité. On ne les comprend, on ne les accepte pas, de ce fait leur histoire nous passe au dessus de la tête et le sexe qui en découle en vient presque à nous en dégoûter. 

Je remercie Louve du forum Mort Sûre ainsi que les éditions J'ai lu pour ce partenariat. 

jeudi 5 mai 2016

Maestra de L.S. Hilton



Résumé 

Le jour, Judith Rashleigh est assistante dans un hôtel de ventes aux enchères londonien qui l’exploite malgré ses diplômes et son talent. La nuit, elle officie dans un bar à hôtesses où elle séduit sans effort.
Judith sait qu’elle doit jouer le jeu. Pour faire carrière et pour charmer les hommes, elle a appris à être une gentille fille… Jusqu’à ce qu’elle découvre une gigantesque escroquerie autour d’une fausse toile de maître. Licenciée avant d’avoir pu faire éclater le scandale, Judith décide de fuir avec un riche client sur la Côte d’Azur. Là-bas, un monde décadent et corrompu les attend. Là-bas, elle goûtera à la vengeance. La gentille fille deviendra femme fatale.






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Ma note : 1/10 - Grosse Déception
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Mon avis 

Tout d'abord je remercie La Bête Noire ainsi que NetGalley France pour l'envoi de ce partenariat numérique.


Maestra ... Que dire, que dire ? Je ne sais vraiment pas comment aborder le sujet. Alors je vais faire comme l'auteur, je vais y aller sans aucune délicatesse comme un éléphant dans un magasin de porcelaine : J'ai détesté ce roman. J'ai eu l'impression en tournant la dernière page d'avoir perdu 5h de ma vie pour rien. 

Honnêtement, c'est aussi ma faute, j'avais été attiré par la collection, parce que pour moi, La bête Noire promet toujours de bonne surprise et par cette couverture rouge qui flamboyé comme un appel au vice. Je n'avais pas trop fait attention à l'appelation "Thriller Erotique" et même si le résumé ne payait pas de mine, je pensais trouver une pépite dissimuler au détour des pages. Et bien j'attend toujours cette pépite, ou même juste un fragment, une poussière. 

C'était d'un ennui mortel. Je pourrai vous résumer ce roman en deux points : Fringues de marques & Sexe. C'est tout. 
L'auteure passe son temps à nous énumérer les tenues des femmes et des hommes que croisent son personnage, avec beaucoup beaucoup de détails, pour bien montrer leur richesse, leur bon goût, etc. Mais si vous êtes comme moi et que la mode se réduit au prêt à porter et que vous n'avez absolument rien à faire de l'idée que la robe de l'autre soit une channel paré de soie etc... Vous allez maudire de nombreux passages, que j'ai finalement fini par sauter pour réussir à ne pas me taper la tête contre le mur. 
Le sexe est l'autre point prédominant du roman. Je ne suis pas du genre prude, enfin je ne le pense pas, et je ne suis pas contre quelques scènes de sexes bien écrites lorsque l'histoire autour s'y prête, mais ici, ça a été un calvaire supplémentaire. Le personnage principal passe son temps à tailler des pipes à un peu tout le monde, à la limite de la prostitution puisque c'est souvent pour se sortir d'une mauvaise passe ou pour gagner quelques jours de vacances ou une jolie robe et lorsque l'occasion ou son partenaire du moment ne se prête pas à ses envies, elle passe son temps à se taper tout ce qui bouge. Ca aurait pu être piquant et affriolant mais au final c'est juste dégradant pour elle et pour nous par la même ocassion. 

Alors parlons de Judith, le personnage principal, une personne que je n'ai absolument pas réussi à suivre. Je n'ai compris aucune de ses réactions, aucune de ses actions et même aucune de ses idées. Elle se retrouve mêlée à des histoires louches très vite, sans vraiment se poser de question, sans avoir envie de revenir en arrière. Mais le pire n'est pas là, ce qui m'a le plus gêné c'est qu'elle n'est pas "entière". A plusieurs moments dans le roman, vous la trouverez dans des situations compromettantes qu'elle gère sans sourciller et dont elle se tire avec un certain talent, donc je m'attendais à ce qu'elle reste comme ça, froide, distante, calculatrice durant tout le roman, mais non, à d'autre elle redevient une pauvre écervelée perdue dans un océan de solitude. 
Elle a des idées digne d'un génie du crime et la seconde suivante elle est incapable de dire une phrase intelligente. 
Son évolution est incompréhensible aussi, je veux bien croire que son passé la pousse vers des chemins "sombres" mais il ne faut pas non plus abuser, il faut un autre élément déclencheur pour pousser quelqu'un à un meurtre d'un tel sang froid. 
L'auteure va aussi passé un temps incalculable à nous faire comprendre qu'elle est belle, qu'elle a du goût et qu'elle est fabuleuse, à un tel point qu'à la fin de ce roman, vous allez la détester. 

Les personnages secondaires ne sont pas tellement mieux servi puisqu'ils sont peu attrayant comparé à la magnifique Judith, ils sont aussi très bête comparé à la parfaite Judith et finalement ils ne seront là que pour lui permettre d'arriver à ses fins. Plus que les utiliser, elles les jettent. 

En ce qui concerne le côté thriller : Pendant les ... deux tiers du roman il est totalement absent, on suit juste une fille paumée qui essaie de se faire passer pour une autre dans un monde qui n'est pas le sien et qui en passant récupère un paquet de fric. Alors disons que j'ai été déçu par ça, surtout que lorsqu'il commence il n'est pas si intriguant que ça, on attend patiemment que ça passe pour que ça devienne meilleur mais le mot fin arrive avant qu'on ait pu profiter de quoi que ce soit. 

En bref, c'est un roman que je regrette d'avoir lu et que j'ai détesté. Autant parce que son personnage ne m'a pas convaincu que parce que son histoire est plutôt bancal et à plutôt tendance à tomber dans l'excés de référence aux tenues et au sexe. 
J'ai l'impression d'avoir perdu des heures de ma vie que je ne récupèrerai jamais, dans une plume qui n'a pas réussi à m'intriguer et dans une histoire qui a été longue a démarré pour finalement tomber à plat sur la fin. 

mercredi 17 février 2016

Witch Song, tome 1 de Amber Argyle


Résumé 

La chasse aux sorcières est ouverte ! 

Dans les profondeurs de la forêt, à l'abri de la haine des habitants du village voisin, Brusenna mène une existence paisible aux côtés de sa mère. Elle sait simplement qu'elle est une sorcière, une des gardienne de la nature qui contrôlent les éléments par leur force de leur chant. Quand, un matin, sa mère l'abandonne pour aller combattre un ennemi dont elle ignore tout, le monde de Brusenna bascule.

Jeune et sans expérience, elle se retrouve seule dans un pays ravagé par la sécheresse, où se lève le vent de la guerre. Les chasseurs ne tardent pas à la débusquer, car elle est désormais la dernière. La dernière des sorcières. Avec une seule mission : survivre. Et un seul allié, le Protecteur chargé de l'amener à bon port.

La dernière des sorcières parviendra-t-elle à empêcher leur chant de s'éteindre ? Sous la plume ensorcelante d'Amber Argyle, suivez Brusenna sur les routes d'un monde menacé, dans une quête où ses choix peuvent sauver ou condamner les Hommes !


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Ma note : 3/10 - Grosse déception
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Mon avis 

Honnêtement ce n'était pas un roman qui m'intéressait à la base, c'est simplement qu'à la sortie de Witch Fall, le préquel, j'ai vraiment eu très envie de découvrir cette saga avant de me lancer dans ce tome 3 ou 0 selon qui vous écoutez. 

Donc lorsque je suis tombée dessus à la bibliothèque j'ai tenté ma chance. Ce n'était malheureusement pas une bonne idée. J'ai peiné à le lire et j'ai failli abandonner plusieurs fois.

Disons le simplement : Le concept était génial ! Une jeune sorcière qui ne peut utiliser ses pouvoirs, pouvoirs très précieux qui s'utilisent en chantant, va devoir sauver ses consœurs enlevée par la méchante sorcière. Elle va donc partir à travers un pays en guerre pour apprendre et affronter son destin. 
Ca semblait passionnant, surtout l'idée du chant, qui était original. Après le reste était assez basique. Ce qui rend donc l'histoire peu passionnante. Pourtant elle se laisse lire avec un certain plaisir, on se demande jusqu'à la fin comment l'héroïne va s'en sortir, n'ayant jamais vraiment utiliser son don puisqu'il était mal vu par chez elle et que sa mère voulait la protéger. 
Déjà ce stéréotype m'a légèrement agacé. Je trouve ridicule de protéger ses enfants en les empêchant d'apprendre à utiliser leur pouvoir, n'y a t il pas plus bête ?! Ils ont les moyens de se défendre grâce à la magie mais pour les protéger on ne leur apprend pas. Où est la logique ?! 
Mais si on passe au dessus de ça, l'histoire des sorcières est intéressante, l'univers plutôt pas mal.

