mardi 6 octobre 2015

Chevaux de foudre de Aurélie Wellenstein

Résumé 

Une aventure haletante, dans le monde des courses de la Rome antique ! Alix a tout perdu. Son père, sa terre, et même son nom. Devenue esclave à Rome, elle est précipitée dans le monde des courses du Déluge. Ces compétitions violentes et sans pitié voient s'affronter les fulgurs, des chevaux de foudre dont le corps s'électrise quand l'orage éclate.

Monter sur leur dos, c'est mettre sa vie en jeu, mais la liberté couronne les vainqueurs. Aidée par Marcus, le prodige de son équipe, Alix va lier son destin à Ira, un étalon indomptable, aussi beau que mortel...


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Ma note : 8/10
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Mon avis 

Je continue mon challenge perso qui consiste à sortir le plus possible les livres de ma PAL dont les auteurs seront présents aux Halliennales, j'ai donc choisi de découvrir Aurélie Wellenstein ! 
C'est un peu un test pour moi, j'ai très envie de découvrir Le roi des Fauves, donc je voulais connaître le style de l'auteur en passant par celui-ci ! 

On rencontre ici Alix, une jeune fille qui a tout perdu par une journée d'orage où elle finira esclave, emprisonnée tout comme les fulgurs, ces chevaux de foudre qu'elle a tenté de protéger. Elle va découvrir un autre monde à Rome, le monde de la course, elle va donc entraîné Ira, le fulgur pour lequel elle a risqué sa vie et avec lequel elle a un lien unique, elle va le faire pour son maître, pour Marcus, son ami, mais surtout pour elle, pour survivre et se libérer !

Ce roman m'a beaucoup fait penser à un autre livre que j'avais vraiment adoré : Sous le signe du Scorpion de Maggie Stiefvater. C'est une version plus jeunesse et beaucoup plus courte qu'on nous livre ici, mais qui est d'aussi bonne qualité. On y retrouve cette idée des chevaux "spéciaux", de chevaux tellement dangereux que les monter peut causer votre mort, mais aussi cette idée de course qui vous obligera à risquer votre vie parce que vous n'avez pas le choix, parce que vous en avez besoin et plus encore parce que vous êtes liés au monstre qui galope entre vos cuisses. Il y a aussi cette histoire d'amour naissante, qui relie deux cavaliers, cette impression que le cheval va se glisser entre eux pour les séparer. J'ai une préférence pour le roman de Stiefvater mais ce que nous propose Aurélie Wellenstein est d'une qualité rare et m'a envoûté avec beaucoup de facilité, j'ai dévoré son roman en quelques heures. Sa plume m'évoque la course d'un cheval, d'abord un peu lent et puis lorsque l'envie nous emporte, on galope, on avale les pages, on apprécie la vitesse, le vent dans nos cheveux, la hauteur que la bête nous permet d'avoir, on ressent le fracas des sabots, on l'entend même à chaque page que l'on tourne, le style de Wellenstein c'est simplement la poésie d'une balade à cheval, la vitesse d'un pur sang et l'émotion d'une caresse si douce. 

J'ai bien aimé le personnage d'Alix, sa révolte face à sa situation et son béguin pour Marcus le cavalier au grand coeur qui l'aidera dès son arrivé. C'est une jeune fille qui essaiera de se débattre dans un monde qu'elle ne connaît pas et dont elle ne comprend pas tous les codes. Mais elle a la grandeur d'âme d'une autre époque, parce que même si elle veut se libérer, elle n'imagine pas partir sans Ira, ce fulgur qui n'est pourtant pas le sien, simplement parce qu'elle ne supporte pas le mal qui lui est fait, l'idée qu'il est encore plus esclave qu'elle. Pourtant elle reste une enfant qui pleure la nuit, qui sanglote face à la perte de son père. De ce fait, elle est pour moi un personnage très complet qui a su garder la simplicité de l'enfant qu'elle est malgré les coups dur de la vie qu'elle a subit. Je l'ai admiré même si je ne l'ai pas toujours comprise, je l'ai suivi avec envie, même si sa passion n'était pas la mienne et je l'ai aimé même si le roman était court. Alors oui, Wellenstein a un talent certain pour construire son personnage principal, parce que malgré nos différences, j'ai adoré Alix. 
Marcus m'a semblé être un simple faire valoir, une sorte de tremplin pour le personnage d'Alix, pour lui faire comprendre que le monde pouvait changer grâce à elle, qu'elle ne devait pas subir, qu'elle pouvait être libre de manière différente. C'est un personnage étrange dont on découvre les facettes petit à petit et je pense qu'il aurait mérité d'être plus que l'ami d'Alix, qu'il aurait du devenir plus grand. Au fond je sais que si le roman avait été plus long, je me serais attaché à lui, mais là, je n'en ai pas vraiment eu le temps. Du coup, j'ai eu l'impression que les sentiments que les personnages développaient l'un pour l'autre était trop rapide mais après tout, quand on sait, on sait, non ? 

