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dimanche 15 octobre 2017

I am Princess X de Cherie Priest

Résumé 

May et Libby étaient les meilleures amies du monde. Mais Libby a disparu dans un accident de voiture, et May ne s’en est jamais remise. Trois ans plus tard, May découvre avec stupeur des autocollants à l’effigie de Princess X placardés dans toute la ville ! C’est un personnage qu’elle avait créé avec Libby ! Qui a bien pu la reprendre à son compte ? Un site internet lui est même dédié et l’on peut y lire ses aventures. En les parcourant attentivement, May découvre des indices troublants qu’elle seule peut comprendre… Qui se cache derrière Princess X ?


Mon avis (6/10)

« I am princess X », un titre un peu aguicheur et mystérieux, une couverture plus qu’original et un résumé énigmatique, il ne m’en a pas fallu plus pour tomber sous le charme du roman de Cherie Priest.

Il s’agit donc de l’histoire de May, une jeune fille qui a perdu sa meilleure amie dans un accident de voiture. Ces deux-là avaient créé un personnage de fiction : Princess X, Lybie dessinait et May écrivait, sauf que la disparition de son amie a marqué le point final à cette aventure. Enfin, c’est ce que croyait May parce qu’un beau jour elle découvre que des autocollants de cette héroïne peuple sa ville et qu’une BD, qu’elle n’avait jamais écrite a vu le jour sur internet. Alors May a un espoir fou, celui de retrouver sa meilleure amie bien vivante. Elle va donc suivre les indices disséminés dans cette œuvre graphique pour suivre la piste de son fantôme.

Cherie Priest nous offre, ici, une belle histoire jeunesse. Un thriller adolescent plein de mystère qui vous entrainera de plus en plus à chaque page. Parce qu’avec May et Trick vous allez suivre les traces de ce fantôme comme si votre vie en dépendait, et à chaque nouveau secret découvert, vous allez espérer de plus en plus avec eux. C’est donc un roman page-turner qui se lit très rapidement. Le style est fluide et l’intrigue très prenante.

Au niveau des personnages, j’ai beaucoup apprécié May, une adolescente effacée mais touchante qui n’a pas su se relever d’un deuil trop douloureux. Trick m’a laissé plus pantoise, c’est un garçon intéressant qui nous promet de belles aventures avec son don pour l’informatique mais qui manquait un peu de profondeur à mon goût, on ne comprend pas vraiment l’intérêt qu’il porte à toute cette enquête. Par contre, j’ai apprécié que l’auteure ne tombe pas dans la romance entre ces deux-là. Enfin une amitié garçon-fille qui reste une amitié ! D’autres personnages plus énigmatiques feront leur apparition plus tardivement dans le roman, et je pense qu’ils vous plairont même si j’aurais aimé en savoir plus sur eux.  

Mais plus qu’une bonne intrigue et des personnages sympathiques, la force du roman réside dans les planches de BDs qui parcourt l’histoire afin de nous faire découvrir cette Princess X. Elles nous permettent de nous immerger totalement dans l’aventure et d’avoir l’impression de prendre la place de May. C’est vraiment quelque chose que j’ai apprécié.


En bref, un bon thriller jeunesse qui pourra ravir les adolescents comme les adultes grâce à sa double intrigue graphique et romancé. Le tout mené par des personnages sympathiques mais qui manque parfois de profondeur. Je vous le conseille donc pour passer un bon moment, même s’il n’est pas incontournable ! 


Je remercie le forum Mort Sûre ainsi que les éditions Bayard pour ce partenariat. 

jeudi 23 mars 2017

La fille d'avant de JP Delaney

Résumé

C’est sans doute la chance de sa vie : Jane va pouvoir emménager dans une maison ultra-moderne dessinée par un architecte énigmatique… avant de découvrir que la locataire précédente, Emma, a connu une fin aussi mystérieuse que prématurée. À mesure que les retournements de situation prennent le lecteur au dépourvu, le passé d’Emma et le présent de Jane se trouvent inextricablement liés dans ce récit hitchcockien, saisissant et envoûtant, qui nous emmène dans les recoins les plus obscurs de l’obsession.


Mon avis - 7/10

La fille d’avant est un roman prenant et hors normes.

J’avais été intrigué par le patronyme de l’auteur avant tout, mais par la suite, je n’ai pas été déçu par la lecture de ce récit.

On découvre une histoire sombre et tortueuse qui ne cesse de gagner en intensité et en complexité avec le défilement des pages. J’avoue avoir été mené en bateau pendant une grande partie de ma lecture, j’avais cru comprendre, sentir les sous-entendus, les non-dits de l’auteur et trouver la bonne piste. Mais non, j’ai été bernée jusqu’à la dernière page, jusqu’au dernier souffle d’Emma.
Au final la force de ce thriller plus que son intrigue ce sont ses personnages. Ces êtes si originaux qu’on ne s’attend plus à les croire ou à les comprendre, qu’on suit avec une certaine raideur, une sorte d’attente « du pire ». Oui, on attend qu’il fasse quelque chose d’affreux. Et c’est ça, la tension qu’ils créent entre eux et qu’on ressent, on étouffe au milieu de leur histoire, au milieu de cet océan de dissimulation. On n’arrive plus à démêler le vrai du faux, le passé du présent. C’est un des atouts de l’auteur, réussir à nous perdre entre Emma et Jane, deux personnages si différents, qui ne font que partager une maison à des moments différents.
C’est un récit miroir, un récit où l’on se perd dans le reflet de l’une et de l’autre, espérant suivre mais n’étant que traîner par l’auteur, nous nous perdons un peu plus à chaque page. Saisissant les fausses pistes, s’accrochant aux maigres indices, étouffant face à tant de mystère, presque claustrophobe face à cette maison, à ces souvenirs… Nous nous perdons.

Est-ce que j’ai adoré les personnages? Non pas vraiment. Ils sont quelques fois un peu trop tranchés pour nous paraître réaliste. Un peu trop caricaturaux finalement. Etait-ce le but de l’auteur pour nous permettre de nous perdre entre les époques encore une fois ? Je ne sais pas, mais je sais que quelques semaines après la lecture de ce roman, je n’ai pas de souvenirs précis d’eux, je n’ai pas envie de m’en rappeler. Ce sont des ombres que j’ai laissé derrière moi mais qui pourtant était des pièces très abruptes d’un puzzle complexe. Ils étaient l’intrigue, ils étaient le carburant de ce roman. Alors même si je n’en ai pas un souvenir impérissable, j’ai quelques scènes qui me reviennent, comme des rouages qui m’ont permis de comprendre qui avait fait quoi.


En bref, un thriller psychologique haletant, qui nous fait tourner les pages aussi vite qu’il retourne notre cerveau. Il réussit à nous perdre entre deux époques, entre deux femmes si peu semblable et pourtant si correspondante. L’auteur s’amuse à nous perdre entre deux époques dans une maison bien énigmatique qui rassemble des personnages abruptes et complexes. Je n’ai pas eu un coup de cœur pour ce roman et je pense que je finirai bien assez tôt par l’oublier mais je garderai le souvenir d’un lourd nuage de mystère enveloppant une maison si belle…  

Je remercie les éditions Mazarine ainsi que Net Galley France pour ce partenariat.

mardi 14 mars 2017

Ragdoll de Daniel Cole

Résumé 

Un corps. Six victimes. Aucun fil rouge. Votre nom figure sur la liste du tueur. La date de votre mort aussi… Pour une fois, fiez-vous aux apparences : déjà vendu dans 34 pays, Ragdoll est LE thriller de l’année ! « À vous couper le souffle. Si vous avez aimé “Seven”, vous adorerez ! » M.J. Arlidge, auteur du best-seller Am Stram Gram La police découvre un cadavre composé de six victimes démembrées, assemblées entre elles par des points de suture telle une marionnette, et que la presse va rebaptiser Ragdoll, la poupée de chiffon. L’inspecteur Fawkes, qui vient juste d’être réintégré à la Metropolitan Police de Londres, dirige l’enquête sur cette épouvantable affaire, aidé par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter. Le tueur nargue la police en diffusant via les médias une liste de six noms, et en précisant les dates auxquelles il compte les assassiner. Fawkes et Baxter réussiront-ils à sauver ces six personnes, quand le monde entier garde les yeux braqués sur chacun de leurs mouvements ?


Mon avis (Coup de coeur) 

Ragdoll… Quel nom énigmatique, non ?

J’avoue que si ce n’était pour la couverture, j’aurais repéré ce roman pour son titre. Et croyez-moi, il mérite d’être repéré et d’être partagé parce que ce roman est une pépite et il est, pour moi, un coup de cœur !
Je suis très exigeante en manière de thriller, j’avais même établi une liste de critères pour expliquer pourquoi certains étaient bons et d’autres non. Ici, Ragdoll ne fait pas un sans-faute, mais il n’en passe pas loin.

En effet, ce thriller présente une intrigue à vous couper le souffle. Vous trouvez un assemblage de divers cadavre monté en une marionnette macabre qui pointe l’appartement d’un inspecteur déchu surnommé « Wolf ». Et quelques jours plus tard, vous recevez une lettre indiquant la liste des prochains meurtres, des prochaines victimes. N’est-ce pas excitant ?!

Dans ce thriller, il y a trois choses qui ont fait de lui un coup de cœur pour moi.
D’abord l’atmosphère très sombre que dégage l’histoire, les morceaux de cadavres à identifier, la liste prédéfinie, c’est tellement morbide. Une atmosphère oppressante. Du début à la fin j’ai été anxieuse, sur les nerfs, je ne comprenais pas comment ce tueur pouvait réussir des meurtres aussi complexe. Parce que franchement, et c’est surement le 2eme point qui a rendu ce roman exceptionnel : Le tueur est vraiment très bon. Je n’ai jamais vu autant de meurtre impossible effectué en un seul roman. Des meurtres aussi bien planifié, aussi bien réfléchie et même je dirais aussi bien manipulé. A ce niveau là, c'est presque à considérer comme de l'art. C’était juste dingue et en même temps ça m’a donné la chair de poule, parce que finalement un tel esprit pourrait bien exister dans notre immeuble, à côté de chez nous…
Le troisième point c’est le côté page turner, ce roman est très fluide. Il n’y a rien à dire là-dessus, les dialogues sont percutants, les descriptions sont suffisante, glauque, mais pas trop longue, aucun moment n’est inutile, aucun moment n’est empreint d’ennui. Lorsque vous le commencez, vous n’avez qu’une envie c’est le finir d’une traite. On court après le temps avec Wolf, en espérant que chaque victime pourra être empêché, on a presque l’impression que poser ce livre, c’est condamné la prochaine, alors on s’accroche !