Mais ce qui rend ce roman si ardu à finir et à apprécier c'est l'héroïne. Elle m'a vraiment fait soupirer à chaque page. Elle mêle avec talent une dose infinie d'idiotie et le fait d'être totalement hautaine. Elle ne se prend pas pour n'importe qui, il faut l'avouer. Il y a une chose plus que toutes les autres qui me l'a rendu antipathique : Sa manière de toujours penser tout savoir mieux que tout le monde, alors qu'elle vient à peine de découvrir qu'elle ait une sorcière ou qu'elle se sente plus mature que son ami simplement parce qu'elle pense avoir mûrit plus vite que lui en quelques jours.
Je ne trouve pas le mot qu'il me manque, mais elle a une telle estime d'elle même alors qu'elle ne la mérite pas. D'accord, en un sens elle a un role très particulier qui l'attend mais comme elle n'a pas l'étoffe de l'être, je ne vois pas pourquoi elle se surestime autant. 
Et puis son idée de foncer dans le tas sans aucun plan pour affronter la sorcière, je l'ai trouvé totalement idiote, si encore elle avait été toute seule, mais non, elle va tout risquer, la vie de son équipage, celle des sorcières, celle du monde même juste parce qu'elle ne peut plus attendre de trouver la solution ?! 

Je n'ai pas non plus été convaincu par la romance qui se met en place. Elle m'a semblé discordante, trop simpliste et arriviste, comme si c'était une obligation du young adult qui devait être rempli et non une alchimie entre les personnages.

En bref, un roman avec du potentiel, une histoire et un univers qui me tentait bien mais qui n'est pas soutenu par de bons personnages. Donc on finit par s'ennuyer et espérer que tout cela finisse au plus vite histoire de réussir à en garder un bon souvenir. Ce qui n'est finalement pas le cas, c'est une grosse déception pour moi.

mardi 27 octobre 2015

Digitale, tome 1 de Sarah Wagon






Résumé 

Jade, 20 ans, travaille pour le centre de reboot qui traite les membres de la société dont la puce électronique contrôlant les émotions ne fonctionne plus. L'un des patients, Sacha Fleery, résiste à toutes les tentatives de réinitialisation. A son contact, malgré elle, Jade échappe au contrôle de sa puce et redécouvre ses émotions.




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Ma note : 3/10
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Mon avis 

J'ai rarement été déçu par un PKJ, lire ces trois lettres sur une couverture est souvent le signe que ce qui se cache à l'intérieur va me plaire. C'est donc avec perplexité que j'ai lu les nombreux avis indiquant que celui-ci était vraiment mauvais. Alors lorsque Louve du Forum Mort Sûre , m'a proposé de le lire pour un partenariat, j'ai sauté sur l'occasion ! Donc je remercie Louve et les Editions PKJ pour leur confiance. 
Cependant je vais rejoindre l'avis majoritaire, ce n'est pas un bon livre qu'on nous propose ici. 

D'abord parlons de la couverture, il faut avouer que les circuits imprimés en sur-impression donne un style fou à ce livre qui présente une couverture plutôt sobre mais qui attire rapidement le regard dans les rayons. Ca on ne peut pas leur enlever, PKJ nous offre toujours de quoi calmer l'appétit de nos petits yeux ! (Ce qui explique que ma note soit de 3 et pas de 2) 

Mais l'intérieur ... 
On rencontre Jade, qui vit dans une société où toutes les émotions et la violence ont été banni grâce à des puces qu'on implante aux enfants, c'est une jeune guérisseuse, son travail consiste à remettre dans le droit chemin les gens dont la puce ne fonctionne plus. Jade a subit ce traitement et vit très bien avec son programme, jusqu'au jour où Sacha arrive dans sa vie, c'est un déficient, il a "vaincu" son programme et n'est donc plus dans une "bulle", il ressent, et il va vouloir que Jade fasse de même. Il va donc la pousser à ressentir de diverses manières durant leurs entretiens où elle essaie de le soigner. Mais plus qu'elle, c'est lui qui la soignera et la libérera.  

On va commencer simplement, la mode de la dystopie est beaucoup trop utilisé, ce qui fait qu'on nous livre ce genre de chose. Ici on nous présente une pâle copie de ce qui existe déjà en beaucoup mieux.
Si vous voulez j'ai eu l'impression de lire un remake de Reboot de Amy Tintera avec beaucoup moins de talent, et une plume beaucoup moins douce et addictive.
Si vous n'avez pas lu ces livres, je vous invite à passer ce paragraphe, parce que je risque de vous spoilez ! 
Donc, on retrouve bien des personnages qui n'ont plus aucune émotion, qui ne sont que des robots qui font ce qu'on attend d'eux comme dans Reboot, et tout va changer parce que Jade, notre personnage principal va rencontrer un homme, qui va lui faire ressentir quelque chose, qui va faire bugger son programme, comme pour Reboot où Wren plaquera tout pour Callum, parce qu'étrangement il lui fait ressentir quelque chose, il la change. C'est exactement le remake de Reboot. Sauf qu'au lieu de mourir et de devenir une sorte de Robot, là ce sont les vivants qui le deviennent. Même pour la fin, je vous avoue que c'est pareil. 

Si on passe sur le fait que pour moi, ce livre a déjà été écrit et d'une meilleure manière, on se rend compte qu'il y avait de bons ingrédients. 
J'aimais beaucoup l'idée que l'humanité décide de s'auto digitalisé, après tout on est tous accroché à nos smartphones, la technologie est au centre de notre vie et ça me semble un futur assez logique. Surtout lorsqu'on apprend que l'humanité est entré dans une guerre nucléaire et a failli être décimé, on comprend cette solution : Implanter des puces pour éradiquer la violence et les émotions.
Cette puce qui vous implantera un programme qui fera partie de vous et qui vous aidera à devenir une personne importante dans la société et qui vous aidera même à trouver le compagnon parfait pour votre vie entière. 
C'était une excellente idée. 

Mais pour finir elle est mal utilisée. On ne développe pas du tout cette partie de l'histoire, en effet, vous aurez très peu d'information sur le monde Digital, pour une chose très simple :  Le rythme est beaucoup trop rapide. L'auteur ne prend pas une seconde pour se poser et nous expliquer le monde dans lequel elle nous entraîne. Dès le début, Jade rencontre Sacha, donc on ne connaît pas sa vie "normale", sa vie de Digitale, on la connaître presque directement comme une Déficiente. Et à partir de là tout va s'enchaîner très vite sans qu'on comprenne vraiment ce qui se passe, parce que Jade va être remplacée auprès de Sacha ce qui les pousse à fuir. J'ai réellement eu l'impression de ne pas suivre l'histoire, d'être traînée par l'auteur alors que je voulais reprendre mon souffle, on ne comprend pas dans quoi on s'embarque et du coup on nous perd en route. 

Personnellement je n'ai pas compris la révolte de Jade, son envie de fuir son système puisque aucun traumatisme ne vient entacher l'histoire. Je veux bien qu'elle découvre les sentiments, la passion, le désir etc... Et que donc elle se sent flouée, mais au point de remettre tout en question, toute sa vie et celle des gens qu'elle côtoie, je ne le crois pas. C'était trop extrême, il aurait fallu qu'elle doute pendant un moment, qu'elle cherche à revenir en arrière ou quelque chose comme ça, mais là, elle devient une toute autre personne et se révolte sans réelle motivation. Il m'a manqué un réel élément déclencheur pour croire à tout ça. Par exemple, si elle avait assisté à des tortures sur des Déficients, ou si elle avait assisté à des mauvais traitements sur les enfants à qui on implante les puces ou si la captivité de Sacha n'avait pas été un centre de vacances, pourquoi pas, mais là non. 

C'est un peu à l'image de tout le roman, on reste en surface du vrai problème, on effleure les raisons, on reste dans la superficialité, ce qui nous empêche de plonger dans le roman. On effleure l'univers par quelques propos et quelques jours de normalité, on effleure la révolte de Jade parce qu'on ne la comprend pas et il en est de même pour les sentiments que partageront les protagonistes. 
Dès leur première rencontre, ils seront là, peut être que c'est parce que je ne crois pas au coup de foudre que je me suis sentie lésée en lisant ce livre, mais j'ai juste eu l'impression que c'était une pierre de plus à l'édifice de superficialité qu'est ce roman. 
C'est comme pour l'histoire, la base était bonne mais elle n'a pas été exploité on se retrouve dans une dystopie lambda où les puces n'ont même pas d'utilité, on a aucun réellement rebondissement, on s'attend absolument à tout ce qui va se passer parce que l'auteur suit le schéma d'une dystopie vraiment basique sans s'en détourner et c'est vraiment dommage. 