Je ne suis pas une grande fan de nos compagnons équin, mais je leur trouve une certaine prestance, une élégance dans la course qu'on ne peut leur nier. Ici, leur offrir le pouvoir de la foudre, leur donne une toute autre force, une émotion différente, une sorte de peur primaire, comme si leur pouvoir, pouvait les élever au rang de divinité plus qu'au rang de bête. Ce livre renferme un certain plaidoyer sur la manière de traiter les bêtes, avec plus de douceur que de fouet, et malgré le peu de passion que j'ai pour l'univers équestre, je l'ai trouvé poignant et percutant. 
L'univers des courses et la Rome antique qu'on nous présente ici est assez banal mais en même temps on se laisse facilement entraîner dans l'histoire et l'écho de mon voyage estival dans cet capitale m'a bercé de la douce illusion que j'étais à nouveau là bas, j'ai revu le cirque, les colonnes, les ruines, j'ai ressenti une nostalgie d'une ville qui n'est pas la mienne. 
Au fond c'est ça la force de ce roman, il nous fait voyager dans une autre ville, dans un autre univers, sur le dos d'une bête mythique accompagnée d'une jeune fille qu'on aimerait connaître parce qu'on sent la force du fulgur en elle. 

En bref, un roman qui a su me charmer malgré le fait que je ne sois pas une grande fan de chevaux. Je pense même qu'il aurait été un coup de coeur s'il avait été un peu plus long, un peu plus développé au niveau des personnages secondaires et si on avait eu plus de temps tout simplement. Ce roman a su me faire voyager, me faire rêver d'un cheval de foudre, d'un fulgur, m'a donné envie d'être dans les tribunes des courses, je peux même vous jurer que j'ai senti le martèlement des sabots lors de la lecture des courses, alors ici je découvrais Aurélie Wellenstein et je peux vous dire que j'ai adoré sa plume, qu'elle m'a totalement envoûté et que j'ai hâte de lire un autre de ses romans. 

D'ailleurs, je conseille à ceux qui ont aimé Sous le signe du Scorpion de Stiefvater de découvrir ce roman et vice versa pour ceux qui ont aimé Chevaux de Foudre ! 


lundi 5 octobre 2015

Even dead things feel your love de Mathieu Guibé



Résumé

Au terme de votre vie, à combien estimez-vous le nombre de minutes au cours desquelles vous avez commis une erreur irréparable ? De celle dont les conséquences régissent d’une douloureuse tyrannie vos agissements futurs jusqu’au trépas. Mon acte manqué ne dura pas plus d’une fraction de seconde et pourtant ma mémoire fracturée me renvoie sans cesse à cet instant précis tandis que la course du temps poursuit son inaltérable marche, m’éloignant toujours un peu plus de ce que j’ai perdu ce jour-là. Je me demande si notre dernière heure venue, les remords s’effacent, nous délestant ainsi d’un bagage bien lourd vers l’au-delà ou le néant, peu importe. Puis je me souviens alors qu’il s’agit là d’une délivrance qui m’est interdite, condamné à porter sur mes épaules ce fardeau à travers les âges, à moi qui suis immortel.

L’amour ne devrait jamais être éternel, car nul ne pourrait endurer tant de douleur.