J’ai lu plusieurs fois, que certains lecteurs avaient été déçus par la fin. Ce ne fût pas mon cas. Peut-être aurait-elle pu être plus complexe, ou plus brutale, mais pour moi c’était la fin dont ce roman avait besoin, un point qui n’est pas vraiment final.


En bref, c’est pour moi un coup de cœur, l’intrigue est géniale, le tueur est un esprit machiavélique et tellement adroit. En plus l’atmosphère glauque, morbide et oppressante et omniprésente durant tout le récit. Vous êtes sur les nerfs du début à la fin et vraiment : Vous allez adorer ça ! 

Je remercie La Bête Noire et Net Galley France pour ce partenariat. 

dimanche 5 mars 2017

Ne me quitte pas, tome 1 de Mia Djey

Résumé 

Mia, 18 ans, a quitté Paris pour vivre son rêve : étudier la médecine à New York. Dès son arrivée, elle sympathise avec Amber, sa colocataire sur le campus, qui lui trouve une place de serveuse dans le bar où elle-même travaille. Mia prend peu à peu ses marques dans sa nouvelle vie. Un soir, alors qu’elle remplace le pianiste qui joue habituellement au bar, elle rencontre Colin, un beau et mystérieux pilote de chasse en permission. C’est le coup de foudre… Pour Mia, il s’agit du premier amour. Colin, lui, est habitué à enchaîner les conquêtes. Torturé par son passé, inquiet à l’idée de s’engager dans une relation, il essaye, en vain, de ne pas s’attacher à Mia. Mais ce qu’il ressent pour elle sera-t-il suffisant pour ne pas la quitter ?


Mon avis (4/10)

Ne me quitte pas m’avait attiré par son résumé enjôleur. Promettant une histoire d’amour compliquée, mise à mal par la réalité donc une histoire de désillusion pour notre jeune Mia toute fraichement sorti de l’adolescence. Et finalement, ce dernier n’est pas si trompeur, il promet juste beaucoup plus de profondeur que n’en offre le roman. 

En effet, il faut savoir que Mia a 18 ans et que c’est elle qui nous raconte l’histoire, il faut aussi le dire : elle est niaise. Alors, pour suivre son récit, il va falloir vous accrocher. 
A nouveau, nous rencontrons un roman très mal écrit, mais à tel point que ce n’est plus de la nostalgie que j’éprouve comme avec Manipulation, mais de l’aversion pure. J’ai, de nombreuses fois, durant ma lecture, poussée des gémissements de dégoût, fermé le livre avec empressement, je l’ai même jeté à travers la pièce (ma liseuse n’a que moyennement apprécié) mais ce n’était pas possible. C’était affreusement laid, ça n’avait rien de fluide et c’était tellement caricatural et niais que je n’ai pas réussi à m’accrocher. Cette jeune fille n’est plus fleur bleue, elle est … Horripilante. Même plus que ça, elle est idiote. 

Alors, oui, c’est son premier amour, dans une nouvelle ville, dans un nouvel environnement et c’est une fillette qui n’a jamais eu de relation amicale très stable, c’est une paumée à peu de chose prêt et comme elle raconte son histoire… Bien sûr que ça devait être niais, mais pas à ce point-là. 

J’ai détesté, mais vraiment, ce personnage, parce qu’on nous la présente comme une jeune fille surdouée, donc pour moi, réfléchie et logique surtout puisqu’elle est férue de sciences. Mais aussi comme une fille peu sûre d’elle et assez fade physiquement. Chose qui peut se comprendre puisqu’elle ne fait pas attention à elle et est concentré sur ses études. De plus, sortir de l’adolescence, c’est ne pas aimer son corps, je vous l’accorde. Mais sérieusement, je ne vois pas comment elle peut devenir une bombe atomique en changeant de continent. Oui oui, je comprends l’attrait de la différence, le petit accent sexy, et tout et tout. Mais sérieusement, il est impossible que physiquement elle devienne un canon si jamais personne ne s’est intéressé à son physique, le lycée c’est un peu le moment où TOUT tourne autour de ça. 

Donc Mia, à cause de ses changements, à cause de ses invraisemblances, de ses réactions qui ne vont pas avec le portrait qu’on nous fait du personnage m’a horripilé du début à la fin. 

Et pourtant, je ne pourrai dire que j’ai détesté ce roman. Pour deux choses : Colin et la fin. 

Colin est un personnage qui finit par prendre le rôle de narrateur, à partir du moment où il intervient de cette manière, le récit gagne un peu en profondeur et nous permet l’acceptation d’un personnage principal. Il a, certes, aussi ses défauts, il est aussi caricatural que Mia. Le jeune militaire beau comme un Dieu qui ne veut que « baiser » et ne sait absolument pas « faire l’amour » mais se découvre un cœur au premier regard qu’il échange avec Mia… Bref, j’ai la nausée rien que d’en parler. Mais il réussit à rendre leur histoire un peu plus crédible malgré son côté rocambolesque, en restant lui-même. C’est aussi simple que ça, l’auteure nous a tracé un portrait qu’elle suit du début à la fin, contrairement à Mia. Et malgré l’histoire cousue de fil blanc qui découle de sa personnalité, on s’attache à cet homme mystérieux et brisé. 

Mais le point d’orgue qui m’a fait plaisir et me féliciter d’avoir enduré l’ensemble de ce récit, c’est sa fin. Je l’ai, mais vraiment, adoré. Elle m’a surprise, j’en serais presque tombée de mon siège, c’était… Original, tout simplement et ça donnait un petit côté frais à tout ceci. Ce qui m’a finalement donné envie de lire la suite. 

En bref, un roman que j’ai bien failli détester puisque je trouve le personnage principal, Mia, exécrable au possible et que le récit est porté par une plume assez médiocre. Cependant, tout n’est pas à jeter, j’ai apprécié le second personnage, Colin, qui malgré la caricature qu’il représente a réussi à me toucher. Mais surtout, pour sa fin originale qui donne un goût de fraicheur à la romance. 
Je pense donc que cette romance trouvera son public, mais que je ne peux pas vous le conseiller en l’état. 

Je remercie les éditions Black Moon Romance ainsi que Net Galley France pour ce partenariat.

dimanche 26 février 2017

Manipulation, tome 1: Les corbeaux de Juliette Lemaître

Résumé 

Dans le futur, la population est dominée par la propagande, l’endoctrinement et la peur : chaque citoyen récalcitrant est exécuté dans l’Arène, à la vue de tous.Personne ne vit à l’extérieur du grillage électrifié qui entoure la ville, la Société. Personne, sauf Liza et Anna, deux sœurs dont les parents ont mystérieusement disparu après y être entrés.Un jour, les Corbeaux, la milice de la Société, débarquent dans leur ferme et enlèvent Anna. Liza, prête à tout pour la retrouver, se lance à l’assaut de la ville. Là-bas, elle rencontre Calim, un hors-la-loi, lui aussi pourchassé. Ensemble, ils vont essayer d’infiltrer la prison où Anna est détenue, sans savoir qu’ils se jettent dans la gueule du loup.Piégée par Connor, le président, Liza doit remporter cinq épreuves dans l’Arène si elle veut espérer libérer sa sœur et sa mère enfin retrouvée. Mais une fois dehors, une tâche plus grande encore l’attend : libérer la ville du joug du président.


Mon avis (6/10) : 

Manipulation est un roman que j’ai bien du mal à définir parce qu’il est, pour moi, un paradoxe.

J’ai eu énormément de mal à m’imprégner de l’histoire, à rentrer dedans et à me laisser emporter, pourquoi ? Puisque, l’écriture de l’auteure est la grosse faiblesse du roman.
En effet, je l’ai lu avec une certaine nostalgie parce que l’écriture est très scolaire. J’avais donc l’impression de relire mes essais de romans lorsque j’étais au collège et que je m’imaginais auteure. Lorsque je relis, mes écrits, j’ai toujours ce petit sourire moqueur, en me demandant comment j’ai cru que ceci valait la peine d’être lu ? Ici c’est la même chose, le style est lourd, beaucoup de choses sont dites puis redites, puis reformuler quelques lignes plus tard. Les tournures de phrases sont faibles, le vocabulaire est pauvre, etc… Vraiment. Pour son âge, peut être que c’est bien écrit, mais pour un auteur publié, je m’attendais à mieux.
Je pense sincèrement, que dans quelques années, lorsqu’elle relira ce premier roman, elle aura pour son écriture, le même regard que le mien. Et même si je vous parais critique, je comprends très bien les raisons de ces faiblesses, on ne peut pas écrire un chef d’œuvre la première fois, mais je suis  tout de même déçue et je pense que je ne dois pas vous cacher ceci.

Si on met de côté ce point, le récit développé ici est assez intéressant. Il ne brille pas par son originalité. Effectivement on retrouve cette idée de monde post-apocalyptique qui après une guerre se retrouve confiné dans certaines sociétés qui n’ont aucun contact et qui oblige leurs habitants à se plier à énormément de règles malsaines. Nos héroïnes sont des « hors-système » qui ont réussi à prendre assez de recul grâce à leur parent pour comprendre ces déviances et ne pas s’y contraindre. Sauf que la plus jeune va se retrouver embrigadée, et même enlevée, pour rejoindre cette société. Ça ne vous rappelle pas Hunger Games, vous ? Et bien-moi si. Surtout puisque je vais vous dire que sa grande sœur va devoir se soumettre à de multiples épreuves organisé par un président machiavélique pour délivrer sa sœur et pourquoi pas créer une révolution ! De plus, elle sera aidée par un brave garçon à l’esprit critique qui fera tout pour l’aider.
Alors, original ? Bref. Katniss et Peeta, votre ombre nous éclaire.

Mais finalement, l’auteure réussit tout de même à créer une certaine originalité dans l’histoire de ses personnages et leurs caractéristiques que je ne peux vous dévoiler si tôt.
Elle réussit aussi à créer un peu de suspense en manipulant avec plus ou moins de talent nos esprits si facilement malléable. Elle aime agiter une petite clochette pour nous dire de regarder à droite, pendant que tout se passe à gauche comme une magicienne. Pour autant, si on se pose la question, on arrive assez facilement à découvrir un certain nombre de réponse, elle dissémine des indices pendant tout son récit.
Enfin l’idée des épreuves était plutôt bien approfondie, certes, on voit assez rapidement arriver la fin de l’histoire, mais disons qu’on se laisse facilement emporter par l’envie de connaître la suite des aventures de notre héroïne.