Les personnages sont donc creux, comme je vous l'ai dit on ne comprend pas Jade alors que c'est le personnage que l'on suit, ce qui est vraiment dommage. Et au final, je ne peux même pas vous parler d'elle, parce que je n'ai pas l'impression de la connaître, l'auteur a réussit ce petit miracle de nous faire suivre pendant plus de 200 pages deux personnages qu'on ne comprend pas et qu'on ne peut même pas décrire tellement leurs réactions sont contradictoires durant le roman. 
Sacha le montre bien plus que Jade, parce que d'une page à l'autre il change totalement de comportement. Il sera quelqu'un de très déterminé voire de violent, quelqu'un qui fonce sans réfléchir, et quelques mots plus loin il paniquera pour rien, il restera figé, il pensera que c'était la pire idée du monde et reviendra sur ses pas. Et ce sera ça pendant tout le roman.
Ce qui fait qu'on ne peut pas s'attacher à eux, parce qu'on ne sait pas qui ils sont malgré le temps qu'on a passé avec eux. 
Leur histoire d'amour rend ça encore plus compliqué, parce que ne la comprenant pas, les déclarations de Sacha, ses promesses et les moments "d'amour" tombent à plat, on les ressent presque gênant, comme si on avait à nouveau 5 ans et qu'on ne comprenait pas pourquoi les grands s'embrassent. 

Je ne parlerais même pas du style de l'auteur parce que vous penserez que je m'acharne sur cette pauvre personne, mais je ne l'ai pas aimé. Je ne pense pas être la seule à l'avoir trouvé plat et sans saveur. 

En bref, c'est une mauvaise dystopie. Il y avait une bonne idée de base qui donnait envie de s'y plonger, mais c'est tout ce qu'il y avait une idée. 
Les personnages sont creux, peu convaincant et incompréhensible. L'univers n'est pas détaillé ni utilisé, l'histoire suit une ligne très simple et on ne s'en écarte jamais. Je n'ai rien ressenti pour ce roman, à part de l'ennui, ou du dégoût pour la multitude de scène mièvre et gnangnan qui pullulent dans ces pages. C'est donc un roman que je ne conseille pas du tout et dont je ne lirais pas la suite. Ne perdez pas votre précieux temps entre ces pages, ni votre argent, PKJ a beaucoup mieux à vous proposer dans son catalogue, disons juste que l'erreur est humaine et qu'ils ont fait une erreur de parcours en choisissant celui là.


lundi 26 octobre 2015

Ne crains pas la Faucheuse de Alexis Aubenque

Résumé 

Le corps d'un jeune homme est découvert dans sa salle de bains, atrocement mutilé. Sur le miroir, une signature énigmatique : Ne crains pas la Faucheuse. Tout juste débarqué dans le commissariat de Pacific View, le lieutenant Gregory Davis n'a pas le temps d’apprécier les joies de la Californie, il faut trouver l'assassin. Second par le sergent Veronica Bloom, ils traquent le moindre indice. Mais l'affaire prend une toute autre envergure lorsque les soupçons s'orientent vers un des notables de la cite balnéaire. Journaliste au San Francisco Chronicle, Faye Sheridan s’intéresse de près a ce meurtre. D'autant que le nom de Gregory Davis lui rappelle une affaire troublante a laquelle il avait été mêlé...



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Ma note : 2/10
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Mon avis 

D'abord je tiens à remercier Louve du Forum Mort Sûre pour sa confiance, ainsi que les éditions j'ai lu pour cet envoi. 
Cependant ce livre ne m'a pas plus du tout ! 

Qu'est ce qui fait un bon thriller, un bon roman policier ? 

C'est la question que je me suis posée à la fin de ce roman pour comprendre pourquoi celui-ci était si mauvais ! J'ai donc reprise trois points qui, pour moi, sont ce qui fait un bon thriller/policier et qui manquaient clairement à ce livre.  


D'abord, on va tous être d'accord on a besoin d'une intrigue qui vous coupe le souffle !

Ne crains pas la Faucheuse semblait bien partir de ce point de vu, un meurtre très sanglant, très violent, avec démembrement et un message très troublant écrit à la va vite sur une glace au rouge à lèvres, ça me semblait un bon début ! 
Mais ça c'est arrêté là. En toute franchise, l'intrigue est clairement bâclée. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de rebondissement mais, disons que l'auteur nous propose plusieurs pistes les unes à la suite des autres qui se résolvent d'elle même de manière assez idiotes. Si vous voulez, dès qu'un suspect se présente, tout le monde fonce sur lui, quelques fois au prix de bavure monumentale et après, on attend, jusqu'à ce que le noeud de l'histoire se dénoue de lui même, il n'y a pas vraiment d'enquête, on est comme l'inspecteur, on attend qu'un témoin se présente pour dire que non ce n'est pas tel personne le meurtrier et on recommence ainsi de suite. 
Autant vous dire que ça n'a aucun intérêt, il n'y a pas la moindre enquête, à chaque fois, on nous livre un suspect tout cuit dans le bec, qui en fait n'est personne. 
Et petit Spoiler, parce que moi c'est une chose que je déteste au plus haut point, donc passez votre chemin si vous ne voulez pas le savoir : Le meurtrier est une personne que l'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam avant les 20 dernières pages et qui pour finir n'est personne. 
Donc en clair, il n'y a aucun suspense, on s'ennuie du début à la fin de ce roman, on ne fait qu'attendre qu'il se passe quelque chose. 


Ensuite : Des personnages intrigants qui porte l'histoire ou la complète. 

Pour ça, encore une fois, ce livre commençait plutôt bien ! 
On suit plusieurs personnages, un énigmatique enquêteur, Davis, qui vient d'hériter d'un oncle qu'il ne connaissait pas et qui a mis beaucoup de clause pour toucher l'argent du testament, l'obligeant donc à déménager, à avoir un boulot dans tel poste de police etc... Et dont la femme est mystérieusement décédée lors d'une balade en mère ! 
Une jeune journaliste aux dents longues, Faye, qui semble avoir un passé douloureux mais qui peut lui être utile ! Dont l'amie va disparaître mystérieusement (mais ça n'inquiète personne!) et qui va rencontrer un homme qui semble mauvais mais bon à la fois. 
J'aime bien avoir plusieurs personnages, ça permet d'avoir une préférence, un angle différent sur les choses, surtout quand ils ne sont pas tous les deux flics. 

Donc ça promettait une multitude d'intrigue autour de cette enquête, je me disais : OUAIS ! Super ! Je vais m'emmêler les pinceaux, on va me trimbaler partout, d'enquête en enquête ça va être trop trop trop bien ! Et bien... J'ai vite déchanter. Comment vous expliquer, le fait que tout aurait pu être bien mais que rien ne l'était ?

Aubenque avait eu l'idée fabuleuse (sans ironie) de faire disparaître l'amie de Faye au cours d'un rendez vous avec un indic dont elle ne voulait pas parler pour se garder le scoup. Sauf que ça passe quasiment inaperçu dans le décor, une fois que Faye reçoit un mail avec un surnom débile du genre "Bichette", elle ne s'inquiète plus et laisse tomber. Alors que cette amie (dont j'ai zappé le nom) était franchement intéressante, elle faisait partie d'un groupe d'enquêteur anonyme qui reprenait les enquêtes qui pour eux n'avaient pas condamné le bon coupable et avait de ce fait, fait libérer beaucoup de monde ! La seule chose qui ressortira de ce début si prometteur d'enquêteurs anonymes, c'est la photo d'un type que Faye va garder, pour le chercher et lorsqu'elle le trouvera, elle tombera quasiment instantanément amoureuse. Voila. C'est tout. 
Pour l'enquêteur ? Ooooh ! Bah, on va le suspecter de pleins de trucs pour sa femme, sa fille etc... Mais rien de bien poussé, on va l'accuser, à de nombreuses reprises mais on va pas chercher plus loin, alors j'ai trouvé ça débile, parce qu'une femme ayant un enfant, qui apprend que son collègue a de grande chance d'être un pédophile et ne fait rien, moi j'y crois pas. J'ai pas la fibre maternelle et pourtant, je pense que j'aurais au moins fait un tour chez lui le soir pour "boire un café", en mode, salut je vais voir si ta gamine va bien. Hein mais bon. Moi je suis peut être trop parano !

Et puis, ils ne sont tellement pas crédibles tous, tous autant qu'ils sont ! Comme l'exemple que je viens de vous donner ! Et bah pour tout le trait est tellement grossi que tout devient ridicule ! 
Le fils de l'enquêteur, lui il détient la palme sérieusement, il tombe amoureux en deux jours, ils se font des grandes déclarations, ils font l'amour comme des bêtes tout le temps et la fille qu'il a rencontré est tellement parfaite, que du début à la fin je pensais à un coup monté mais non. J'ai toujours cherché trop loin, tout ce qui paraissait suspect ne l'était en fait pas, c'est juste qu'Aubenque imagine les gens de manière très particulière, que je ne comprend pas trop. Et tout ce qui me semblait normal, ne l'était pas et laissait sous entendre des choses. 

Dernière chose, je vous parlerai bien des flics américains qui étaient bien bourrins, le bon gros stéréotype de on tire avant de poser les questions ou on fonce comme des tarés direct pour arrêter un type pour qui on a qu'une présomption, on y va à 8, histoire de bien le faire flipper, c'était TROP BEAU. 