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Ma note : 7/10
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Mon avis 

Je ne sais plus si je vous l'ai dit ici, mais je serai aux Halliennales ainsi qu'à la "pré-soirée" et pour le coup, je me suis dit que j'allais sortir les romans de ma PAL des auteurs présent au salon, ce qui comprend Mathieu Guibé et le livre que je vous présente ici. 
Ma première approche de ses romans n'avait pas été couronné de succès, je n'avais pas beaucoup aimé "A un sanglot de moi, tu reposes" (ma chronique) et je n'avais pas retenté l'expérience plus tôt puisque ce roman-ci comporte des vampires... Mais je me suis lancée et c'était plutôt sympa ! 

On rencontre, ici, Josiah, un vampire qui a perdu goût à la vie et pense qu'il n'a plus rien d'humain, qu'il n'est plus qu'un monstre avide de sang condamné à errer toute l'éternité sur terre avec pour seul compagnon : sa soif. Mais de retour dans le manoir de son enfance, il rencontre Abigail, une jeune femme tendre et naïve à laquelle il va s'attacher malgré tout, à cause de leur rencontre autour de la mort d'un renard. Mais l'amour est quelque fois plus douloureux que la pire des blessures et qu'en dire lorsque vous savez que vous devrez l'endurer toute l'éternité ? 

Ce livre se comporte comme un dandy, un lord anglais un peu vieillot duquel on a envie de se moquer. Il démarre lentement de sa démarche hésitante, ne sachant comment nous approcher, comment nous donner envie de continuer à l'écouter, il fait quelque faux pas et puis vous arrivez à la première épilogue, et là... Là vous êtes tellement surprise par ce qu'il vient de vous murmurer à l'oreille que vous ne pouvez plus bouger, vous ne pouvez plus le quitter, vous voulez connaître la suite de tout ceci, comprendre comment cela peut continuer pendant encore des heures de lecture alors que vous, vous pensez que c'est déjà la fin. 

Il est à l'image du personnage de Josiah, un personnage qui va évolué du tout au tout en l'espace de 250 pages, c'est un être qui ne m'a pas vraiment accroché au début du roman, je soupirai déjà du vampire qu'on me présentait. En pleurant tout le beau travail que Ione avait réussi à faire et qui allait s'écrouler dès le premier roman de vampire d'un autre auteur, il était simple, trop romantique, pas agitée de ses démons, juste un homme qui bois un vin très spécial disons. Et puis, il y a eu l'attaque, cette folle journée et là, là j'ai découvert Josiah, son côté inhumain, son caractère féroce, et là j'ai retrouvé les vampires que j'aime, ceux de Stocker ou de tous les autres qui savaient nous faire trembler face à ces hommes qui n'en était plus. 

Je ne peux pas vous mentir, c'est une romance déguisée, une histoire d'amour qui survit au temps, au siècle et aux changements de ces deux êtres qui s'aiment et se détestent de tant souffrir. Mais au fond c'est avant tout une histoire d'acceptation. J'ai vu ce livre comme un cheminement du deuil, comme s'il passait par les cinq étapes qu'on rencontre tous pour enfin arriver à l'acceptation de la perte, l'acceptation que quelques fois la fin vaut mieux pour tout le monde. C'est donc un roman qui m'a ému autant par l'attachement de ces deux personnages, la rage qu'ils mettent en branle pour rester l'un avec l'autre peu importe l'obstacle que par cette fin que je n'attendais pas, je ne pensais pas connaître une fin si triste qui soit en fait une Happy end. C'est quelque chose de très paradoxale, vous êtes heureux pour eux et en même temps vous savez, vous sentez que vous êtes sur le point de fondre en larmes, vous êtes déchirés et encore maintenant, je ne sais pas vous dire ce que j'éprouve pour cette fin, pour ce roman. Il est particulier et la plume de Mathieu Guibé qui a eu du mal à m'apprivoiser pendant les premiers chapitres, a fini par m'emporter dans les confins sombres de Londres, d'un Londres si vieux qui deviendra si proche. 

En bref, un roman que j'ai apprécié, bien plus que je ne le pensais au début de ma lecture. Le début est long, on a du mal à entrer dans l'histoire mais une fois que la seconde partie commence, je vous assure que vous serez attiré par le texte, vous aurez envie de suivre Josiah dans sa déchéance. C'est un livre qui m'a ému et qui me laisse encore un peu déchiré entre deux sentiments. Alors je vous invite à découvrir cette romance d'un autre temps, cette histoire de perte et de retrouvailles, de souffrance et d'amour, cette histoire de vie qui se cache derrière le fantastique pour nous faire croire que nous ne le vivrons pas nous même un jour. 