Le dernier point que j’ai beaucoup aimé est que, malgré l’appellation tome 1, la fin de ce roman pourrait très bien être une fin acceptable et faire de ce roman un one shot. Bien entendu, il y a encore matière à développer le monde créé par l’auteure et certains éléments restaient en suspens pourront trouver une réponse dans d’autres tomes. Cependant, ici, elle nous offre un point final à notre première partie et ne nous laisse pas sur notre faim. Pour cela, je ne peux que la remercier.  


En bref, pour moi, la plume de l’auteur est dans l’incapacité de porter un récit. Ce dernier malgré son manque d’originalité sur la base, nous offre des situations assez intéressantes et réussit à berner son lecteur assez souvent pour lui donner envie de continuer son escapade. Donc malgré l’écriture, c’est un roman que je conseille mais à une tranche d’âge plus adolescente qu’adulte. Un bon roman, à découvrir, mais pas non plus indispensable.

Je remercie les éditions Hachette et Net Galley France pour ce partenariat. 

vendredi 24 février 2017

The Cruelty, tome 1 de Scott Bergstrom

Résumé 

Gwendolyn Bloom a à peine sept ans lorsque sa mère est assassinée sous ses yeux, et dix-sept lorsque son père disparaît brutalement, à la même date. Cette nouvelle épreuve s’accompagne d’une découverte accablante : son père n’est pas un diplomate, comme elle l’a toujours cru, mais un espion travaillant pour le FBI, dont les alliés semblent s’être retournés contre lui, après l’avoir accusé d’être passé à l’ennemi. Désespérée, Gwendolyn décide de partir seule à la recherche de son père qui, elle en est sûre, a été enlevé et reste vivant… Commence alors pour elle une longue traque dans les recoins les plus sombres et les plus dangereux d’Europe. Suivant les indices que son père lui a laissés, à Paris, Berlin puis Prague, Gwendolyn croise les pires spécimens de l’espèce humaine. Et surtout elle comprend très vite que, pour survivre à la cruauté de son un ennemi, il faut devenir plus cruel que lui.


Mon avis (7/10)

Y-a-t'il pire qu’un roman auquel on ne croit pas une seconde ? Je pensais que non, mais finalement oui.

C’est l’effet que me fait Cruelty. Est-ce qu’on arrive à suivre le cheminement tortueux de Gwendolyn ? Non. Est-ce qu’on arrive à croire son évolution ? Non. Est-ce qu’on se retrouve dans ce personnage atypique ? Non. Et pourtant, j’ai aimé ce livre. Vraiment. J’avais beau me dire que c’était ridicule, que c’était inadmissible de ne pas faire douter plus cette jeune fille, de la laisser faire tant de choses sans réfléchir, et pourtant, je me suis laissé emporter derrière elle en acceptant tout. En arrêtant de lever les yeux au ciel quand c’était trop gros et en choisissant de ne pas y croire une seconde mais d’adorer ça quand même.

Gwendolyn est donc un personnage que je trouve un peu creux, auquel on ne croit pas une seconde. De plus, elle se retrouve affublée de bien peu de réflexion et celles crédibles doivent se compter sur une main. A-t-elle une cervelle ou plutôt le moindre instinct de survie ou de normes sociales ? Non du tout. Je n’ai jamais vu quelqu’un se jeter aussi vite et à corps perdu dans une entreprise aussi risquée et aussi peu acceptable moralement. Comment une jeune fille de 17ans accepte de voler, rentrer par effraction, torturer et tuer des gens en moins de 2 semaines ? Je ne le comprends toujours pas.
Et pourtant… J’ai réussi à m’attacher à elle, à me dire que par la force des choses elle n’avait pas eu le choix. Pas eu le temps. Elle avait dû s’adapter, un point c’est tout. Est-ce que j’accepterai de l’avoir dans ma vie ? Pas une seconde. Mais est ce que j’ai eu de la peine pour elle, est ce que j’ai voulu de tout mon cœur qu’elle réussisse, oui, trois fois oui. C’est finalement une pauvre fille à laquelle on a envie de donner le monde, pourvu que la cruauté cesse de la ronger.


L’histoire était incroyable. Dans les deux sens du terme. D’un côté, je n’ai pas pu une seule seconde accepter ce que nous présentait l’auteur. A cause de multiples petits détails s’accumulant au cours des pages, plus que le personnage de Gwendolyn, certains aspects de ce roman m’ont paru invraisemblables. La facilité avec laquelle une jeune fille sans expérience devient une machine de guerre ou l’apprentissage du krav-maga aussi rapide, ou je ne sais pas moi… La facilité avec laquelle les personnages secondaires livrent des informations a une parfaite inconnue… Ce n’était … peu voire pas du tout croyable. Mais d’un autre côté c’était fantastique ! C’était une histoire trépidante qui sait nous tenir en haleine du début à la fin et nous donne envie d’avoir le fin mot : Va-t-elle retrouver son père ? Est-il vivant ? Que devra-t-elle faire de pire encore ? Je n’ai pas réussi à le lâcher après l’avoir commencé, j’avais envie de le dévorer aussi férocement que Gwendolyn s’empare du personnage de Sofia pour devenir cette jeune espionne russe.



En bref, un roman loin d’être parfait qui ne m’a pas convaincu à tous les niveaux. Autant par ses invraisemblances que par l’évolution un peu trop rapide de son personnage. Mais qui nous donne une histoire haute en couleur qu’on n’arrive pas à lâcher une seule seconde. On veut en savoir plus, on en veut plus et qu’importe les horreurs que l’on peut lire, qu’importe les contradictions, on plonge avec délice dans cette histoire et on retient notre souffle jusqu’au point final. 

Je remercie les éditions Hachette pour leur confiance renouvelée ainsi que Net Galley France pour ce partenariat. 

mercredi 22 février 2017

Infemmes et Sangsuelles de Frédéric Gaillard

Résumé 

Une femme d'affaires sous pression, une diva orgueilleuse, une sorcière mélancolique, une prêtresse angoissée, une fermière combative, voici quelques-unes des femmes dont vous ferez la connaissance en ouvrant ce recueil. Elles font naître les désirs, exacerbent les passions, déchaînent les fantasmes. Qu'elles les rencontrent par hasard dans un ascenseur, en discothèque, dans les loges d'un vieux théâtre ou au détour des allées d'un cimetière, les hommes dont elles croisent le chemin en repartent profondément transformés, à jamais pétris. Leur secret : un philtre composé d'un doigt de séduction, d'une pincée de magie et d'un soupçon de folie. En face, la sottise des hommes, leur brutalité et leur aveuglement. Certaines, lasses, aspirent juste au repos. D'autres, perdues comme le sont les âmes seules, laissant planer dans leur sillage un amer parfum de vengeance, hantent les hommes jusqu'à leur faire perdre la tête. D'autres enfin, par pur orgueil, sont prêtes à défier le Diable ou les colères du ciel pour ressentir encore et encore et encore les pouvoirs enivrants du philtre magique. Toutes, sous leurs ruses, leurs vices et leurs artifices, cachent pourtant des faiblesses, des blessures, toute la quintessence de leur humanité.


Mon avis (4/10) : 

Infemmes et Sangsuelles est un recueil de nouvelles dont j’attendais un certain mystère et une certaine magie. Je fus quelque peu déçue du voyage.

Effectivement, ces histoires courtes sont parfois mystérieuses, même peut être un peu trop, j’ai parfois eu du mal à comprendre l’auteur et où nous menait son récit. Quelques-unes étaient emplies de magie, mais ne m’ont pas touché.

Je ne dis pas que l’ensemble du recueil est à jeter, j’ai été emportée par certaines de ses histoires et j’aurais même aimé que certains soient plus développés. Mais dans l’ensemble, c’est le problème de cet ouvrage, son manque de profondeur. Tous ces récits restent très en surface et vont rarement jusqu’au bout de leur potentiel. Je pense principalement à la nouvelle sur la petite laverie qui m’a fait frémir d’envie, il y avait tellement de matière à écrire à inventer sur ce sujet que je ne peux m’empêcher d’être déçue par la longueur. Pour d’autres, elles sont parfois un peu trop longue, je pense principalement à l’histoire des princes frères qui se font la guerre à l’aide de sorciers jumeaux, le mystère étant si vite résolue que l’histoire en perd tout son intérêt. Après, il y a celle qui sont comme elles doivent l’être et qui ont réussi malgré leur côté minimaliste à me combler, comme par exemple cette histoire de Diva qui a vendu son âme, celle-là, elle m’a emporté et m’a emmené jusqu’au bout de son périple.

Comme pour la profondeur, la plume de l’auteur est assez variable, à tel point que je me suis demandée à plusieurs reprises s’ils n’étaient pas plusieurs à avoir écrit ce recueil. Pour certaines d’entre elles, l’écriture est fluide, d’une douceur à couper le souffle et peut vous emmener très loin sans que vous ne voyez les mots s’aligner. Pour d’autres, j’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à en faire bien trop, cherchant des tournures de phrases alambiquées, des sous-entendus non nécessaires et autres procédures trop lourdes…

Finalement, je dirais aussi que l’image qui est renvoyée des femmes, dans ce roman, ne m’a pas plu. On n’a que peu de choix finalement : les femmes manipulatrices, les femmes soumises, les femmes vengeresses, les femmes orgueilleuses… Il y a aussi des femmes fortes et simples comme pour l’histoire de la laverie magique. Mais principalement c’est une image négative qui ressort de la gente féminine et ça m’a un peu gêné, je dois l’avouer.

En bref, un recueil de nouvelles qui devrait trouver son public, mais qui m’a assez déçu malgré son résumé intriguant. Principalement dû à un manque de stabilité entre les histoires. Des grands écarts de profondeurs, de développement et même de plume sont à noter entre les nouvelles et m’ont un peu décontenancé. Certaines m’ont transporté au point que j’en redemandais, alors que d’autres m’ont ennuyé à mourir… Dommage.