Honnêtement entre ça et les dialogues les plus creux de l'univers, j'ai bien cru être devant la plus mauvaise série Allemande jamais écrite, genre vous voyez celle avec le chien là... Euuuuh ... Je crois que c'était Rex ? Bref, le niveau ne volait pas plus haut, c'était d'un caricatural, mon dieu ... !


Et enfin une ambiance oppressante ou alors très intrigante !

Bah à ce niveau là, y avait rien, du début à la fin, vous vous sentez comme si vous étiez en train de vous balader sur la plage et qu'une copine avec une sacrée tendance à exagérer vous racontez un fait divers qu'elle avait lu, on sait pas où et on s'en tape tellement parce qu'on est bien les pieds dans les sables, l'odeur de la mer et le soleil qui réchauffe notre couenne ! Sauf que là, dans votre lit, en essayant de vous réchauffer, vous vous ennuyez ferme. 
Je n'ai pas tellement eu de sursaut d'intérêt ou d'envie de savoir qui était le meurtrier, oui parce que perso si tu m'envoie pas deux trois indices, au bout d'un moment je lâche l'affaire et je lis ça comme un contemporain. 
D'ailleurs si vous pouviez demander à mon homme, je me suis jamais autant plains d'un livre, il en a entendu parler en long et en large, je crois que ça l'a autant saoulé que moi ! 

Il y a certains moments qui auraient du me "réveiller" un peu, me faire ressentir un peu de peur, en effet certains personnages vont se mettre en danger etc... Mais c'est tellement téléphoné qu'on sait très bien que le mec qui saute par la fenêtre va pas mourir, que la fille qu'on jette dans l'eau va être récupéré, il n'y a vraiment aucun suspense, aucun petit coup au coeur, de petite peur, rien du tout, c'est le néant total. 


En bref, ce roman est une déception inégalable. Je vous avoue que si ça n'avait pas été un partenariat, j'aurais déjà laissé ce livre sur un banc du métro pour qu'il fasse un peu de BookCrossing, on sait jamais il aurait peut être trouvé une utilité : Passer le temps dans un long voyage ou même faire un feu, ça aurait été une promotion pour lui. 
Les personnages sont creux, sans vie, tellement caricaturaux qu'on a du mal à les imaginer à leur prêter un peu de vie, on a vraiment l'impression d'être devant un mauvais téléfilm où tout est trop surjoué, où le trait est beaucoup trop gros pour être avalé. 
Ne parlons pas de l'ambiance qui pour moi n'existe même pas, il n'y avait rien dans ce roman pour vous donner l'impression de plonger dans l'histoire, c'était juste une suite de mot sans fond et sans fondement. Enfin l'intrigue, elle aurait pu être génial, il y avait des millions de petites pistes à utiliser, mais au fond je pense que le problème vient de là, c'est un tome 1, de ce fait Aubenque pose ses personnages, sa situation pour ouvrir des portes sur la suite, mais de ce fait nous laisse avec beaucoup de questions qui partent dans tous les sens et oublie un peu l'intrigue principal qui passe donc à la trappe autant pour le lecteur que pour les personnages. 
Ce n'est donc pas un roman que je conseille, loin de là, vous perdriez des heures de votre vie que vous ne récupérerez jamais ! 

mercredi 7 octobre 2015

Finisterrae, tome 1 : Tu garderas le secret de Jeanne Bocquenet-Carle


Résumé 

Katell, 15 ans, et ses frères emménagent brutalement avec leur mère en Bretagne, une région qu’elle a désertée vingt ans auparavant. Ils s’installent au Menez Hom, sur les terres de leur grand-mère Maria, morte dans de mystérieuses conditions. Là Katell est initiée aux croyances druidiques. Elle tombe sous le charme de Tristan, un jeune surfeur, et se lie avec Nolwenn au lycée. Bientôt des hommes armés, à la recherche de « la pierre de la destinée », menacent sa famille. Katell maîtrisera-t-elle les forces de l’esprit pour les repousser ?


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Ma note : 2/10
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Mon avis 

Je continue dans ma lancée des auteurs présents aux Halliennales et cette fois, je vais vous présenter une déception ! 

Ce livre était plein de promesse, une couverture magnifique dessiné par Krystel, un résumé assez intriguant et mystérieux promettant la découverte des secrets de la Bretagne, mais tout ceci n'est que mensonge, ce n'est que poudre aux yeux ! 
Ce livre est une perte de temps magistrale, je pense que passer les heures qu'il m'a fallu pour le lire à admirer la couverture aurait été plus intéressant. J'ai vraiment eu l'impression que cette lecture était inutile. Pourquoi ? Crédibilité des personnages, 0 pointé, Univers intéressant mal exploité et survolé et histoire noyée sous des détails inutiles. 

D'abord parce que les personnages sont caricaturaux, vides, incompréhensibles et sans intérêt. Je veux bien comprendre que je commence à me faire vieille, que mon adolescence est derrière moi mais vous ne me ferez pas croire que ces personnages sont des ados normaux. Déjà clairement, on pousse le trait de la rébellion à fond, Katell s'insurge pour un rien avec des "T'es pas ma mère" toutes les 10 pages, c'est fatiguant ! Mais disons qu'elle est en crise d'adolescence et qu'elle peut bien dire ce qu'elle veut dans sa tête mais, si ce n'était que ça... Katell est une jeune fille de 15ans qui ne sait de nous dire qu'elle est moche, qu'elle ne s'aime pas et accepte absolument tout ce qu'on lui dit (Perso si tu viens m'annoncer que je suis un druide comme ça du jour au lendemain, je vais pas gentiment hocher la tête et te suivre dans les bois.) 
Si on accepte le fait que cette femme élève 4 ados en crises, qui s'insurgent pour un rien, du coup je trouve qu'ils laissent vraiment énormément de question sans réponse sans insister. Je vais vous poser le truc, votre mère décide du jour au lendemain de déménager en Bretagne, sans vous dire exactement où, ni pourquoi, ni qui est cette grand mère dont vous n'avez jamais entendu parler et vous hochez gentiment la tête ? Surtout si vous êtes un ado rebelle en crise ? A 4 contre une ? Nan, je ne crois pas.  Parlons de ses frères, par exemple d'un coup l'un des frères hurle sur sa soeur pour avoir des informations et une ligne en dessous, ils débarrassent la table et se charrient ? Nan mais sérieusement ?  Ils sont très changeant, comme je l'ai dit, il passe d'une humeur à l'autre sans prévenir, je soupçonne une pathologie à découvrir. Ils ont quelques fois des réactions très enfantines, je pense notamment à la scène où ils "deviennent" les protecteurs et de l'autre ils acceptent la responsabilité de ne pas prévenir la police pour l'enlèvement de leur mère sans sourciller. 
Je ne comprend pas, vraiment, ce n'est pas logique, disons qu'ils emménagent pendant les vacances de Paques, leur mère se fait enlever quelques semaines après et à partir de là on a l'impression qu'ils acceptent absolument tout ce qu'on leur dira, sans jamais remettre quoi que ce soit en question et pour ça, Katell est la championne. Si on me disait de fixer de l'eau jusqu'à ce qu'elle me parle et que ça ne marche pas, au bout d'un moment je commencerais à me dire qu'on se fout de moi, et bien elle non, elle continue, inlassablement sans douter, alors que lorsqu'on nous la présente, cette fille est incapable de décider quoi que ce soit. 

Et encore, s'il n'y avait que les personnages, mais non. Jeanne Bocquenet-Carle plonge dans le folklore breton, avec ses histoires de druides etc, c'est un univers énorme, on peut faire des millions de choses magiques, fantastiques et phénoménales avec ça ! Sauf qu'elle ne le fait pas. Que vous compreniez bien, elle nous le présente, trop rapidement à mon goût, mais ça, ça vient du fait que ses personnages ne mettent rien en doute. Puis on plonge dedans avec l'initiation de Katell, la course à la coupe etc... Sauf que tout va trop vite. L'initiation est jeté sur le papier en quelques mots rapide comme "J'ai passé la journée à travailler sur l'eau", la cérémonie du solstice qui devrait être un truc énorme fait à peine deux pages où il ne se passe rien. La vision de Katell lors de la cérémonie est limite inutile et tellement mal présentée qu'on n'est même pas émerveillé par son don. 
J'ai vraiment eu l'impression qu'on survolait cette univers, qu'il y avait beaucoup de matière à utiliser avec le folklore ou les prophéties, mais que tout ça était mis entre les lignes d'une vie sans intérêt de la jeune fille qui tombe amoureuse d'un type bancal avec des problèmes d'ados. 