Contes des Royaumes, tome 3 : Beauté de Sarah Pinborough



Résumé 

Cette fois, c'est l'histoire de la Belle au Bois Dormant qui va se prendre un petit coup de neuf ! Bien sûr, on y retrouvera tous les éléments classiques de ce conte (le beau prince, la terrible malédiction, la jeune fille endormie et le château hanté) mais de nouveau revus à la sauce moderne ! Toujours aussi drôle et sexy.


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Ma note : 6/10
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Mon avis 

A la base, je ne devais pas lire ce roman avant un petit moment, histoire d'en faire une LC avec Agnah, mais à mon dernier détour par la bibliothèque, je l'ai croisé. Et si vous avez déjà vu sa couverture, vous savez que je ne pouvais pas résister ! 

Beauté est le dernier tome de cette saga, ce qui pour moi, est regrettable. On y retrouve la Belle au bois dormant, totalement revisité pour notre plus grand plaisir. Tout prince doit vivre une aventure avant de devenir roi, c'est sur ce constat que commence ce tome, c'est ainsi que le roi va demander au Chasseur d'accompagner son fils pour libérer une ville maudite, une ville endormie derrière un mur de ronce, un avant poste de premier choix pour la guerre et de multiples richesses. Même si tout semble simple, ils iront de surprise en surprise et seront accompagnée du petit chaperon rouge pour sauver une belle qui est bien différente de celle que l'on a connu durant notre enfance. 

Le conte est vraiment parfaitement revisité, Pinborough mêle le conte de la Belle au bois dormant avec celui de la Belle et la bête avec une intelligence et une douceur on ne peut plus parfaite. J'ai adoré sa manière de voir les dessous de l'âme humaine dans ces histoires, de réussir à créer des personnages si complexes. J'ai vraiment été entraîné dans l'histoire comme si, encore petite fille, je revoyais en boucle ces deux Disney avec mes petits yeux émerveillés. 
Cependant, ce n'est pas un livre pour enfant, certaines scènes sont d'une cruauté inégalable et d'autres sont très crues et vous laisseront avec un désir inassouvie de débauche. 

Retrouver le chasseur a été quelque chose d'étrange, puisqu'il n'est pas encore l'homme que l'on a appris à aimer dans Charme mais qu'il est tout de même si semblable et semble par avance pressentir ce qui lui arrivera par quelques phrases, quelques affirmations, c'est quelque chose d'agréable cependant, de découvrir un personnage avant qu'il ne devienne celui qu'on connaît. 
Le prince m'a encore une fois laissé totalement de marbre, je l'ai trouvé sans intérêt, sans profondeur et c'est pour ça qu'encore une fois je l'ai adoré : Un prince qui n'est pas charmant, c'est tellement hors du temps que s'en est adorable. Il est tellement idiot qu'il en devient drôle. 
Le petit chaperon rouge et son "ami" sont deux personnages que j'ai adoré, peut être parce qu'ils sont un peu lupin ou juste parce que je trouvais leur histoire mignonne, mais elle n'a pas été assez développé à mon goût pour vraiment avoir une place dans cette chronique. 

Cependant ce tome final n'est pas parfait. Je n'ai pas beaucoup aimé que ce tome ci, se déroule avant Poison (le premier tome), j'ai eu l'impression de perdre un certain plaisir à ma lecture, puisque je savais que le chasseur ne mourait pas puisqu'il est dans les prochains tomes, que le Prince ferait quelque chose d'idiot pas ce qu'on essaie de nous faire croire puisqu'on connaît la suite. J'ai vraiment eu l'impression de ne pas les avoir lu dans le bon sens, d'avoir perdu un morceau dans l'intrigue en voulant aller trop vite. Certaines choses sont certes plus compréhensible dans ce sens, on voit quelques petits clins d'oeil comme le fait que le chasseur découvre les pantoufles de diamant dans ce tome ci etc, mais ... J'ai été déçue de cette ordre. 