Je remercie tout de même Louve, du forum Mort Sûre, ainsi que l'auteur pour ce partenariat.

mardi 21 février 2017

Secret de lune, tome 1 : Croissant de lune de Angélique Ferreira

Résumé

« J’ai pitié de vous, Nicolas. Vous n’êtes pas heureux et ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Un père qui a honte de votre orientation et de vos choix de carrière, une sœur qui se plaît à vous faire passer pour un idiot, et personne sur qui réellement compter. » Lorsque les routes de Nicolas Valentin Pontault et d’Iris Sélène Black se croisent, ce n’est pas l’amour qui les unit. Au contraire ! Le premier n’est qu’un jeune homme ordinaire : photographe, modèle et professeur de théâtre à Lyon, son univers bascule le jour où il perd son travail. Déterminé à ne pas se laisser abattre, il décide de saisir cette occasion pour reprendre ses études. La seconde est une jeune bibliothécaire qui tente tant bien que mal d’échapper au clan de sorcières dont elle est l’une des héritières. Traitée comme une pestiférée par les siens, Iris est fermement décidée à ne pas les laisser contrôler sa vie. Malgré ces différences, lorsque Nicolas est transformé en loup, c'est auprès de la jeune femme qu'il trouve réconfort et protection. Au même moment, une étrange série de meurtres s’abat sur la ville, et tout porte à croire que l’assassin en a désormais après eux…


Mon avis (6/10)

Croissant de lune est un roman… Particulier. Il n’est pas mauvais loin de là, je l’ai même apprécié. Cependant il faut savoir, avant de le commencer, que son début est loin d’être à la hauteur de sa fin.

Sans vouloir trop vous en dire, j’ai eu un mal fou à rentrer dans l’histoire, j’ai peiné page après page, me demandant s’il n’était pas temps d’abandonner cette chose qui ne méritait pas le nom d’histoire à son tout début. Pourquoi, me direz-vous ? Et bien… Le style est très brouillon, je n’ai pas du tout apprécié la plume de l’auteur. Elle cherchait à camper les bases de trois personnages totalement différents et pourtant tout aussi caricaturaux les uns des autres. Il n’y avait que des dialogues grandiloquent et peu croyable, des descriptions et des réflexions à n’en plus finir dans l’idée du « oui, mais non, mais quand même, mais peut-être, mais noooon je le hais ». Vous voyez, ces longs monologues internes pour savoir si l’héroïne aime bien le personnage, ces monologues qui vous donnent envie de vous enfoncer une lame chauffée à blanc dans la gorge plutôt que de continuer ? Voilà.

Mais il s’est avéré que ce n’était que le début. Disons que pendant toute la période où la vie suit son cours, ou aucun élément magique n’apparait, ce roman est fade et bien triste. Mais lorsqu’enfin on entre dans le vif du sujet, quand on découvre le monde des sorciers et la véritable identité d’Angèle et bien là, on passe à un tout autre niveau. Fini les monologues sur des sujets stupides ! Bonjour les actions, les manigances, les univers peuplé de bêtes étranges et surtout bienvenue aux personnages qui ont enfin gagné en consistance ! A partir de ce moment-là, j’ai été happé par l’histoire comme si c’était moi qui avait subi la transformation, j’ai été embrigadé derrière Angèle et Nico et j’ai presque fini par tomber sous le charme brute de ces deux-là. Honnêtement, il était temps ! Mais c’était si génial que je ne le regrette pas.

Donc comme je l’ai dit, les personnages sont en demi-teinte, durant une bonne première partie du roman, l’un comme l’autre m’ont rabattus les oreilles et m’ont donné envie de les égorgés, ils manquaient vraiment de profondeur et d’intérêt, mais par la suite ils ont trouvé … « Le feu sacré » dirons-nous ! Les personnages secondaires, par contre, sont restés fade. La petite sœur de Nico ou le maître d’Angèle m’ont paru sans intérêt et n’avait pas  vraiment de place dans cette histoire, je pense même que s’ils n’avaient pas été là ça n’aurait pas changé grand-chose.

Je dois tout de même noter une chose, de nombreuses incohérences sont présentes dans ce roman. A cause de certains événements, de nombreuses vies vont être bouleversés et pourtant rien ne semble changer dans la vie habituelle de nos protagonistes, je pense surtout à la famille de Nico, à son ami et à son appartement. Si vous avez lu ce roman, j’aimerai bien savoir comment vous expliquer que malgré ses longs mois d’absence, il n’ait aucun problème avec son propriétaire et sa famille et que personne ne s’inquiète de sa disparition…

Mais ce qui rattrape tout ça, plus que l’univers magique que met en place l’auteur, c’est son intrigue qu’elle arrive enfin à ficeler au milieu du roman qui nous accroche à ses pages. L’idée est originale et bien tournée, elle nous donne toujours envie d’en savoir plus et de supporter certains passage un peu vide de sens pour aller plus loin.

En bref, un univers sympa et une superbe intrigue qui mettent beaucoup de temps à pointer le bout de leur nez. Alors malgré l’attente, les incohérences et les personnages un peu fades, je vous invite à persévérer et à découvrir ce roman qui fût tout de même une belle surprise pour moi !


Je remercie Louve du forum Mort Sûre et l’auteure, Angélique Ferreira, pour cette découverte assez particulière ! 

lundi 20 février 2017

Cell.7, tome 1 de Kerry Drewery

Résumé 

En Grande-Bretagne, le système judiciaire a été réformé : un jury populaire décide de la peine capitale. Sept jours, sept étapes, sept cellules, des millions de téléspectateurs votant la vie ou la mort. Martha, 16 ans, est arrêtée pour meurtre et envoyée dans le couloir de la mort, cellule 1.


Mon avis (8/10)  

Je vous avoue qu’à la base je n’avais pas du tout fait attention à cette sortie. Sûrement à cause de sa couverture qui, il faut avouer, n’attire pas du tout l’œil. Donc lors de ma visite des sorties du mois suivant, je ne l’avais pas retenu, cependant lorsqu’il est passé sur NetGalley, j’ai lu avec curiosité le résumé et grand bien m’en a fait : Ce roman n’est pas passé loin du coup de cœur ! 

Cell 7, c’est l’histoire d’une jeune fille qui n’a plus rien, d’une jeune fille qu’on retrouve dans un caniveau un flingue à la main devant le cadavre d’un homme adoré de tous, d’un homme multi millionnaire. Toutes les preuves sont là, elle a l’arme du crime, elle est couverte de sang et elle a même avoué. Sauf que rien n’est jamais simple. Parce que dans ce futur-là, la justice est bien différente de la nôtre, elle est devenue une sorte de divertissement télévisuel, une émission de télé réalité. Les téléspectateurs ont 7 jours pour voter si elle est coupable ou innocente, 7 jours pour décider si elle va mourir ou non puisque la seule peine possible pour meurtre est la mort. 

Nous allons donc la suivre chaque jour dans ces différentes cellules, filmées et rediffusées sur cette chaine, on va autant assister à l’émission qu’aux pensées de la détenue, mais aussi à celle de sa conseillère. C’est une des choses que j’ai adoré : Le fait d’avoir tous ces points de vu, de voir à quel point les médias transformaient tout, dénaturaient tout.  C’est une des choses que j’ai vraiment apprécié parce que c’est une chose qui me fait peur dans notre monde, la capacité qu’à la télé de choisir ce que nous savons, la manière dont nous l’interprétons puisqu’il s’agit du seul média nous informant en masse et j’ai bien peur que peu d’entre nous savent encore faire la part des choses et choisir de s’informer plus en détail sur ce qui fait les gros titres de nos télévisions. Mais ceci est un autre débat, non ? Revenons à Cell 7.

C’est donc un roman percutant qui essaie de nous faire comprendre les dérives de notre société en associant un divertissement à un objet plus sérieux  comme la justice et la peine de mort. A plusieurs reprises et de manière plutôt subtile l’auteur réussit à donner des arguments chocs à travers les dialogues, les positions et les réactions de ses personnages.

Mais plus qu’un argumentaire, ce roman est une belle histoire, on y découvre des personnages complexes et forts qui cherchent à faire comprendre à leur système qu’il est défaillant et ceci au péril de leur vie. J’ai adoré découvrir cette jeune fille à travers ses souvenirs de sa mère, de sa voisine et même de sa vie, de ses amours passés, j’ai adoré découvrir ses motivations à travers des lettres, des discussions avec sa conseillère et même ses propres réflexions.

Au cours de ce roman, il m’ait arrivé de pleurer, parce qu’avouons que le sujet n’est pas de tout repos émotionnellement parlant, mais ce que je ne pensais faire aussi est arrivé, j’ai souri, et c’est en ça que l’auteur est exceptionnelle, elle a réussi en parlant de peine de mort, d’un système cruel et de la fin d’une jeune fille à me faire sourire, et même à me faire rire parce que malgré tous ses personnages gardent leur mordant et leur fougue, même leur envie de vivre face à la mort. 

En bref, ce roman est une perle, un argumentaire percutant sur les dérives de notre société du point de vu des émissions de télé-réalité qui s’immisce bien trop dans notre quotidien. Mais c’est aussi une histoire forte et touchante porté par des personnages émouvant et une plume magnifique qui vous fera vivre milles et une émotions, même les plus contradictoires. Je vous conseille donc ardemment cette lecture ! Mais attention, le tome 2 n’a pas encore de date de sortie. 

Je remercie NetGalley France ainsi que les éditions Hachette pour la découverte de ce roman formidable à travers ce partenariat.

Timide de Sarah Morant

Résumé : 

Discrète parce que c'est tellement plus facile de fuir le jugement des gens plutôt que de l'affronter en face. Réservée parce qu'elle se sent tellement mieux en faisant comme si rien ne c'était passé.Aimée parce qu'il va entrer dans sa vie, et tout bouleversé tel un jeu de quille...Une fille timide peut cacher tellement plus. Il faut juste qu'une personne prenne la peine de le découvrir.


Mon avis (7/10) 

Timide est un roman dont la couverture m’avait fait de l’œil depuis qu’il avait été annoncé. Cette cascade de cheveux rouge et les yeux vairons ne m’ont pas laissé insensible. Mais plus encore, le résumé m’a attendri, par la personnalité que semblait présentée l’héroïne.
Donc autant dire qu’avant d’ouvrir la première page, j’étais déjà sous le charme d’Eléonore.  Par contre pour les autres personnages, c’était moins joué d’avance.  