Et puis l'histoire, mon dieu l'histoire. Je vous dis souvent que c'est cousu de fil blanc, souvent ca m'ennuie mais ça reste acceptable parce que je finis par me laisser entraîner, mais là non. Vraiment pas. J'avais l'impression que Katell avait une pancarte autour du cou qui nous indiquait comment finirait le roman et que chaque nouveau personnage qu'on croisait avait la même. Il n'y a aucun rebondissement, aucun retournement de situation... Comme je l'ai dit la découverte du don de Katell m'a même laissé froide, tellement il était mal exploité et c'est pareil pour tout le reste, tous les grands moments qui devraient nous emporter ou nous faire peur, je pense à la cérémonie, à l'enlèvement de la mère, etc... Rien ne nous touche, on lit avec un désintérêt total. C'était plat. C'était comme marcher de chez soi jusqu'au boulot quand il pleut, on le fait par habitude, on regarde pas vraiment ce qu'il y a autour parce qu'on connaît, on essaie d'aller vite parce qu'on veut pas trop s'ennuyer non plus et une fois arrivé on se dit "Pfiou, tout ça pour ça ?". C'est exactement ça. 
Le problème étant que l'auteur se focalise sur Katell et ses petits problèmes, on peut passer 2 pages à se demander si Tristan s'intéresse à elle, alors que l'univers druidique prend 3 lignes. Desfois j'avais envie de la secouer et de lui rappeler qu'il y avait plus important dans la vie, surtout quand votre mère est enlevé, que vous devez déchiffrer une prophétie, retrouvez une coupe pour sauver le monde, etc qu'un garçon stupide. 

Enfin dernier point, je n'ai pas du tout accrochée à la plume de l'auteur, ça m'a semblé très scolaire, très haché. Tout comme l'histoire le rythme allait à deux vitesses, d'un côté elle pouvait s'attarder sur des détails inutiles et de l'autre passer très rapidement ou sous silence des événements qui me semblaient capitaux. Ce n'était vraiment pas fluide, j'ai butté un bon nombre de fois sur des descriptions ou des dialogues qui me semblaient sans intérêt ou sans queue ni tête. 

En bref, une grosse déception pour moi. Je ressors de ce roman fatiguée. Autant la couverture est magnifique, autant l'histoire n'a aucun intérêt. L'univers est mal exploité, les personnages sont vides et incompréhensibles. Je ne me suis pas autant ennuyée pendant une lecture depuis ... Tryskellia ? Ou alors La danse des ombres ? Au fond, dites vous que si vous commencez ce roman, vous vous trouverez face à une histoire très jeunesse avec des ados en crise qui ne savent pas quand ils doivent s'insurger de quand ils doivent se taire où le fantastique n'est pas utilisé de la bonne manière, ou en tout cas pas assez développé et où paradoxalement on se focalise sur l'héroïne et sa vie alors qu'elle même ne s'intéresse pas du tout à sa famille ou à elle même. Je ne vous conseille donc pas cette lecture ! 

dimanche 2 août 2015

Tryskellia, Manuscrit Premier : Le Crépuscule des Sirènes de Didier de Vaujany


Résumé 

Sur la lande des Hautes Citadelles, la reine Lyianne célèbre les dix ans de ses filles Iréade et Harmonéï, entourée des illustres peuples de l'ancienne Alliance. Dix ans de paix aussi, depuis le sacrifice du prestigieux cercle des douze sorciers, depuis la chute du traître Volgardh. Pourtant, a coeur des terres du Brûle-d'Âmes, une ombre oeuvre pour prendre le pouvoir sur le monde, le faire basculer dans les ténèbres. L'attaque est sournoise, dirigée contre les jeunes héritières du royaume. Grands-Elfes, Halghorns, Elfelynes, Humains et autres peuples s'unissent alors contre ces nouvelles ennemies, Edénaïr et Raya, Sirènes jadis bannies, sorcières aux pouvoirs de magie noire retrouvés. Le Sanctuaire de l'île d'Ardance n'est désormais plus leur terre d'exil, mais leur imprenable forteresse...



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Ma note : 4/10
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Mon avis 

Je tiens tout d'abord à remercier Louve du Forum Mort Sûre et les éditions Beaurepaire pour ce partenariat et leur confiance ! 

Parlons d'abord du livre en tant qu'objet : La couverture est sublime et envoûtante, elle ne peut que vous donner envie de découvrir ce livre. Ensuite les pages sont très épaisses, je sais que c'est idiot à dire, mais j'ai passé un bon moment à vérifier à chaque page que je n'en sautais pas une, ça donne une impression de grimoire ancien ou quelque chose comme ça !
Il s'avère que les parties sont séparés par des triskels, en gras lorsqu'on change de lieu et normaux lorsqu'on change juste de moment, ils sont cependant compacté pour prendre moins de place ce qui les rend beaucoup moins beaux... 

Parlons franchement : Ce roman est un tome introductif, je ne vois pas d'autre explication possible à la lenteur de ce dernier. 
J'ai eu énormément de mal avec la première moitié de ce roman. En effet, il pullule de données et d'informations qui sont sûrement très intéressantes et peut être même basé sur un fond de vérité, je ne l'ai absolument pas vérifié, mais ces informations sont beaucoup trop nombreuses et on se sent noyé dans cette masse, qui, à première vu, n'ont rien à voir avec le résumé que nous livre la 4ème de couverture. Que je vous explique : L'histoire est racontée par Tara et cette vieille femme commence par nous raconter l'histoire d'un physicien, de ce fait, on parle d'expériences, des théories, d'autres physiciens et de lieux qu'ils visiteront... Peut être que si j'avais vérifié si tout ça pouvait être véridique, j'aurais eu plus d'intérêt à suivre le cheminement, mais en étant plongé dedans, j'ai eu l'impression de butée sur chaque page en me demandant où j'étais tombée.
Disons qu'à partir de 90 pages voire 100 pages, on découvre enfin le monde fantasy annoncé par le résumé, mais ça ne lance pas le début du roman. 
D'accord, il y a une action qui va lancer un enchaînement, en effet, en Tryskellia deux jeunes princesses jumelles vont être victime d'un maléfice autant la bouche à l'une et les yeux à l'autre (d'où la couverture) mais cette action passe quasiment inaperçue parce qu'après une centaine de pages sur des descriptions scientifiques ou de la Russie, on se retrouve dans des descriptions très détaillés du monde de Tryskellia et de son histoire. Encore une fois, on croule sous une tonne d'informations et pour finir on se retrouve à lire en diagonale espérant que quelque chose va enfin se passer.

De ce fait l'univers crée est très imagé et très bien expliqué, on a vraiment l'impression d'y être puisqu'on connaît absolument tout de lui et de ses habitants ! On a aucun mal à imaginer les sirènes, les sorcières, les dragons ou les jumelles, tout est très facile de ce point de vu là.
Il y a tellement de peuples, de tribus, de noms spécifique d'objets, de lieux et de sorts que pour finir on s'y perd, certes c'est très complet mais c'est aussi très compact, et j'ai oublié la moitié des noms et des lieux parce que je me perdais dans les descriptions sans fin de batailles, de guerre ou de légendes.
Dites vous bien que l'auteur crée vraiment tout un monde, au point de créer des noms de mois ou de saisons, alors même si on s'y perd ça a un goût de féerie qui ne peut pas vous laisser de marbre ! 

Il n'y a pas réellement de personnages principaux, on suit beaucoup de protagonistes, autant les jumelles que leurs amis ou les professeurs ou même la reine ou encore Alexandra qui vient du monde que nous connaissons tous, il est donc difficile de vous les présenter ou de vous dire qui j'ai aimé ou non, parce que même si on les suit, on reste en surface, on ne fait que les regarder faire des actions variées, on ne s'arrête pas sur leur personnalité, leur goût ou leur dégoût. Peut être que vous aurez plus l'impression de connaître les jumelles parce qu'on les suit rapidement dans leur quotidien, on apprend qu'elles sont de petits diables capable de milles et une farces mais on les côtoie très peu dans le reste du roman, on est plus à la suite des guerriers et magiciens qui font leur possible pour rompre le sortilège.

Pour l'histoire, je reste tout de même un peu perplexe, autant l'univers est complet et complexe, il est dans plusieurs univers et amène des mondes inconnus autant l'histoire est très facile. Les personnages que l'on suit se sortent sans difficulté des obstacles ou des pièges qu'ils rencontrent et on ne s'attarde pas vraiment sur ces derniers. Honnêtement, je me rappelle de la scène du massacre près de la rivière au début de la quête et j'ai été étonné par le fait que ce passage soit si court et si peu emprunt d'émotion. Je m'explique : Il y a énormément de morts, d'une manière vraiment affreuse, brûler vif c'est quand même quelque chose et pourtant je n'ai pas ressenti de dégoût ou de tristesse parce que cela arrive d'un coup et se finit tout aussi vite, cela concerne des personnages que l'on ne connaît pas ou trop peu. Je pense que c'est l'une des autres choses que je n'ai pas aimé dans ce roman, le manque de côté plus émotionnel plus humain, on ne s'attache à aucun personnage puisqu'aucun ne sort du lot.
Même les moments qui sont censés faire rebondir l'histoire, comme l'arrivée de la sirène dans la cour lors des 20ans des jumelles, qui prend en otage un sorcier si je me rappelle bien, ne vous fait même levé un sourcil. C'est plat, ça ne me touche pas, je n'ai rien ressenti pas de peur ou de doute... Pas un petit sursaut !
Même le passage sur le cimetière des dragons qui aurait surement du me faire verser une larme vu mon émotivité quand il s'agit des bêtes, ne m'a rien fait, alors que c'est une bien triste histoire, la malédiction qui leur a été jeté. Même la mort d'un des personnages assez présent, m'a laissé de marbre. Le dénouement de cette histoire de maléfice m'a laissé assez froide, je ne dis pas qu'il n'y a pas eu de difficulté pour en arriver là, je dis simplement que ça laisse une impression de facilité déconcertante.
Au fond je dois dire qu'en refermant ce livre, on garde plus de questions que de réponses, au tout début du roman je me suis certes ennuyée, mais l'auteur nous présentait une intrigue assez intéressante sur l'origine d'Alexandra et son histoire personnelle qui semble promis à un destin très spécial, cependant cette partie n'est pas du tout utilisée et je le regrette.

