dimanche 21 septembre 2014

Dans l'enfer des tournantes de Samira Bellil



Résumé

Samira Bellil est une rescapée. Adolescente, elle a été victime de plusieurs viols collectifs que l'on nomme aujourd'hui des " tournantes ". Rongée par la culpabilité et le dégoût, détruite par l'ostracisme de sa famille et les rumeurs dans son quartier, elle se réfugie dans la drogue et l'alcool. Sa fausse gaieté cache difficilement une plaie à vif. Les coups, les insultes, les cris, la violence gratuite deviennent son mode d'expression. Peu à peu, elle détruit sa jeunesse en renvoyant à la société les violences qu'elle a subies. Son témoignage coup de poing dévoile la violence sexuelle qui s'est instituée et banalisée dans des cités et des banlieues où tout se réduit à des rapports de forces et de domination. Dans un tel environnement, la torture que subissent les filles est non seulement physique mais également morale : réputation brisée, honte et humiliation sont leur lot quotidien. Revenue de cet enfer, Samira a réussi un rétablissement exemplaire. Ce livre, qui intervient au terme d'une longue thérapie, est pour elle le moyen de laisser une trace de son histoire et de venir en aide à ses " frangines ", victimes, comme elle, du pire des crimes. C'est aussi une formidable preuve de courage : rares sont les mineures violées à porter plainte et à pouvoir affronter le regard d'autrui. Pour briser la loi du silence. (Livraddict)




Mon avis

J'ai fini ce livre dans un train tardif me ramenant chez moi et j'ai encore du mal a le digérer. 
Il m'a été prêté par mon homme, j'avoue que ce n'est pas le genre de livre dont je raffole, mais ce fût une "agréable" surprise, autant que peut l'être une prise de conscience qui ressemble un peu à un uppercut bien placé. 

Ce livre est une sorte d'autobiographie, de témoignage pour crier à la face du monde que certaines choses existent même si on ne veut pas le savoir, pour nous dire d'arrêter de se voiler la face et d'ouvrir enfin les yeux. On suit Samira, une fille cabossée, déchirée, violentée, je crois qu'à part le cancer et la prison, elle a tout subit. Mais à la sortie de ce livre elle n'avait que 29 ans, alors le chemin est encore long. Je viens d'ailleurs d'apprendre qu'elle est morte en 2004 d'un cancer de l'estomace, elle aura décidément tout subit... 
Je ne peux que lui être reconnaissante pour son engagement dans l'association "Ni putes ni soumises" dont elle fût un membre très important et je pense que toute femme devrait aussi l'être.

C'est écrit de manière très brute, pas de fioritures, juste les faits, un langage très familier, des mots que je ne connaissais pas spécialement mais rien d'incompréhensible, ce n'est pas du Shakespear, ce sont les mots d'une adolescente, d'une jeune adulte qui a du cracher sa souffrance pour pouvoir avancer. Malgré ce style abrupte, on ne perd pas une miette de son témoignage ni de ses émotions. 

Le titre est cru : "Dans l'enfer des tournantes", le livre ne l'est pas, et j'avoue avoir poussé un soupir de soulagement lorsque je m'en suis rendue compte, les scènes de viol bien qu'atroce sont vite jetées sur le papier et vite expédié sans détail, je ne dis pas qu'elles ne sont pas "à vomir" mais j'avais peur de pire. 
Il est difficile de digérer ce livre, autant parce que ce qu'elle a subit semble inconcevable, surtout d'y survivre, là, bien au chaud et protégée devant mon pc, et surtout par l'absence total de soutien et de compréhension auquel elle a du faire face, je sais que la culture algérienne est différente et j'aime me dire que nous réagirions pas de la même manière, mais l'attitude de ses parents m'a vraiment choqué, c'est quasiment ça le plus dur pour moi dans ce livre, c'est ce détachement total de sa mère et de son père pour sa souffrance. Je sais que je ne peux juger ni eux, ni elle parce que je n'ai rien vécu de semblable mais c'était vraiment atroce ce climat de silence. 

C'est un sujet qu'on connaît si peu, "la réalité des banlieue", même en sortant de ce livre je sais qu'une part de moi se demande si ce n'est pas de la fiction tellement ca parait fou. Je sais que ça ne l'est pas mais j'aime en quelque sorte à l'espérer. 

Je ressors donc de cette lecture vidée mais changée, peut être triste certes, mais plus "informée", plus "réaliste", moins naïve peut être. 
Je ne peux que vous conseiller de lire ce livre, ce n'est certes pas une partie de plaisir, j'aime me réfugier dans les pages d'un roman fantastique, où tout est faux, mais quelque fois on a besoin de s'ancrer dans la réalité et ce livre est une parole juste. 
Je lui ai donc attribué 16 parce qu'il mérite à être connu pour que chacun réalise ce qui s'y passe.