Je vous explique : Pour moi, ce roman se divise en deux grosses parties.
La première, nous permet de découvrir Eléonore, de comprendre qui elle est, son comportement, tout en gardant beaucoup de mystère sur son passé. Mais c’est aussi ici qu’on découvre Jason. Le mauvais Jason, la mauvaise partie de sa personnalité, le goujat. Oui, j’ai détesté cette partie. J’ai enragé pendant tout le début de ce roman, je voulais le refermer et jeter ma liseuse par la fenêtre. Si si, à ce point-là. Pourquoi ? Parce que Jason a décidé que la douce et timide Eléonore serait un trophée, que la séduire serait son défi parce que chaque femme qui dit non n’est qu’un jeu, chaque femme qui lui résiste n’attend que d’être séduite. Et, bien sûr, chaque femme est utilisable et jetable après utilisation. A vomir, non ?

Alors si vous êtes comme moi, je vous demande d’insister, de résister, parce que la suite vaut vraiment le coup parce la seconde partie et l’évolution de nos protagonistes changent tout.

C’est lorsqu’un souvenir, un fantôme du passé d’Eléonore réapparait, que tout bascule. Il n’est plus question pour Jason de séduire Eléonore, il est enfin question de la comprendre, de l’amadouer et de la chérir, parce qu’elle est un trésor qu’il ne veut pas partager. Ce fantôme est un personnage que j’ai adoré découvrir et que j’ai trouvé, malgré son attitude, très attachant, très simple et finalement peut être un peu trop fade.
Parce que oui, ici, c’est bien une histoire d’amour, une histoire de triangle amoureux que vous propose Timide. C’est un passé mystérieux qui va devoir expliqué une attitude bien étrange de notre héroïne, ce qui sera donc la quête du lecteur et de Jason plutôt que du fantôme. On veut savoir ce qui lui est arrivé, ce qu’elle n’énonce qu’à demi-mot avant de se refermer, on veut comprendre cette douleur qu’elle transporte et qui l’écrase.

Alors certes, vous aurez certains passages où vous aurez envie de mettre deux baffes aux trois protagonistes qui ne savent décidément pas ce qu’ils veulent, ni s’exprimer clairement. Mais d’autres fois, et la majorité du temps, je l’espère, vous serez emporté par le récit à triple voix que nous livre Sarah Morant, qui à chaque page vous donnera envie d’en savoir plus et vous fera passer par milles émotions !

En bref, une romance qui, malgré le triangle amoureux, reste addictive et bien écrite. On ne peut s’empêcher de tourner la page pour connaître le passé trouble de notre jeune Eléonore qui a trop tendance à se cacher derrière ses cheveux roux. Ce n’est sûrement pas le livre de l’année, ni même un coup de cœur, mais c’est sympa, c’est doux et ça fait du bien au moral en cette période.


Je remercie NetGalley France et les éditions Hachette pour cette belle découverte. 

mardi 6 septembre 2016

Laisse-moi te retenir de Beth Kery




Résumé 

Francesca est dévastée : à la suite d’une terrible révélation qui a été faite sur le passé de Ian Noble, son amant s’est volatilisé. Aussi, durant six interminables mois, la jeune femme est-elle restée sans nouvelles de l’homme qu’elle aime. Lorsqu’il revient enfin, bien que son retour ravive la fiévreuse passion qui les unissait, leur relation demeure entachée par les sombres secrets que Ian persiste à dissimuler. Incapable de vivre sans lui, Francesca est résolue à le faire sortir de son silence, quitte à franchir certaines limites…







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Ma note : 2/10 - Grosse Déception
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Mon avis 

Je pourrais résumer ce livre en deux mots : DU SEXE. Franchement, je n'ai limite rien à en dire de plus. 

Il est vrai que c'est un peu ma faute, je ne savais pas qu'il s'agissait d'un tome 3, du coup, il y a beaucoup d'informations que je n'ai pas comprises ou simplement pas apprécier à leur juste valeur parce qu'elles tombaient comme des cheveux sur la soupe au milieu de nul part.
J'avais été intriguée par le résumé nous promettant une belle histoire de reconquête et de secrets, je m'attendais à fouiller dans le passé, à des disputes mirobolantes ou même à de longs discours énamourés mais ici tout se résumé vraiment à du sexe. 
C'est un roman érotique pur qui m'a laissé assez froide. 
Comprenez bien : Le couple se dispute ? Avant que ça s'envenime on règle ça par du sexe ! Le couple veut se retrouver ? Du sexe. Le couple cherche des réponses : Du sexe. Le couple veut réapprendre à s'apprivoiser ? DU SEXE.
Toujours du sexe, toutes les deux pages. C'est donc assez vite ennuyant et pour ma part j'en ai eu assez très vite.

Cependant j'ai continué ma lecture, déjà parce qu'il s'agissait d'un partenariat, mais surtout parce que le "soi-disant" secret de Ian qu'on découvre assez vite aurait pu nous mener vers une histoire assez intéressante, pour comprendre les agissement de son père et le passé assez chaotique de sa mère. L'auteur n'a pourtant pas  vraiment développé ce côté de l'intrigue préférant nous remettre une couche de scènes érotiques. 
Il faut quand même avouer qu'elle a essayé de rendre cela intriguant en insérant un tiers personnage qui espionne notre héroïne et qui lui veut bien du mal même si tout ce qu'elle fait l'excite tout le temps, donc vous aurez le droit à de supers scènes de masturbations. (Oui encore du sexe, je vous l'ai dit, c'était TOUT le temps).

Le personnage de Francesca avait bien commencé pour moi, il s'agissait d'une femme brisée par l'abandon du jour au lendemain de son fiance, de son âme soeur, qui reprend pied peu à peu et aide même la famille de ce dernier dans un moment critique pour leur entreprise. C'était un personnage complexe et intéressant jusqu'au retour de Ian. A partir de ce moment là, je l'ai trouvé bien fade, elle ne pensait plus qu'avec ses hormones, ne pensait plus qu'au sexe ou à Ian et se laisse marcher dessus avec beaucoup trop de facilité. Je comprend son besoin de récupérer l'homme qu'elle aime et donc de s'abaisser parfois plus bas qu'elle ne le devrait à cette fin mais j'ai trouvé qu'elle acceptait trop et trop rapidement pour que ce soit concevable.
Ian est aussi un personnage assez étrange, j'ai accepté, avec un peu de mal certes, son obsession pour son père, je pense qu'il me manqua des éléments des tomes précédents pour vraiment le comprendre. J'ai aussi accepté qu'il ait tout quitté sans un mot pour suivre cette obsession aussi étrange soit elle. J'accepte aussi qu'il soit revenu croyant la femme qu'il aimait en danger.
Par contre, je ne comprend plus trop le personnage à partir de là. Il revient, bien, il règle ses affaires, soit, il règle le danger pour sa demoiselle en détresse, super ! Il lui dit tout, ok. MAIS là, il s'en va à nouveau, sans l'emmener, sans lui expliquer. Il est censé l'aimer non ? Après avoir détruit quelqu'un qu'on aime en l'abandonnant, on ne recommence pas 2 semaines après l'avoir retrouvé non ? Je ne comprend pas, ça ne me semble pas acceptable. Certes il a son obsession, mais une fois expliqué à sa chère et tendre qui l'accepte comme ça et qui lui propose de venir, alors que l'un comme l'autre souffre milles morts de leur séparation, pourquoi ne pas l'emmener ? Même dans un hotel dans le coin ? Il est riche à millions après tout !

En bref, ce roman est une grosse déception pour moi. L'érotisme prend le pas sur l'histoire, laissant trop de place à la multitudes de scènes de sexe et trop peu pour l'intrigue, les secrets ou la romance. De plus l'auteur transforme petit à petit ses personnages les rendant peu concevable voire même totalement différent de leur personnalité. On ne les comprend, on ne les accepte pas, de ce fait leur histoire nous passe au dessus de la tête et le sexe qui en découle en vient presque à nous en dégoûter. 

Je remercie Louve du forum Mort Sûre ainsi que les éditions J'ai lu pour ce partenariat. 

jeudi 1 septembre 2016

Rebelle du désert, tome 1 de Alwyn Hamilton







Résumé 

Amani veut quitter sa ville, Dustwalk, qui se trouve dans le désert du Miraji, pour découvrir le reste du monde. 
Sa rencontre avec Jin, un jeune homme recherché pour trahison, leur permet de fuir la ville et de traverser le désert où vivent des monstres surnaturels. Bientôt, Amani découvre le véritable rôle de Jin dans la guerre contre le Sultan et son fils. 
Cette guerre va les rattraper…







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Ma note : 10/10 - Coup de Coeur
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Mon avis 

Rebelle du Désert c'est un livre magique comme on en rencontre peu. Un livre qui nous emmène dans une contrée bien lointaine où tout semble possible. 
Vous y croiserez Amani, une jeune fille qui pour quitter une vie bien trop dur va se faire passer pour un homme et affronter bien des déboires surtout lorsqu'elle rencontre Jin. Jin et ses grands yeux où il est si facile de s'y perdre, Jin et ses tatouages bien mystérieux et surtout Jin et ses secrets, qui vont l'emmener bien plus loin qu'elle ne l'aurait cru et qui vont lui faire découvrir une part d'elle même. 

En refermant ce livre, j'avais encore le goût du sable et du feu dans la bouche, je ressentais encore leurs rudesse sur mon visage et plus que tout je sentais encore la force du Bouraq qui m'emmenait auprès d'Amani survivre à une guerre si ardente. 

Dire que l'on dévore ce livre serait bien en dessous de la vérité, les pages filent plus vite que les chevaux fantastiques qui la peuplent et on aurait que comme eux, cela ne s'arrête jamais. J'ai adoré chaque page, chaque instant, chaque personnage de ce roman. Je suis en total adoration devant l'exploit qu'a réalisé Alwyn Hamilton pour me transporter dans ce monde de fantasy. J'ai eu l'impression de ressortir de ce livre en étant transformé, avec une envie d'aventure qui ne me ressemblait pas, j'avais envie d'apprendre à tirer, de chevaucher au milieu d'un désert et plus que tout de combattre pour un peuple que je ne connaissais pas. 
Aujourd'hui encore, mon coeur ne s'est pas remis de cette aventure, je crois que je l'ai laissé sous les mains de sables ou dans les ruines de la mine. 