Je dois donc vous avouer que mon avis n'est pas des plus complet, en effet arrivé à la page 200, je n'avais toujours pas accroché à l'histoire ou aux personnages, j'ai donc fini ma lecture en le lisant en diagonale, j'avoue que je l'aurais de toute évidence abandonné si ça n'avait pas été un partenariat.
Je ne doute pas que ce roman trouvera son public, je ne suis que novice en fantasy et je n'ai peut être pas choisi le meilleur roman pour commencer mon "apprentissage" mais en toute honnêteté, ce roman ne m'a absolument pas convaincu et je suis certaine que je ne lirais pas le tome 2 parce que cette histoire n'est pas du tout pour moi.

Petite précision, que je n'ai vu qu'à la fin de ma lecture, un lexique existe à la fin de ce roman qui peut être vous permettra de vous sentir moins perdu que moi durant cette lecture. Il présente autant les créatures que les personnages ou les reliques, il est très complet et je pense qu'il aurait pu m'aider à prendre pied dans l'histoire si j'avais pris la peine de m'y référer pendant ma lecture.

En bref, un roman qui m'a laissé froide et ne m'a pas convaincu. Il a beau présenter un univers très complet et féerique qui nous envoûte, on perd le plaisir sous une masse d'information trop importante et sous un manque d'émotion et de lien avec les personnages. Cependant, je pense que ce roman trouvera son public dans les fans de fantasy dont je ne fais pas parti. Alors selon dans quel camp vous êtes, peut être serez vous envoûté ! 


mercredi 22 juillet 2015

La Danse des Ombres, tome 1 de Yelena Black


Résumé 

Lorsque Vanessa Adler commence les cours au sein de la prestigieuse Académie du New York Ballet, elle cherche autant à devenir une étoile qu'à retrouver sa soeur, brillante élève de l'école jusqu'à sa mystérieuse disparition. Mais sa quête se complique lorsque son talent attire l'attention du grand chorégraphe Josef Zhalkovsky: la jeune fille est choisie pour incarner le premier rôle de L'oiseau de feu de Stravinsky. Elle est alors loin d'imaginer quelle puissance maléfique a jeté son dévolu sur elle...


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Ma note : 3/10
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Mon avis

Il faut avouer que la chose qui nous pousse à lire ce livre n'est absolument pas son résumé alléchant, ou son titre mystérieux, non, c'est cette magnifique couverture ! Elle a quelque chose d'envoûtant qui fait que lorsqu'on la croise, on ne peut la lâcher des yeux. 

Mais le proverbe : Il ne faut jamais juger un livre à sa couverture, n'a jamais été aussi vrai.

Je vais vous dire, très simplement, il n'y a que deux choses que j'ai aimé dans le livre : La couverture dont j'ai déjà parlé et l'univers de la danse, son côté féerique. En effet Yelena Black nous présente cette manière de vivre que je connaissais pas du tout. J'ai quelques amies qui sont danseuses depuis des années et je n'ai jamais vraiment compris leur passion et ici, on développe cet univers, cette manière de penser de manière très abordable et ça donne envie d'aller voir un ballet et voir ses danseuses réussir à nous conter une histoire avec leurs pas. 

Mais pour tout le reste, ce bouquin est affreux. Je ne pensais pas ça possible parce qu'au fond je l'ai lu très vite et que j'avais lu de très bonnes critiques, mais je l'ai trouvé vraiment en dessous de tout.

Le style de l'auteur ne m'a pas du tout convenu, il était ... Plat et je ne sais même pas comment le dire, mais j'avais l'impression de lire un roman de collégien, où tous les dialogues vous accrochent, parce que vous ne les trouvez pas réaliste, ou tout ce qui est écrit vous semble sonner faux. Je ne sais pas réellement expliquer ce qui ne m'a pas plu, mais j'ai été totalement réfractaire à l'écriture. 

Mièvre, mièvre, mièvre, c'est ce que je me suis dit pendant tout ce roman. Je n'arrive pas à croire qu'il soit humainement possible d'écrire quelque chose comme ça, sans se dire que c'est hautement irréaliste et totalement idiot.
Zep qui comprend Toujours, mais vraiment toujours, ce que pense Vanessa, alors que c'est souvent illogique. Zep qui a le coup de foudre pour la petite nouvelle. Vanessa qui tombe amoureuse au premier regard sans même savoir qui il est. OH MON DIEU ! N'en jetez plus, je vais me noyer dans cet océan de mièvrerie.
Mais en plus d'être mièvre c'est impossible d'y croire, les dialogues sonnent faux, comme une mauvaise série allemande.
En plus, je dois vous avouer qu'on finit par tomber dans le fantastique de manière peu convaincante, on a l'impression que l'auteur ne savait pas vraiment comment se sortir de l'impasse dans laquelle elle s'était enfermée et a choisi la facilité d'une histoire peu croyable et qui ne nous fait même pas rêver.

Et Vanessa, bon dieu Vanesse, n'a t on jamais vu plus cruche au monde ? Elle est tellement naïve, tellement prête à faire n'importe quoi pour être aimé et elle sonne tellement faux. 
Elle dit ne pas aimer la danse au début du livre, n'être là que pour chercher sa soeur et pourtant pendant tous le livre, elle ne la cherche pas, elle ne fait que tomber amoureuse et danser. Elle se laisse faire pour tout, elle se laisse dominer par tout le monde, n'a pas vraiment de personnalité, on a l'impression qu'elle se calque sur les envies de ses amis, de sa famille ou de son tout nouvel amoureux. Elle est fade et sans intérêt. Elle sonne faux, on ne croit absolument pas en ce personnage, elle sonne creux, si on avait une amie comme elle, on ne la supporterait pas.
Les hommes de ce livre sont aussi des perles dans leur genre, Zep et Justin n'ont rien à envié à l'autre, on les imagine très bien physiquement parfait, après tout ce sont des danseurs, ils sont tous les deux extralucides, en effet ils comprennent parfaitement tout ce que pense Vanessa, alors qu'elle est d'un illogisme dingue, ils la mènent par le bout du nez. Et pourtant, ils sont inintéressant, je n'ai rien éprouvé pour aucun des personnages mais ceux là encore moins, pourtant ils ont des histoires tristes tout ça, mais je les trouvais ennuyeux. Ils sont aussi plat et fade l'un que l'autre, on ne croit pas du tout qu'ils pourraient exister et si c'était le cas, on ne voudrait absolument pas les connaître.

De plus que ce livre soit qualifié de thriller est totalement ridicule, on comprend dès le début comment va se finir ce livre et comme je l'ai dit, Vanessa ne cherche pas du tout sa soeur, elle se laisse porter par les événements jusqu'à ce que par hasard, le méchant lui révèle tout pensant qu'elle avait compris d'elle même (ce qui n'est pas possible parce que c'était une cruche !!)
Je le qualifierais de navet jeunesse. 

En bref, un beau livre qui nous envoûte avec sa jolie couverture et son explication de l'univers d'un ballet mais qui par la suite de tient pas ses promesses. Les personnages sont creux et sonnent faux, l'histoire est à peine croyable, mal menée et tellement mièvre qu'on s'y ennuie et qu'on y croit pas une seconde. Je n'ai pas du tout été convaincue par ce livre, je suis restée réfractaire au style de l'auteur et je ne vois pas pourquoi il a plu autant puisque pour moi c'est une grosse déception ! 

vendredi 10 juillet 2015

La fille du train de Paula Hawkins



Résumé 

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…



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Ma note : 2/10
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Mon avis 

J'ai découvert ce thriller en lecture commune avec ma binomette Michou de In My Book World et Louve de Les victimes de Louve donc filez lire leurs avis ! 

Je me souviens encore du nombre de fois où j'ai croisé ce bouquin dans les librairies, je me souviens même avoir expliqué en long en large comme il devait être bien à mon copain ! Je me souviens que j'étais très excité de découvrir ce livre après les chroniques génialissime que j'avais lu mais voilà : J'ai détesté ce livre. Du début à la fin, je l'ai vraiment détesté. Si ça n'avait pas été une lecture commune je pense que je l'aurais abandonné depuis belle lurette ! Mais je me suis forcée en me disant que s'il avait tellement plu, il devait bien avoir quelque chose de particulier !