Le fait que ce soit le dernier tome de la saga est regrettable, parce que Pinborough ouvre de nombreuses pistes pour des suites à venir et nous laisse donc avec beaucoup trop d'interrogation. Et même si en mêlant les deux contes de La belle et la bête et La belle au bois dormant elle réussit un mélange parfait, elle a cherché à trop en faire pour le reste. J'ai eu un goût d'inachevé dans la bouche. En effet, je vous ai dit que le Chaperon rouge serait présent, et c'est simplement ça, elle est présente mais pas vraiment utile, si sa petite histoire n'était pas là, ça ne changerait pas grand chose au dénouement ou au roman. 
Ensuite, elle case le conte de Raiponce dans une discussion, dans un souvenir de Rumple (dont je ne sais pas écrire la fin du nom, pardon), ce qui nous donne l'impression qu'on va avoir besoin de cette information, qu'elle sera importante mais en fait non, elle est juste jetée sur le feu pour attiser notre curiosité et restera sans suite. 
On a trop de pistes pour un tome 4 qui ne verra jamais le jour, pour apprécier ces petites boutades, ces petites histoires, ça nous laisse juste amer et en attente de quelque chose qui ne viendra pas. 

En bref, une belle histoire où Pinborough réussit le coup de maître de nous subjuguer par un savant mélange entre La belle au bois dormant et la Belle et la Bête revisités de manière très original et qui nous permet de découvrir nos personnages fétiches avant toute l'histoire. Cependant, l'auteure nous laisse trop de piste, trop de non-dits, trop de petits indices pour une suite qui ne verra le jour et cela a un peu gâché ma lecture parce que j'aurais aimé en savoir plus sur les personnages qu'elle commence a redessiner ici, mais qu'elle ne finira jamais. Donc une belle clôture pour cette saga mais qui n'aurait pas dû être écrite de cette manière pour un final. 


mercredi 30 septembre 2015

Bilan Septembre 2015

Emprunté au blog Aux douceurs littéraires

La liste des livres que j'ai durant le mois de Septembre 2015 selon mon avis :

Mes déceptions : 

 
  1. Hopeless, tome 1 de Colleen Hoover (3/10 - La GROSSE Déception du mois) 
  2. Les chevaliers des Highlands, tome 02 : Le faucon de Monica McCarty (5/10 - Pas vraiment une déception, juste comparée au premier, je le trouve très en dessous) 


Mes coups de cœur de ce mois-ci : 

 
  
  1. Ten Tiny Breaths, tome 1 : Respire de K.A. Tucker (une romance torturée qui m'a énormément touché)
  2. Seul le silence de R.J. Ellory (Un policier qui au fond n'en est pas vraiment un et dont le personnage principal me hantera encore longtemps)

Ils ne sont donc que deux ce mois-ci et encore, Seul le Silence est arrivé tout juste pour se joindre au bilan ! J'avoue que je ne m'en étais pas rendu compte, mais c'est assez triste du coup ! Même si, avec le recul et le fait que Bailey me hante encore, je pense que Nos âmes cachées aurait du l'être aussi ! 


Mes autres lectures : 

  

  1. Night School, tome 1 de C.J. Daugherty (7/10 - Un roman YA très intriguant)
  2. Beautiful Secret de Christina Lauren (6/10 - Une romance qui ressemble un peu trop aux tomes précédents pour être vraiment agréable, mais sans prise de tête)
  3. Ten Tiny Breaths, tome 2 : Mentir de K.A. Tucker (8/10 - Une belle romance qui offre une réflexion sur nos vies et nos choix) 
  

4. Nos faces cachées de Amy Harmon (8/10 - Un hommage bouleversant à la vie et une réflexion sur le fait qu'on peut facilement la gâcher qui aurait sûrement mériter un coup de coeur avec le recul)
5. Sinder, tome 1 : Expérimentation de Jane Devreaux (6/10 - Une "romance" érotique très très hot mais avec un manque de profondeur)
6. Sinder, tome 2 : Attraction de Jane Devreaux (6/10 - Une romance agréable qui devient plus réfléchi mais comporte toujours des défauts)