L'histoire est, pour moi, en deux temps. En premier lieu vous allez suivre Amani dans sa quête pour fuir et du coup, Jin, puisqu'elle suivra ce traître au bout du monde. Ce sera une longue chevauchée parcheminé d'embûche et de peur pour nos deux héros mais peu à peu, ils arrivent à se comprendre et à s'amadouer assez pour que les obstacles ne soient plus insurmontable. Puis vous rencontrerez d'autres personnages qui sont tout aussi complexe et ramènent à notre intrigue une facette qui lui manquait jusqu'alors. Je ne veux pas trop vous en dire. Il faut garder encore un peu de mystère ! 

En bref, je ne peux que vous conseiller cette lecture. 
Si les secrets de Jin ne vous donne pas envie, si la bravoure et la force d'Amani ne vous tente pas, si ce monde de fantasy, de sable et de sang n'arrive pas à vous convaincre, je vous dirai simplement que le résumé ne rend aucunement justice à l'histoire qu'il renferme. Vous pourrez trouver l'intrigue facile, au début, vous dire qu'Amani ne voit pas vraiment plus loin que le bout de son nez, mais plus les pages vont filer, plus l'histoire va se corser, plus les liens vont s’entremêler et plus votre coeur va être envahi par la chaleur du désert ou serait ce le flamboiement de Jin ? 

Je remercie NetGalley France ainsi que Pocket Jeunesse pour ce partenariat et leur confiance. 

mercredi 10 août 2016

Le chef du clan de Grace Burrowes




Résumé 

La rumeur le disait mort à la guerre. Pourtant, Michael Brodie revient dans son fief des Highlands, attendu de pied ferme par son épouse qui s'est morfondue pendant neuf longues années. Il avait laissé une gamine potelée, encore innocente, il retrouve une beauté à la chevelure flamboyante, mais aussi une femme qui a dû se débrouiller seule et n'a plus vraiment besoin de lui. Séduit, Michael entend bien la conquérir, et très vite il s'aperçoit que la partie n'est pas gagnée d'avance. Brenna refuse farouchement ses baisers. Peut-être ignore-t-il les batailles qu'elle a dû livrer en son absence et les secrets qu’elle dissimule ?






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Ma note : 7/10 
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Mon avis 

Ce roman raconte l'histoire de Brenna, une jeune femme qui a été propulsé au rang de femme de lairds et à devoir remplacer ce dernier lorsqu'il part à la guerre pour dix longues années. Lorsqu'il revient enfin, ce n'est plus la même femme qu'il a en face lui et Michael va devoir faire beaucoup pour réussir à dompter et à charmer cette dernière, surtout qu'elle cache un lourd passé. 

Il serait juste de dire que j'ai dévoré ce roman, je l'ai lu en une journée, emportée par l'histoire. Ce n'est pas pour autant que c'est un coup de coeur, mais j'ai vraiment appréciée cette lecture et ça tient à peu de chose. 

D'abord, la plume de Grace Burrowes est vraiment très fluide, elle ne s’embarrasse pas de longues descriptions interminables pour les magnifiques paysages écossais qu'elle décrit, elle ne prend pas plus de quelques lignes voire quelques mots pour nous donner une idée générale de ses personnages. Elle ne s'abaisse pas non plus à faire de longs dialogues inutiles. Elle va simplement à l'essentiel pour tout et ça a marché du tonnerre pour moi. 

Ensuite les personnages m'ont touché, chacun à leur manière. 
D'un côté, vous avez Michael, qui malgré ses remords d'avoir quitté sa femme si vite pour la guerre, malgré son droit de posséder sa femme, prendra le temps et aura la patience de la comprendre, de l'aider et de la courtiser comme si elle était une inconnue, c'était vraiment admirable et j'en serais presque tomber amoureuse de lui page après page. 
Mais mon personnage préférée reste Brenna ! C'est une femme forte qui a du pendant 10 ans s'occuper du domaine de son mari, commencer à 16 ans à tenir un château et ses habitants. Elle a du faire face à bien des déconvenues surtout que plusieurs personnes cherchaient à ce qu'elle se trompe, à ce qu'elle s'effondre, je dirais bien qu'elle a affronté vents et marées pour tenir bon face à la tempête. Pire ou mieux encore, malgré les convenances, elle résistera à ce mari qui revient, elle ne lui tombera pas dans les bras, reconnaissante d'avoir quelqu'un pour reprendre sa charge, elle ne lui donnera pas les pleins pouvoirs et elle ne tombera pas sous son charme comme une godiche. Elle va lui en faire baver un peu, elle va lui montrer qu'elle lui en veut et c'est quelque chose qui m'a vraiment plu. 
La relation qui va en découler sera très émouvante, elle vous fera ressentir une multitudes de choses et petit à petit, même si vous comprenez les réserves de chacun, vous aurez envie de les pousser l'un vers l'autre pour qu'enfin ils soient heureux. 

Enfin, le cadre était vraiment très beau, c'est bête à dire puisque je vous ai dit qu'il n'y avait pas de longue descriptions, mais le château présentée, le domaine ainsi que la vue des remparts restent pour mon imagination des lieux magiques et fabuleux que j'aimerais voir de mes propres yeux. J'ai été transportée en Ecosse, à une autre époque, et c'était magnifique. 

Cependant, il y a quelques bémols à cette lecture ! Le plus gros étant que les grands secrets que l'on vous fait miroiter dans le résumé ne sont finalement pas si inaccessible au lecteur, on les devine aisément malgré leur noirceur, au bout de quelques pages. Ensuite la fin de cette intrigue a été un peu facile, sans trop vous en dire, Grace Burrowes règle le problème en une petite page, avec des confessions à la va vite et un jugement tout aussi rapide, essayant de nous faire croire que le personnage si noir qu'on nous présente depuis le début était en fait une pauvre âme en peine. Je n'ai pas accrochée à cela, mais je ne vois pas vraiment quelle autre fin aurait pu convenir. 

En bref, une belle romance historique sans prise de tête qui se lit rapidement et qui vous fera passer par une myriade d'émotions, vous pouvez y aller les yeux fermés ! J'ai adoré les personnages et leur relation, le cadre de l'histoire et surtout la plume de l'auteure même si l'intrigue secondaire laissé un peu à désirer par son manque de profondeur. 

Je remercie les éditions J'ai lu pour Elle ainsi que Louve du forum Mort Sûre pour leur confiance et cette belle découverte ! 

jeudi 4 août 2016

Les Magiciens, tome 1 de Lev Grossman



Résumé 

Brooklyn. Quentin, dix-sept ans, est un adolescent brillant mais il ronge son frein, prisonnier d’un monde désespérément ennuyeux, en attendant d’intégrer une université de prestige. Comme il regrette le temps de son enfance où les Chroniques de Fillory l’entraînaient dans un univers magique où tromper son ennui! Mais sa vie se transforme le jour où, à sa grande stupeur, il est admis à la faculté de Brakebills, une école extrêmement élitiste et secrète qui forme des magiciens. Cinq années d’un rude et dangereux apprentissage l’y attendent. Mais le monde réel, même revu par la magie, n’apporte pas forcément le bonheur. Ce qu’il faudrait, c’est que l’univers de Fillory, celui des contes de son enfance, ne soit pas un monde imaginaire. Qui sait?…




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Ma note : 8/10
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Mon avis 

Hey, toi ! Oui, toi, lecteur avide qui en lisant ce résumé a cru, comme moi, tombée sur une version revisité d'Harry Potter de J.K. Rowling. Toi, qui a cru lire l'histoire d'un jeune homme recevant une invitation pour l'école de Brakebills afin de devenir un magicien ! Et bien tu te trompes. Lourdement. 

Malgré ce que l'on peut croire, en lisant ce résumé, les cinq années que Quentin passera à Brakebills ne sont qu'une petite partie de ce roman, alors non, ne vous attendez pas à suivre un jeune homme durant ses cours et ceux pendant les trois tomes de cette saga. C'est bien différent de cela. Et même si j'ai été très surprise et décontenance lorsque les années d'apprentissage se sont terminés et que le roman n'en était pas encore à sa moitié, je dois dire que j'ai quand même beaucoup apprécié, c'était une extraordinaire surprise.
On rencontre donc Quentin qui après un entretien qui se conclura de manière assez abrupte va rejoindre une école dans le but de devenir magicien ! Trépidant, n'est ce pas ? Pourtant, on se lasse vite de la magie surtout lorsqu'on retourne dans le monde réel. Il va falloir beaucoup plus à Quentin et ses amis, c'est ainsi que commencera la quête de Fillory ! 

En tout honnêteté, Quentin est un personnage que j'ai eu bien du mal à cerner et qu'encore aujourd'hui, je ne suis pas totalement sûre d'avoir compris. C'est un jeune homme assez mou qui a tendance à se laisser porter par les événements, un personnage qui ne doutera pas de sa santé mental lorsqu'il découvre un passage vers une école magique et ou il devra passer des tests sans vraiment les comprendre. C'est presque comme un enfant qui attend que les autres lui explique tout ce qui se passe, qui attend que les autres fassent le premier pas vers lui, comme si cela lui était dû. Cela rend donc le début du roman un peu ardu, on a du mal à s'attacher à lui et même à l'histoire puisqu'on a l'impression d'attendre un début qui nous fait languir.
Par contre, il y a d'autres personnages que vous allez adorer, pour moi, ce fût Alice, malgré son côté petite souris qui ne veut déranger personne et qui pourtant est si attrayante ! Mais je vous laisse découvrir cette jeune femme qui vous réserve beaucoup de surprise.

Donc oui, comme je l'ai dit, et je vous préviens à nouveau, le début de ce roman va peut être vous paraître long, il prend son temps pour mettre en place chaque élément, chaque personnage et il vous faudra patienter longuement avant qu'un élément perturbateur n'apparaisse dans le récit ! 
Mais il vous faudra tenir bon parce que la suite de ce roman vaut vraiment le coup, c'est une aventure épique qui vous attend, une réflexion un peu étrange et ardu sur ce que l'on attend de la vie et sur le fait que nos rêves ne sont pas toujours ce qui est le mieux pour nous. C'est aussi un monde complexe de magie, voire même plusieurs, qui vous tendent les bras et vous feront découvrir tellement de rituels, tellement de sorts, tellement de légende et une quête si énigmatique que vous n'en comprendrez tout les tenants qu'en refermant la dernière page.

Faites attention ! Ouvrez bien les yeux, parce que Lev Grossman réussit à vous donner de multiples indices pour que vous compreniez la totalité avant qu'il ne vous livre la clé du mystère. Pourtant je me suis fait surprendre, je suis restée bouche bée lorsque tous les éléments même ceux à moindre importance ce sont goupillés dans un schéma parfait. C'était stupéfiant... C'était Magique ! 