Dans ce roman, on rencontre Rachel, une jeune femme pitoyable, je ne vois pas comment le dire autrement, elle est alcoolique, ce qui fait qu'elle a des black-out assez important, elle s'est fait viré de son boulot, elle sous loue une chambre à une amie depuis que son mari l'a jeté dehors pour une petite jeunette plus sexy et son plus grand plaisir dans la vie c'est d'inventer une vie à deux personnes qu'elle voit chaque soir et chaque matin en prenant le train, ces deux personnes vivent à 3 maisons de celle de son ex mari. (Sérieusement, à part pitoyable, comment voulez vous la décrire ?) Bref, son passe temps aurait pu rester sans conséquence, mais voilà qu'un jour elle apprend dans le journal que la jeune femme a qui elle inventait une vie a disparu. A partir de là, elle va ressentir le besoin irrépressible d'aider le mari et la police à la retrouver parce qu'elle a une information que personne n'a, un matin elle a vu cette jeune femme embrasser un autre homme.

On va recommencer par ça: J'ai détesté tous les personnages. 
Déjà Rachel est tellement pathétique qu'il est impossible de compatir avec elle, elle a dépassé le seuil de la pitié, on en est à la détester parce qu'elle ne cesse de faire des choses idiotes, elle harcèle son ex mari et sa nouvelle femme, elle s'immisce dans l'enquête en mentant à tout le monde que ce soit au mari ou à la police. Oui parce que ça je ne vous l'ai pas dit, il s'avère que le soir de la disparition de Megan, la femme à qui elle invente une vie, Rachel était dans le quartier mais avait trop bu pour se rappeler de quoi que ce soit  ! J'ai envie de dire qu'elle cumule beaucoup trop pour nous faire ressentir quoi que ce soit de positif.
Ensuite il y a Anna et Tom, peut être qu'à cause de mon histoire personnelle, j'ai fait un blocage sur eux, mais le coup de la maîtresse qui emménage 2 jours après le départ de l'ex femme c'est dégueulasse, surtout quand on en apprend plus sur les raisons de leur divorce. L'un comme l'autre m'ont dégoûté. 
Enfin il y a Megan et Scott, les deux personnes qui servaient aux fantasmes de Rachel, Megan est très particulière et je n'adhère pas du tout à sa manière de penser et de voir la vie, donc j'ai eu beaucoup de mal à compatir avec elle même si j'avoue qu'elle a des circonstances atténuantes. Quant à Scott, il est trop plat, il fait toujours ce à quoi on s'attend, il est totalement sans surprise.
Et tous autant qu'ils sont, vivent ou réagissent de manière totalement illogique, il y a un bon nombre de fois où j'ai eu envie de ma taper la tête contre le mur en me demandant dans quel monde ils vivaient pour penser que c'était normal de faire ci ou ça ?!

Maintenant passons à l'intrigue. Ne me demandez pas comment, attribuez moi un 6ème sens mais j'avais compris dés le début la fin du roman alors du coup les mini indices m'ont fatigué, j'ai perdu tout l'intérêt de la traque parce qu'à partir de la page 50 peut être même avant, j'étais certaine de ce qui s'était passé et comment. BREF. Autant dire que pour le thriller haletant on repassera. 
C'était une bonne base après tout, qui aurait pu faire son petit effet mais je l'ai trouvé mal mise en place. On aurait pu faire porter les soupçons sur bien d'autres personnes à cause des black out de Rachel etc... Mais non, l'auteur choisit de rester très simple et de ne suivre que les chemins habituels. Il n'y a pas eu de rebondissement fracassant pour moi ou même de petit, alors autant vous dire que je me suis bien ennuyée !

Après l'histoire reste très sombre et assez joliment écrite, je dois lui accorder ça, l'auteur a réussit à me faire frissonner à plusieurs moment et même à faire imaginer le pire pour certaines choses qu'il nous laisse deviner petit à petit ! De plus, il nous met comme Rachel dans une position de voyeur qui réussit à nous mettre assez mal à l'aise au final ! Mais voilà, quand on ne ressent qu'un petit frisson de temps en temps et du dégoût pour les personnages on arrive pas à rentrer dans l'histoire.

En bref, une grosse déception pour moi, une idée de base vraiment originale qui ne tient pas du tout ses promesses. Un roman porté par des personnages insipides et pathétiques qui ne m'ont absolument pas ému et qui en plus se lie à une intrigue qui ne me pas convaincu comme j'avais assez vite deviné la fin. Le tout se rattrape un peu dans la plume de l'auteur qui a réussit à me faire frissonner à certains moments pour certains détails mais rien de sensationnel.   

mercredi 1 juillet 2015

Half Bad, tome 1 : Traque blanche de Sally Green


Résumé 

Dans l’Angleterre d’aujourd’hui, deux clans de sorciers vivent en secret au côté des humains : les adeptes de la magie blanche et les sorciers noirs. Mais la naissance de Nathan vient bousculer l’équilibre des forces car il est à la fois un sorcier blanc et un sorcier noir. Son père est un des plus puissants et cruels sorciers du monde. Sa mère, adepte de la magie blanche, est morte. A 16 ans, Nathan va recevoir ses pouvoirs comme tous les sorciers. Mais il n’est pas comme tous les sorciers… Son clan va décider de l’enfermer : Nathan est piégé dans une cage, battu et menotté. Les frontières entre le bien et le mal n’ont jamais été aussi floues et menacées.


Livraddict

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Ma note : 2/10
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Mon avis 

J'ai lu beaucoup d'avis positif mais aussi beaucoup de négatif, donc c'est avec un certain à priori que j'ai commencé cette lecture ! Grand mal m'en a fait ! 
Je ne sais pas comment les gens qui ont lu ce livre ont pu dire que c'était une merveille, je n'ai pas aimé du début à la fin. 

Le tout début est très mystérieux, ça aurait pu m'intrigué mais ça m'a juste perturbé, des scénettes tellement rapide qu'elle n'avait pas vraiment d'intérêt. J'aime beaucoup quand l'auteur nous décrit une scène au début de son roman pour nous la faire comprendre plus tard dans le livre, mais ici c'est poussé à l'extrême. Toute la première partie n'est que petite scène qui nous seront redites et expliqué dans le livre, j'ai trouvé ça très perturbant et je n'en ai pas vu l'intérêt.

L'histoire aurait pu être intéressante, Nathan est un sorcier demi blanc et demi noir ce qui fait qu'il doit suivre énormément de règle qui lui gâche la vie jusqu'à pour finir, le forcer à l'emprisonnement dans des conditions affreuses . Il va donc fuir.
Ca promettait quelque chose de passionnant. Mais ça ne l'est pas. 

L'univers n'est pas du tout développé, on a très très peu d'information sur les sorciers ou sur leur monde ou même sur leur pouvoir, on sait simplement qu'il y a deux castes et que l'une est maléfique. Que chaque enfant reçoit un don après une cérémonie à ses 17 ans. VOILA. Rien d'autres. Alors quand on ose dire que ça ressemble à Harry Potter, j'ai envie de vous dire : Vous les avez lu ? 
On a pas un univers aussi fourni que J.K. Rowling, on a pas d'univers du tout, parce qu'au fond à part se régénérer pour Nathan ou se métamorphoser pour sa soeur, on a juste quelques potions qui traînent mais sinon c'est simplement une histoire d'adolescent un peu bizarre. 

Donc pas d'univers, on aurait pu se rattraper sur les personnages ? Et bien non. Nathan m'a tapé sur les nerfs pendant tout le roman, il est colérique, il devient dingue pour rien, il use de la violence comme si elle ne voulait rien dire, il s'énerve contre tout le monde en quelques secondes, il ne fait que ce qui va lui causer des ennuis, il ne respecte rien, vous allez me dire : Bah c'est sa crise d'adolescence quoi ? Peut être, mais j'ai trouvé que ses réactions étaient toujours disproportionnées, que rien ne rendait ce récit probable ou vrai, c'est un peu comme quand on regarde un téléfilm pour adolescente et qu'on voit bien que le personnage principal surjoue.
S'il n'y avait eu que lui... Mais les autres sont des caricatures... Sa soeur est profondément dégouté par lui parce qu'il est un semi code et de ce fait l'insulte tout le temps, le provoque tout le temps, refuse tout contact avec lui et ne fait que chercher à lui faire avouer qu'il est plus noir que blanc.
Son frère est la douceur incarnée, beaucoup trop d'ailleurs, il est trop gentil, trop naïf, trop idiot, c'était affreux de voir une personne comme ça, c'était le stéréotype du niais qui aime tout le monde.
Et puis leur grand mère qui les élèves ! Parlons en tiens ! Elle élève un semi code, Nathan, donc elle doit se plier à beaucoup de règles, mais quand le gamin décide qu'il ne veut plus s'y plier, elle accepte sans soucis, alors qu'elle risque elle même sa vie, alors que tout ce qu'on lui demandait c'était de dire où allait son petit fils.
Annalise aussi était génial dans son genre, la parfaite petite gentille gamine sexy qui tombe amoureuse du débile qu'on lui dit de ne pas aimer. Nan mais, on aurait pu éviter au moins un cliché non ? 
Tout ça est beaucoup trop gros, c'était impossible d'accepter de tels personnages. 