7. Vampire Nation, tome 1 : Riker de Larissa Ione (6/10 - Un roman bit-lit agréable qui nous offre une jolie romance et un univers intéressant à creuser)
8.Vampire Nation, tome 2 : Hunter de Larissa Ione (7/10 - Un bit-lit un peu fade dans sa romance mais qui offre un univers époustouflant qui rattrape tout ET qui a réussi à me faire renouer avec les vampires ! )
9. Lux, tome 2 : Onyx de Jennifer L. Armentrout (8/10 - Un plaisir de retrouver la suite des aventures de Kitten et Daemon mais qui manquait d'une étincelle d'addictivité) 

10. Les chevaliers des Highlands, tome 01 : Le Chef de Monica McCarty (8/10 - Un premier pas dans la romance historique qui est couronné de succès)

Côté manga : 


  1. Fruits Basket, tome 05 de Natsuki Takaya (9/10)
  2. Fruits Basket, tome 06 de Natsuki Takaya (10/10 <3 )
  3. Black Butler, tome 01 de Yana Toboso (7/10)
La découverte d'une nouvelle saga avec Black Butler, qui m'a plutôt bien plu mais qui n'est pas un coup de coeur pour le moment et la suite de Fruits Basket que j'aime toujours autant, avec un une préférence pour ce tome 6 qui a été un méga coup de coeur ! 

Donc un total de 14 romans et 3 mangas lus ce mois-ci pour 6245 pages (dont 564 pages de mangas) !
Je vous présente donc un coup de coeur, même si avec le recul, je pense qu'il y aurait du en avoir deux et deux déceptions. Je suis donc assez mitigé ce mois-ci, pas d'avis très tranché, je ne suis pas très contente de ça ! Il va falloir que je me reprenne en octobre ! 


Avancé de mes challenges : 

J'ai n'ai pas du tout avancé dans mes Book Quest Challenge, que j'ai un peu laissé de côté ! 

Niveau Challenge Mort Sûre : 
50/50 livres lus - Terminé
20/50 livres lus


24/24 livres lus - Terminé
4/5 livres lus


15/20 livres lus
22/30 livres lus

















J'ai aussi participé au Challenge de Léa Touch Book pour R(ead) J(ust) Ellory pour lequel j'ai lu Seul le Silence de R.J. Ellory donc Challenge validé ! 



Bilan LC Septembre : 

Seulement une LC ce mois-ci avec Rinne pour Vampire Nation 2, qui m'a plutôt bien plu, donc un bilan positif. Faire une petite pause LC n'a pas été une mauvaise idée, j'ai pu lire au gré de mes envies et c'était sympa ! 

Coté perso : 

J'ai enfin choisi mon thème de mémoire qui sera donc l'implication au travail selon le sexe, un vaste sujet qui va être passionnant ! (Sans ironie, j'aime le GRH ^^ )
Je fais partie du comité de lecture des éditions UnderGround pour cette fin d'année, j'ai pour l'instant lu deux manuscrits qui ne m'ont pas vraiment emballé mais j'ai bon espoir que le cap change !

Et vous, vous avez lu quoi ? 

Seul le silence de R.J. Ellory


Résumé 

Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps d'une fillette assassinée. Une des premières victimes d'une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée, Joseph s'installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient... Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu'il met en jeu.



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Ma note : 9/10 - Coup de Coeur
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Mon avis 

J'ai sorti ce roman qui prenait largement la poussière dans ma PAL depuis bien un an, grâce à Léa Touch Book, une bloggeuse que j'apprécie beaucoup autant par ses avis que par elle même et en ce mois de septembre elle a crée un événement auquel je me suis joins avec plaisir : Le mois R.(ead) J.(ust) Ellory
Vous pourrez y trouver une interview de l'auteur, son portrait chinois, un concours pour gagner ses livres et pleins d'autres petites choses, en clair, elle n'a pas fait les choses à moitié !


Je dois avouer que je n'ai pas eu le courage ou l'envie de réecrire cette chronique, elle sera différente de d'habitude, peut être moins argumentatif, c'est plus une balade entre ces pages que je vous offre et j'espère que malgré cela vous aurez envie de découvrir ce roman qui m'a touché et m'a transporté, bien que je ne l'aurais imaginé !