En bref, Les Magiciens est un roman d'aventure, de magie et de réflexion. Ce n'est pas une réécriture d'Harry Potter, j'en viendrai même à dire que c'est une école de magie bien plus mature que celle de J.K Rowling et que l'auteur a choisi de ne pas s'arrêter à leur formation et d'aller bien plus loin en leur confiant une quête qui mènera nos jeunes héros bien plus loin qu'ils ne s'en pensaient capables. C'est une belle découverte, surprenante et addictive même si le début est un peu ardu. J'espère avoir la chance de découvrir le tome 2 sous peu ! 

Je remercie L'Atalante Editions ainsi que Louve du forum Mort Sûre pour ce partenariat. 

Citations : 
"Certains ont besoin de leur famille pour devenir ce qu'ils sont censés être. Et il n'y a aucun mal à cela. Mais il existe d'autres façons de s'accomplir"


"Il savait pertinemment qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir, qu'il sacrifierait jusqu'à ses êtres les plus chers, pour éviter d'être exposé à la violence. Et il n'en avait même pas honte. La honte n'était pas un facteur de l'équation. C'était avec fierté qu'il assumait sa couardise. Il était prêt à penser avec ses jambes. A se jeter à terre, les mains sur la tête, à faire le mort. Il ferait tout ce qu'il faudrait. Et avec le sourire par-dessus le marché." 

"La gloire a un prix. L'ignorais-tu en entamant ta quête ?" 

"Le plus drôle dans l'histoire c'est que tout devient facile quand plus rien n'a d'importance.

mercredi 20 juillet 2016

Prendre femme, tome 1 : Prendre Lily de Marie Neuser


Résumé 

Début des années 2000. Dans une petite ville anglaise sans grands faits d’arme à célébrer ni catastrophes à déplorer, deux fillettes viennent de retrouver leur mère assassinée. Elle gît dans sa baignoire, les seins méticuleusement découpés et disposés de chaque côté du corps. Entre ses doigts, deux mèches de cheveux : une brune, une blonde. Lily, couturière et mère exemplaire, n’avait jusqu’alors jamais fait parler d’elle. À quelques mètres du foyer de Lily Hewitt, celui de Damiano Solivo. Alors que tous les soupçons se portent sur cet immigré italien suintant protégé comme un chiot par sa femme, celui-ci oppose un alibi parfait : il travaillait. Pour preuves de sa bonne foi, il a conservé son titre de transport et se trouve en mesure de prouver qu’il a signé la feuille d’émargement ce matin-là, à l’institut qui l’accueille pour son insertion professionnelle.




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Ma note : 5/10
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Mon avis 

Prendre Lily n'est pas un thriller comme les autres, ce n'est pas un récit haletant, ce n'est pas non plus une course contre la montre, c'est même tout le contraire. C'est une course de fond, c'est un marathon qui est couru par la brigade anglaise que l'on va suivre, c'est un récit long qui durera une dizaine d'années, une chasse à l'homme ininterrompu et éprouvante que vous allez suivre. 

Prendre Lily est une démangeaison. Cette démangeaison qui lorsque vous vous risquez à gratter vous fait un bien fou, puis petit à petit vous fait mal. Lorsque vous cessez d'y toucher, elle se fait oublier, mais si par mégarde vous la frôlez, à nouveau vous n'aurez qu'une envie, gratter, gratter et gratter encore, jusqu'au sang, jusqu'à l'os. Je ne vois pas de comparaison plus explicite. 
Parce que, ce roman, vous pourrez le poser et le laisser traîner sans mal, vous pourrez même l'oublier mais lorsque pour une raison ou pour une autre vous penserez à Lily, à ses petites filles, à Damiano ou à ses inspecteurs qui le traquent, vous ne pourrez vous empêcher de reprendre votre lecture et d'y avancer coûte que coûte. Vous serez obnubilé par l'envie de vengeance et de justice de Gordon, vous y penserez au milieu de la nuit et vous vous demanderez : Et si ça m'arrivait en vrai ? 
Mais petit à petit, cette vengeance vous éprouvera, vous aurez besoin de reposer ce livre dans un coin, parce que l'enquête n'avance pas, parce que vous êtes déçu que cet homme infect ne soit pas arrêté et puisque vous avez le luxe, que Gordon n'a pas, de faire une pause, vous prendrez cette pause et vous oublierez Lily. Pendant un temps. 

J'ai beaucoup aimé les inspecteurs, que ce soit Gordon, Bradford, Daphnée ou Jim; ils ont tous ce petit quelque chose, ce mordant, qui vous donne envie de les suivre au bout du monde, de croire qu'ils vont réussir même lorsque tout paraît perdu. J'ai apprécié découvrir et vivre la vie extérieur d'un inspecteur obnubilé par une enquête, voir à quel point un meurtre peut détruire plus que le cercle restreint de la victime. Voir qu'il détruit Gordon, ses relations et même son corps, comprendre qu'il détruit Bradford dans son excellence, dans sa confiance en lui mais aussi accepter que Daphnée, elle, réussit à surpasser ça et à vivre pleinement. Ces contrastes étaient les bienvenues et surtout, pour moi, les plus vraisemblables possibles. C'est la vie de cette brigade qui nous permet de nous immerger dans cette enquête et de réussir à y respirer tout de même. 

Le véritable problème de ce roman est l'enquête en elle-même. 
Au final je me suis assez ennuyée durant ce roman, comme je vous l'ai dit, je l'ai souvent reposé sans sourciller, je n'avais pas le besoin de tourner encore et encore les pages. Au fond j'espérais même qu'il se finisse vite. 
Certes, on veut connaître la fin, mais dès le début on sait qui est le meurtrier, on en a la preuve, mais cette dernière est insuffisante pour le juger. Ce n'est donc pas vraiment une chasse à l'homme qu'on retrouve ici, c'est plutôt une chasse à l'indice qui permettra l'arrestation. Alors il n'y a rien de palpitant en soit, rien d'addictif. On attend et on espère à chaque page que ce soit le bon moment cette fois, la bonne perquisition, le bon juge, etc. Au fond, on ne fait que ça, attendre, impuissant, comme les enquêteurs que l'on suit. 
J'ai aussi eu l'impression qu'on se perdait un peu dans les différentes pistes, on part très vite en Italie pour un meurtre qui n'a au fond pas de valeur pour résoudre ce second meurtre, on essaie un multitudes de pistes, d'indices qui s'accumulent et qui quelques fois s'annulent. 
Au final, on enrage contre le système, contre les juges, contre la vie, mais on est pas vraiment pris dans le roman. 

En bref, un roman porté par une bonne équipe, une belle plume qui nous fait ressentir l'impuissance de cette dernière face à un coupable que l'on connaît mais qu'on ne peut arrêter. Des personnages attachants mais une enquête qui se perd un peu et qui n'a plus grand chose d'haletant puisque tout ce que l'on cherche c'est le bon indice. Je suis un peu déçue, je dois l'avouer, par le chemin emprunté mais je continue de dire que ce roman est une démangeaison qui ne vous quittera plus. 

Je remercie les éditions Pocket ainsi que Louve du forum Mort Sûre pour ce partenariat. 

mercredi 22 juin 2016

La carrière du mal de Robert Galbraith

Résumé 

Lorsque Robin Ellacott reçoit ce jour-là un mystérieux colis, elle est loin de se douter de la vision d’horreur qui l’attend : la jambe tranchée d’une femme.
Son patron, le détective privé Cormoran Strike, est moins surpris qu’elle, mais tout aussi inquiet. Qui est l’expéditeur de ce paquet macabre ? Quatre noms viennent aussitôt à l’esprit de Strike, surgis de son propre passé. Quatre individus capables les uns comme les autres, il le sait, des plus violentes atrocités.
Les enquêteurs de la police en charge du dossier ne tardent pas à choisir leur suspect idéal – mais Strike, persuadé qu’ils font fausse route, décide de prendre lui-même les choses en main. Avec l’aide de Robin, il plonge dans le monde pervers et ténébreux des trois autres coupables potentiels. Mais le temps leur est compté, car de nouveaux crimes font bientôt surface, toujours plus terrifiants…




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Ma note : 8/10 
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Mon avis 

J'ai eu le plaisir cette année de découvrir Robert Galbraith (alias J.K. Rowling) à travers les 3 tomes de cette "saga policière", grâce à Yezahel qui m'a invité à lire le premier, et dieu que je ne le regrette pas ! Malgré les pavés que sont ces romans, environ 600 pages grands formats pour chaque, c'est toujours un met délicieux que l'on découvre.

Dans ce troisième tome on retrouve Robin presque au niveau d'associé avec Comoran dans leur petite agence de détective où les clients se bousculent. Enfin se bousculaient puisque Robin va recevoir une jambe humaine gentiment emballée comme un cadeau et ce sera la début des ennuis puisque c'est le passe de Comoran dans la police de l'armée qui le rattrape, de vieilles affaires et même celle du meurtre de sa mère. Il sera donc hanté et pourtant il devra tout faire pour trouver le coupable avant qu'il ne s'en prenne à Robin. 

Cette plume est très particulière parce que je ne peux nier que le rythme est lent et pourtant par contradiction on est très vite entraîné par ce dernier, on ne s'en lasse pas et on le dévore.

En ce qui concerne l'histoire, je dois dire qu'à chaque roman je suis étonnée de la tournure de l'intrigue. D'abord : Aucune chance que vous croisiez un cadavre au début du roman. Non dans cette saga il s'agit de personnes disparus, de vieille enquête ré ouverte ou ici d'une jambe envoyé à l'agence. C'est certes glauque, mais rien de sanglant. Ensuite il y a une certaine difficultés dans les romans de Galbraith, malgré la tonne d'indices que l'auteur disséminera durant le livre, vous ne trouverez jamais le suspect avant que l'on vous l'offre !  
Du début à la fin j'ai suivi chaque piste comme si c'était la bonne, j'ai essayé de comprendre les raisonnement de Robin ou de Comoran sans pour autant y arriver. J'ai émis milles hypothèses, essayant de comprendre les sous-entendus du tueurs, puisque certains chapitres prennent sa voix.
C'était tellement prenant, je m'attendais toujours à avoir raison, puis pour une raison ou une autre je changeais d'avis et finalement, lorsque l'identité du coupable arrive enfin, je ne savais même plus si c'était lui mon suspect principal, j'étais tellement passé de l'un à l'autre que je ne savais plus.