L'univers 0, les personnages -5, alors qu'est ce qu'il reste ? L'écriture ? L'histoire ? Je ne saurai dire, je me suis tellement ennuyé dans ce livre que je pense qu'elle est mauvaise, l'écriture autant que l'histoire, mais je ne peux en être certaine. J'ai eu l'impression d'attendre pendant tout le livre qu'il se passe quelque chose, alors qu'au fond il  y avait un bon rythme, les actions se succédaient et rebondissaient mais j'ai eu cette impression d'attendre pendant toutes ces pages.
Finir ce roman a été un calvaire mais j'avais entendu tellement de bons avis dessus que je me suis dit : Allez peut être que la fin rattrape le tout ! Et bien non, je suis déçue d'avoir perdu mon temps avec ce livre et je peux vous assurer que je ne lirais pas le tome 2 ! 

En bref, une grosse déception pour moi, j'ai trouvé les personnages très caricaturaux, on échappe à aucun cliché, l'univers est vide, l'auteur ne le développe pas du tout, j'aurais aimé en savoir beaucoup plus sur le monde des sorciers ! L'histoire aurait pu être passionnante cependant je me suis ennuyée pendant tout ce roman et je regrette vraiment de l'avoir lu ! Je ne lirais donc pas le tome 2 et ça, ça fait plaisir à ma PAL ! 


jeudi 28 mai 2015

Après la fin (Suite de Derrière la haine) de Barbara Abel



Résumé 

Tiphaine et Sylvain vivent ensemble depuis presque 20 ans. Ils ont connu des moments merveilleux et ont surmonté main dans la main des épreuves difficiles. Comme tant d’autres époux… Aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever Milo, leur fils de 15 ans, n’est pas une partie de plaisir. Une situation qui pourrait être très classique… Si Milo n’était pas leur fils adoptif. Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison. Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de 7 ans. Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée. Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de 7 ans… La fin de Derrière la haine nous a tous bouleversés. Barbara Abel n’en reste pas là. Que deviennent Tiphaine, Sylvain et Milo, ces trois personnages qui ont vécu l’horreur et qui ont inconsciemment choisi de s’imposer l’enfer quotidien en restant dans une maison qui a abrité tant de drames ? Et juste à côté d’une autre maison qui, dès qu’ils en rouvriront la porte, laissera ressortir tous les fantômes du passé ?


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Ma note : 2/10
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Mon avis 

Tout d'abord, je tiens à remercier le forum Mort Sûre ainsi que les Editions Pocket de m'avoir offert la chance de lire la suite de Derrière la Haine de Barbara Abel, j'avais à l'époque appréciait ce livre tout en regrettant que l'auteur ne cache pas un peu mieux son jeu, dans le sens où les indices étaient très voyants et qu'on devinait aisément la fin, malgré quelques rebondissement. Mais j'étais curieuse de voir qu'elle pouvait être la suite de cette histoire, alors je les remercie énormément pour ce partenariat ! 

Après la fin, nous plonge quelques années après le tome 1, en effet Milo à 15 ans et est en pleine crise d'adolescence, autant dire que ce n'est pas tous les jours facile pour Tiphaine et Sylvain, surtout que Milo est adopté, puisque ses parents sont morts. Cela ne va pas aller en s'arrangeant, car au début de l'histoire, une famille emménage dans la maison voisine à la leur et eux aussi ont leur propre problème. En effet la femme qui emménage, Nora, vient de quitter son mari parce qu'elle ne l'aime plus et qu'il commence à lui faire peur, cette dernière a deux enfants, une fille de 13 ans Inès et un garçon de 8 ans Nassim qui va emménager dans l'ancienne chambre de Max, Nassim qui est né quelques jours après la mort de Max, alors autant dire que pour Tiphaine c'est un coup dur.  Mais tout ceci est d'autant plus intriguant que Nora a quitté Alexis et qu'Alexis était l'avocat de David avant qu'il ne se pende. Comment toutes ces coïncidences vont elles se rencontrer, s'imbriquer ?!

Je vais essayer de vous expliquer le plus objectivement possible pourquoi je n'ai pas aimé ce roman parce que pour être honnête, ce livre est une grosse déception. Je me suis ennuyée tout du long !

D'abord à cause du rythme : J'ai eu beaucoup de mal avec le début du livre, en effet j'ai déjà explicité le fait que le contemporain m'ennuie parce qu'il ne s'y passe rien ! Et ici, j'avais presque l'impression que nous n'étions pas dans un thriller mais dans une simple histoire de famille, avec un passé douloureux et étrange certes, mais juste une famille qui en rencontre une autre et qui font connaissance. Alors autant vous dire que le début fût long et ardu.
J'avais bonne espoir que cela s'améliore avec les pages qui défilaient mais il n'en fût rien.
Vers la 200ème page j'ai cru que le livre allait enfin commencer, que tout allait enfin bouger, mais ce ne fût pas le cas, le début d'action est annulé en quelques pages et on recommence à suivre une morne vie sans trop d'intérêt. 
La fin du roman, disons les 60 dernières pages, peut être meme 80, donne un peu de pep's au récit mais ne rattrapage les 300 première pages d'ennui profond, et arrivait là, même si, le roman montait un peu en puissance, je n'avais qu'une hâte, qu'il se termine. 

Ensuite parce que l'action et l'intrigue sont quasiment inexistantes avant les deux tiers de ce roman. Il ne se passe clairement rien, on ne fait que suivre ces deux familles dans leur quotidien, dans leur manière de s'amadouer et d'apprendre à se connaître. Alors bien sûr, il y aura des secrets, des mensonges et même des tromperies mais rien de bien palpitant. Je pense qu'ici Barbara Abel a choisi de développer la psychologie des personnages et d'en faire une part importante de son récit mais qu'elle s'est trop laissé accaparé par ce côté là et a donc oublié de le rendre haletant. 

Enfin les personnages m'ont paru fade et stéréotypés au possible. 
D'abord on a Tiphaine qui est dépeint comme une femme un peu folle, après tout, c'est elle qui a tué dans le premier roman, mais ici, elle sombre encore plus profondément dans son esprit malade, à un tel point que ça en devient lassant. Elle vit de ses fantasmes et les place dans la réalité, elle va même jusqu'à travestir la réalité pour qu'elle corresponde mieux à ses attentes. Et petit à petit elle va de plus en plus loin, jusqu'à, à nouveau, envisager le meurtre.
Ensuite, il y a Sylvain, encore plus fade que dans le premier tome, il ne sert que de faire valoir pour entretenir la folie de sa femme dans ce roman, il n'est que peu présent et ne sert qu'à déclencher le conflit qui commence à la fin du livre parce qu'en effet Sylvain n'est plus heureux dans son couple, alors lorsqu'une femme divorcée emménage à côté... Il va la séduire et donc tromper sa femme. On aura beaucoup de passages avec lui où il mettra en doute le bien fondé de ses actions puisqu'il est complice des crimes de sa femme et qu'il ne peut donc pas la quitter.
On a aussi Milo, le jeune orphelin qui a été adopté par les meurtriers de ses parents, chose qu'il ne sait pas. Il est l'archétype de l'ado détruit en pleine crise, il pense que dès qu'il aime quelqu'un, ce dernier va mourir, je comprend son point de vu, après tout son meilleur ami est mort quelques temps après son parrain puis ses parents, ça fait beaucoup à encaisser ! Alors quand on est à un stade aussi fragile émotionnellement, c'est une réaction acceptable mais le roman tourne autour du fait qu'il repousse tout le monde pour ne blesser personne et se blesse par la même occasion et même si ça a un accent de vérité ce n'était pas vraiment passionnant. 
Enfin il y a Nora, la nouvelle voisine donc, qui a peur de son ex, parce qu'elle le pense dangereux et colérique, elle tombera donc bien vite dans les bras de Sylvain cet être doux et passif ! Elle ne vit que pour ses enfants et pour se reconstruire, de ce fait on passe beaucoup de temps à la voir culpabiliser de ne pas être plus présente pour eux, d'avoir divorcer et à se plaindre de son travail. Elle était on ne peut plus fade !

Je ne dis pas que ce roman est mal écrit ou n'a pas d'intérêt, je dis juste que pour moi, il n'en a pas eu, je n'ai pas trouvé le frisson que je cherche dans un thriller. C'est sûrement ce qu'on appelle un thriller psychologique et autant dans le premier tome, avec la paranoïa des deux parents j'avais senti le risque et le besoin de continuer ma lecture, autant ici, je me suis seulement ennuyé, il n'y avait pas d'action et il n'a pas réveillé de sentiment pour moi. 

En bref, une grosse déception, j'aurai préféré rester sur le premier tome. Cette histoire manquait de rythme, d'action, d'intrigue et même de personnages attachants ou profonds, tout reste trop en surface ici et rien n'entraîne le lecteur à continuer à lire.