On rencontre Joseph, un jeune garçon qui va perdre son père, un petit garçon endeuillé qui va découvrir qu'il a l'âme d'un écrivain, qu'il a l'envie d'écrire et qui va devoir survivre a beaucoup de choses, beaucoup trop si vous voulez mon avis. Sa petite vie aurait pu être bercé de douceur mais un tueur sévit dans la région, il tue des petites filles, les viole, puis les découpe avant de les laisser pourrir sur la terre de Géorgie. Tout aurait pu passer et s'arrêter là, mais Joseph découvrira un des corps et lorsqu'on a douze ans et qu'on assiste à une telle scène, comment peut on rester un enfant ? Joseph nous décrira donc sa vie depuis ses 8ans jusqu'à la fin, en entrecoupant son récit de passage énigmatique du présent, où il semble avoir trouvé le meurtrier. 

Au fond ce roman est un voyage doux amer, je l'imagine comme un road trip au milieu du désert, un esprit d'aventure qui nous tient éveillé mais un paysage qui ne change que trop peu.
Imaginez le vent dans vos cheveux, le cri des coyotes perdus et la langueur qui vous étreint face à l'ennui et à l'excitation qui couve parce que le bout du chemin apparaîtra bientôt.

Seul le silence c'est ça. Un roman très lent, qui nous fait suivre un jeune homme qui tout comme nous, ne sait pas vraiment où il va, il connaît seulement la destination, ce moment qu'il nous raconte en italique, cette fin qui nous prend aux tripes et nous appelle. Et malgré la lenteur du voyage, on se délecte de chaque mot, de chaque minute, on souffle d'impatience mais en même temps on ne peut s'empêcher de lire chaque phrase en cherchant le sous entendu qui nous livrera la réponse avant tout le monde.

Je vous dirais presque que ce roman est plus un contemporain qu'un thriller mais ce ne serait qu'à moitié vrai. Parce que les meurtres et le sang pullulent dans ce livre, mais en même temps, j'ai eu l'impression que la quête de ce meurtrier n'était qu'une excuse pour nous livrer la quête personnelle, sa quête de lui-même, du narrateur. C'était comme-ci, à travers ces meurtres, il trouvait les mots pour comprendre qui il était et ce que ça avait changé chez lui de découvrir qu'une telle horreur existait, si tôt dans sa vie et si loin du monde, dans une si petite ville.
Ce roman a quelque chose de poétique, quelque chose de grand, que je n'ai peut être pas réussi à saisir en son entier.

J'avoue avoir été un peu dérouté par le nombre d'information annexe que nous livre l'auteur. En effet le livre se déroule pendant la seconde guerre mondiale, de ce fait, on a beaucoup d'informations sur la guerre, sur les camps, sur la manière dont été traité les juifs, sur l’enrôlement des américains, sur le manque de ressources sur leur propre sol dû à la lutte en Europe et tout ceci documente parfaitement le contexte de l'histoire, mais en même temps tout cela le rend trop complet, trop dur à avaler d'un coup, je me suis surprise à sauter certaines passages qui me semblait peu important pour l'histoire de Joseph ou des meurtres, j'ai laissé de côté la guerre tout en gardant à l'esprit le contexte, mais je me sentais surpassée, noyée, sous toute cette masse d'information complémentaire qui ne me semblait pas indispensable. 

Il y a un certains nombre de détails sur la vie de Joseph, sur la vie à Augusta Falls qui nous permettent de bien cerner le personnage, de bien comprendre le climat qui règne, la peur, les rumeurs, les injustices, on se sent oppressé comme seul les petites villes peuvent le faire. J'ai eu tellement de compassion pour Joseph, pour cet écrivain qui essayait simplement de survivre à ce que la vie lui avait infligé, à vivre avec sa culpabilité et sa famille en miette, mais qui a du subir tout ce qu'une ville pensait de lui, le fait qu'une ville entière cherchait un coupable et que l'homme seul qui se laissait aller était tout désigné. On sentait tellement cette, ou plutôt, sa rage de devoir se comporter comme tout le monde pour être accepter, devoir subir l'incapacité des gens à s'adapter aux autres, on était en colère avec lui, devant tant d'esprits obtus...  Ces jugements à l'emporte-pièce ça me fatigue tellement, alors les voir détruire un homme déjà à terre, ça me met dans une telle colère...
Et cette rage vous suivra du début à la fin de ce roman, cette colère contre un système, contre un pays, contre une ville, contre tout et toute personnes qui se dressera face à Joseph avec tant d'injustice. Je ne sais pas si ce n'est que moi, si chacun d'entre vous le ressentira, mais je peux vous dire que j'ai brûlé de rage pendant de nombreuses pages, que j'aurais pu hurler à l'injustice des jours entiers, c'était tellement affreux, tellement incompréhensible qu'une telle vie puisse être gâché de cette manière...