J'ai à nouveau adoré le personnage de Robin, même si je ne comprend pas toujours ses décisions concernant Matthews. J'ai aimé en apprendre davantage sur son passé, même si je me doutais de certains points, je n'avais jamais envisagé de tels détails et même si. j'en ai été attristé, j'ai apprécié que ce personnage prenne encore plus de profondeur.
En ce qui concerne Comoran je suis toujours un peu mitigé, j'aime sa manière d'enquêter mais je ne l'aime pas en tant que personne, ils traitent les femmes de sa vie avec dédain et détachement et même avec Robin il fait parfois preuve de beaucoup de grossièreté. Alors bien sur c'est agréable de retrouver un personnage qui n'est pas parfait, qui a de nombreux défauts et dont l'auteur n'oublie jamais le handicap, mais en même temps, j'aimerais que quelques fois il soit un peu moins à côté de la plaque avec Robin; C'est d'autant plus vrai dans ce tome-ci puisque leur relation ne sera pas vraiment au beau fixe et qu'il se pourrait même qu'elle tourne à l'orage.

En bref, encore une intrigue parfaite que nous propose Galbraith dans ce troisième tome, j'ai été époustouflée et perdue pendant une bonne partie du roman : Je me suis donc régalée. J'ai apprécié en apprendre davantage sur le personnage de Robin et sur le passé de Comoran, même si cela a créer des tensions dans leur partenariat qui m'ont quelques fois gaché ma lecture ! Trop d'incompréhension entre les personnages me rend dingue ! J'espère cependant que cela permettra un tome 4 tout aussi bon et encore plus explosif !   

Je remercie NetGalley et les éditions Grasset pour ce partenariat. 

mardi 21 juin 2016

PAX, tome 1 : Les ténèbres avancent de Asa Larsson et Ingela Korsell




Résumé 

Au sein de la petite ville de Mariefred, en Suède, se cache une étrange bibliothèque, que l’on dit habitée par des puissances magiques, et gardée depuis toujours par Magnar et Estrid. Mais lorsque des forces maléfiques s’y attaquent, le dévouement des deux vieux gardiens ne suffit plus… Alrik et Viggo, deux enfants malmenés par la vie, se révèlent être les guerriers attendus pour combattre ces forces obscures et inverser le cours des événements.






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Ma note ; 6/10
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Mon avis 

Pax est un roman que j'ai du mal à qualifier. Il a été une surprise. Oui, Pax est surprenant a bien des égards.

D'un côté c'est un roman proposant un double graphisme. En effet vous avez l'histoire écrite mais aussi des planches de dessins, des BDs glissées entre ces pages qui vous narre l'histoire de manière plus visuelle. Je dois dire que c'était agréable de mettre un visage sur les personnages et quelques fois c'était horrifique, je ne peux oublier l'image de la tête de cheval sur son pied dégoulinante de sang et bourdonnante de mouches.C'était affreux ! Et pourtant si à propos. 

Ensuite, l'histoire en elle même est plutôt agréable, on découvre un univers assez effrayant et en même temps plutôt original avec ce premier tome. On nous raconte l'histoire d'Alrik et Viggo à leur arriver dans leur nouvelle famille d’accueil. Tout ne se passe pas bien parce que ce sont des enfants turbulents et après une mauvaise journée on retrouve Alrik qui fracasse les vitres du chateau. De ce fait, il sera puni et devra aider deux vieils personne (Magnar et Estrid) pour réparer les torts, Viggo se propose pour l'aider et c'est là que la prophétie que l'on apprend au tout début du roman va se réaliser.

C'était donc une lecture agréable puisque l'histoire est sympathique, que le bestiaire est plutôt original et que les images sont un plus non négligeable.

Cependant, je dois avouer que je ne suis pas totalement convaincu.Mais c'est entièrement ma faute: Je ne m'attendais pas à un roman pour si jeune âge. 
Il y a beaucoup de facilités ici, les personnages sont assez simpliste, le ton est enfantin et pour finir l'intrigue est plutôt courte et cousue de fil blanc. 
Je pense que c'est plutôt une histoire que je pourrais lire à ma nièce et à mon neveu un soir Halloween pour leur faire peur, que les images leur plairaient d'autant plus qu'elles les feraient frissonner ! Mais pour un adulte, on reste trop en surface, on est frustré parce qu'il y a du potentiel mais qu'il n'est pas assez exploité.

En bref, je dirais que ce premier tome est correcte et même plutôt sympa. La présence d'image est un plus que j'ai adoré, le mixe BD roman est une super idée. L'histoire et le bestiaire proposé sont assez agréable. Cependant ça reste une lecture très jeunesse que je conseillerai plutôt à des collégiens ou des primaires pour se faire peur sous la couette avec une lampe de poche à minuit ! Mais pas assez approfondi pour combler les adultes aux âmes d'enfants comme moi.

Je remercie NetGalley et la toute nouvelle maison d'édition Slalom pour ce partenariat.

jeudi 16 juin 2016

Survivre de Vicki Pettersson

Résumé

Au cœur de l’été, Kristine Rush et son fiancé, Daniel, quittent Los Angeles pour passer un week-end en amoureux, près du lac Arrowhead. En traversant la fournaise du désert de Mojave, ils s’arrêtent sur une aire de repos déserte. Dans les toilettes, Kristine se fait agresser par un inconnu qui la laisse inconsciente. Lorsqu’elle revient à elle, la voiture est toujours là, mais Daniel a disparu. Que faire ? Elle ne va pas avoir le choix. Son agresseur, par l’intermédiaire du portable de Daniel, va lui assigner des tâches plus terribles les unes que les autres, la menaçant de tuer son fiancé si elle ne lui obéit pas ou si elle demande de l’aide. Commence alors un véritable voyage au bout de l’enfer entre casinos criards de bord de route et aires de repos désolées et lugubres. Jusqu’où ira Kristine pour sauver Daniel ? Lorsqu’elle réalise que son interlocuteur sait tout d’elle, y compris ses secrets les plus intimes, la partie devient plus intrigante encore. Qui est-il ? Et quelles sont ses réelles motivations ?


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Ma note : 7/10
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Mon avis 

J'avoue ne pas être fan de cette couverture. Le jaune prédominant m'avait un peu refroidi, je lui préférai la couverture originale, bien plus intrigante et sombre qui me semblait mieux coller au résumé. 

Cependant en finissant cette lecture, je dois dire que le choix n'est pas inexplicable. En effet, j'en suis ressortie avec une impression de chaleur, de sable, de soleil, tout ce jaune....J'ai été hanté par cette couleur durant ma lecture et voire cette couverture au final, ça reflétait bien les mirages du désert sous un soleil brûlant. 

Je dois dire que j'ai été passionnée par l'histoire, dès que j'ai ouvert ce roman, j'ai eu du mal à m'en détacher. Imaginez vous agressé sur une aire d'autoroute, imaginez que vous vous réveillez quelques minutes ou quelques heures après et que la voiture où vous attendez votre fiancé est vide, là, au milieu de nul part, avec pas une âme qui vive ? Vous l'imaginez et bien dites vous que le téléphone va sonner, le téléphone de votre ami, et qu'au bout du fil un homme vous dira qu'il est en train de le torturer et qu'il le tuera si vous ne faites pas tout ce qu'il dit. C'est ça Survivre, c'est l'histoire de Kristine qui va devoir tout risquer pour espérer sauver l'homme qu'elle aime d'un monstre qui semble tout savoir d'elle. 
Au fond c'est le personnage qui fait de ce roman une superbe histoire. Elle est plus humaine que n'importe qui. J'avais peur que l'auteure choisissent de ne pas faire douter Kristine, qu'elle accepte sans broncher cette histoire. Mais elle va douter, elle va essayer de s'en sortir, de duper son tortionnaire et à chaque essai, elle se fera plus de mal que de bien, à chaque doute elle s'enfoncera dans un océan de noirceur. Et pourtant... Elle ne se laissera pas abattre, elle sera forte du début à la fin, elle fera tout ce qui est possible pour sauver tout le monde et s'en sortir. C'est un peu une guerrière, elle risquera sa vie pour les autres, elle affrontera toutes ses peurs et espérera en sortir indemne. 
Et plus l'histoire se déroule, plus on découvre un personnage sombre et complexe avec un passé bien étrange. C'est en cela que ce roman est passionnant, il nous livre un double mystère, une double quête, d'un côté le présent et cette course folle pleine de rebondissement qui vous amènera à suffoquer dans le désert et de l'autre ce passé trouble qu'on espère comprendre avant le fin mot de l'histoire, ce passé qui lui permettra de faire face. 

Au fond, ce roman aurait pu être un coup de coeur, il avait tout. Une superbe héroïne, une double intrigue mêlant course poursuite, enlèvement, folie dans le désert au présent et un passé intriguant et complexe qui donnait envie d'en savoir plus, avec en plus un méchant à faire froid dans le dos. A tel point qu'on se demande s'il est bien humain. Le tout porté par une plume parfaite, addictive qui vous égrène les indices petit à petit sans vous brusquer, qui vous laisse une piste que vous ne comprenez pas mais que vous suivez avec envie ! 
Mais... Oui, il y a ce mais. La fin m'a déçue. Pas pour l'explication finale, non, je l'ai trouvé étonnante et pleine de surprise. Je n'en croyais pas ce que je lisais ! Mais plutôt parce que l'auteure a choisi de nous dénoncer son plan trop tôt et j'ai eu l'impression que la suite et fin était bâclée. Elle utilise la violence et le sang à foison comme si il pouvait cacher le fait que l'intrigue n'avance plus. Ce trop plein de violence m'a un peu dégoûté et m'a fait regretter que le roman ne s'arrête pas 100 pages plus tôt. 

En bref, un roman qui avait tout une bonne double intrigue, une héroïne guerrière comme on en fait plus et qui nous fait vibrer du début à la fin avec une plume très addictive et parfaitement maîtrise pour mener une histoire géniale. Cependant la fin trop pleine de violence et de sang m'a fait douter de son attrait. J'aurais finalement aimé qu'il se termine plus tôt et il aurait été un chef d'oeuvre. Dommage donc, mais je vous conseille quand même ce livre parce que cette première partie est inimaginablement géniale ! 

Je remercie Babelio et les éditions Sonatine pour ce partenariat.