Je n'ai pas pu m'empêcher de me demander pourquoi Ellory faisait subir tout ça à Joseph, c'est comme ci, il ne pouvait lui arriver que le pire, j'ai encore cette boule au ventre qui a duré tout le roman, cette boule qui me demandait : Que va t il devoir subir d'autre ? Joseph a tout perdu, Joseph va tout perdre petit à petit et à chaque fois, on ne peut s’empêcher de dire "C'est juste la vie". Pourtant j'ai la nette impression qu'Ellory en voulait à son personnage, il a détruit sa vie petit à petit, l'a fait se relever à chaque épreuve pour le faire tomber plus bas encore quelques chapitre plus tard. Il l'a torturé mais de manière douce, d'une manière ordinaire, comme s'il était Dieu, comme s'il avait décidé qu'il était temps pour Joseph de réussir toutes les épreuves possibles pour mériter de vivre.
Malgré cela, j'ai trouvé que Joseph était un personnage simple, pas dans le sens où il était incomplet, simplement il pourrait être n'importe qui, il pourrait même être nous. On se sent tellement proche de lui, de ses déboires, de ses doutes, de ses envies, que petit à petit on a l'impression de le connaître intimement, de l'aimer comme un frère et de vouloir plus que tout au monde le protéger de la prochaine tuile qui lui tombera dessus. Joseph est un personnage que j'ai beaucoup aimé, un personnage réfléchi qui est tellement humain qu'on se demande parfois si lui, n'a pas mieux compris la vie que nous. Il m'a ému, dans ses réflexions, dans ses écrits et dans ses larmes, je sais que Joseph sera un personnage qui me hantera encore longtemps. 

Je ne vous dirai pas ce que renferme la fin de ce livre, je ne vous dirai pas non plus si elle est étonnante ou non. Je vous dirais simplement que comme je vous le disais au début, vous arrivez au dernière page avec l'excitation du but qui approche et la peur d'être déçu, la peur inexplicable que ça ne suffise pas, que tout l'intérêt était dans le voyage et que vous n'avez su en profiter assez. 
Je pense sincèrement que la fin n'a pas grande importance, je pense sincèrement que le plus beau, le plus fort c'était ce road trip doux amer, cette profusion de sentiment contradictoire que l'on éprouve, c'était le vent dans vos cheveux qui soufflait si fort que vous n'entendiez rien d'autre que les mots sur le papier. 

En bref, Seul le Silence, c'est simplement ça, une histoire furieuse et enragée qui demande justice pour un personnage tourmenté et si injustement privé de bonheur. Seul le Silence, c'est l'histoire de Joseph, cette histoire qui vous fait plonger dans une autre époque, un autre monde, tellement sombre et rempli d'émotion que vous n'entendrez plus rien de votre vie. Vous n'entendrez plus que sa voix qui vous raconte ce qu'a été sa vie et comment ces meurtres finissent, dans le silence le plus total. 
Je me suis totalement attachée au personnage de Joseph, à tel point, que pour moi, connaître l'identité du meurtrier était devenu secondaire, je voulais le découvrir pour comprendre qui lui avait infligé tout ça, pour comprendre pourquoi il avait tant souffert et peut être voir sous un autre jour tout ce récit, mais en même temps... Le voyage, la vie de Joseph m'avait suffit. 
Alors malgré les longueurs et les petits détails, ce livre a été pour moi, un coup de coeur, parce que je sais que Joseph me hantera. 

Citation :
"Tout le monde a un livre en soi, continua-t-elle. Certaines personnes en ont deux ou vingt ou trente. La plupart des gens le savent mais il ne peuvent pas y faire grand-chose. Toi, tu le peux et donc tu devrais le faire. Si tu ne veux pas avoir de regrets, le genre de regrets qui te harcèleront jusqu'à la fin de ta vie."