Je vous le conseille donc fortement si vous avez envie d'un roman poignant qui témoigne des viols et des conditions de vies dans les banlieues, si vous avez l'âme sensible il sera très dure mais peut être est ce une bonne chose ? 

jeudi 18 septembre 2014

Eleanor & Park de Rainbow Rowell





Résumé

Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l'habitude de s'asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l'ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.(Livraddict)








Mon avis

J'ai lu des tonnes de critiques de ce livre comme étant un chef d'oeuvre, comme étant une porte ouverte à la nostalgie et à l'amour. 
Et bien la porte est restée close pour moi. Je pense que pour une fois j'étais trop jeune et peut être trop vielle en même temps pour apprécier ce livre. 
Trop jeune parce que la nostalgie de ces années là ne pouvait m'étreindre, je ne les ai pas connu, quand j'allais à l'école primaire les baladeurs cassettes étaient déjà des reliques, on avait déjà les gros MP3, vous savez les premiers qui ne rentrait même pas dans une poche ? 

Mais commençons au début : 
Ce livre raconte l'histoire de deux jeunes de 16 ans, Park et Eleanor, les deux sont étranges, "originaux", ils détonnent dans leur quartier et dans leur lycée. Eleanor est nouvelle et tout commence simplement par un bus où tout le monde veut être seul sur sa banquette, notre cher Park la prendra en pitié et lui offrira une place avant qu'elle ne se torde le cou à un virage trop brusque. 
Et c'est comme ça que démarre tout une histoire. La vie d'Eleanor est aussi triste que la vie de Park semble douce. Ils n'ont quasiment rien en commun sauf cette banquette et pourtant il semble que ça suffira. 

Je dois vous dire, je n'ai vraiment pas apprécié ce livre. Pour moi, une bonne romance, et même un bon livre, se base sur des personnages principaux intéressant, profond, qu'on peut apprécier ou alors auquel on peut s'identifier. 
Et ici ce ne fût pas le cas, je n'ai pas du tout accrocher avec nos deux protagonistes, pour tout vous dire je les ai trouvés vraiment très énervant, à la limite du supportable, peut être est ce parce que je passe une mauvaise semaine, je ne sais pas. Mais je les ai pas du tout apprécié et leur histoire m'ait donc totalement passé à côté. 

Pour moi, ils n'avaient pas 16ans, ils en avaient a peine 13, après vous me direz : Choc des générations ! Je suis, et surement vous, aussi une pure génération Y, qui a connu internet beaucoup trop tôt, beaucoup trop de liberté et qui a donc surement vieilli un peu trop vite, peut être qu'à cette époque c'était ça avoir 16 ans ? Mais à mon époque, (je me sens tellement vieille en disant ça !) ce n'était pas du tout ça avoir 16 ans, pas du tout.
Certes j'ai été touché par l'histoire d'Eleanor, cette vie là touche encore beaucoup trop de famille et croyez moi, ça me met hors de moi, j'enrage de savoir qu'il existe encore de nos jours ces mentalités, mais ça n'a pas suffit à me la rendre aimable. 
J'ai plus apprécié la famille de Park, mais en soit, elle est si caricaturale, et si extrême, on passe d'une émotion à l'autre si vite... Alors là encore, les mentalités doivent jouer, mais j'ai trouvé que l'auteur avait fait de tout cela quelque chose de trop haché. 

Je me suis affreusement ennuyé pendant ce livre, à tel point que j'avais l'impression que le nombre de pages reculait, pour moi ça a été une romance fade, sans aucune saveur ni piquant, une histoire vide et qui veut faire semblant d'avoir de la profondeur mais n'est que façade. 
Je pense qu'il aurait fallu creuser un peu plus l'histoire et étoffé un peu plus les personnages pour que tout ceci est un réel sens. 

C'est donc encore pour moi une déception face à un tel engouement, j'entendais partout que c'était un chef d'oeuvre mais je n'ai pas trouvé où se cachait cette oeuvre d'art entre les lignes de fioritures insipides. 
Je lui ai donc accordé 11, sachant que pour moi 10 c'est le 0 et en dessous les notes négatives de pur haine, comprenez bien le haut niveau de déception ! 

mardi 16 septembre 2014

Les Apparences de Gillian Flynn



Résumé

« À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui nous attend ? Autant de questions qui, je suppose, surplombent tous les mariages, tels des nuages menaçants. »

Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Nick, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Nick a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Nick découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Nick ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Nick est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion. (Livraddict)


Mon avis

Si vous n'êtes pas au courant, sachez que ce livre va bientôt être adapté au cinéma sous le doux nom de Gone Girl, ce qui explique pourquoi je l'ai exhumé de ma PAL, je préfère milles fois lire les livres avant de les voir en films, on est certes toujours déçu par l'adaptation mais on perd moins de contenu, de surprise et d'émotion dans ce sens. Enfin bref, sachez que j'irais surement voir ce film parce que ce thriller a été une lecture passionnante ! 

Je l'ai dévore en à peine deux jours, il faut dire merci à une nuit quasi blanche et un style très envoûtant. En effet, je ne peux dire que ça, Gillian Flynn nous envoûte, comme une bonne magicienne elle attire toujours notre regard vers une endroit pour pouvoir accomplir son tour et faire sortir un lapin de son chapeau comme par enchantement. Ce livre est une accumulation de fausses pistes, d'indices disséminés, de petits détails très importants. En gros : Gillian Flynn a pris tous les bons ingrédients d'un thriller : Du mystère, du frisson, des fausses pistes, des rebondissements, des attrapes nigots, des fausses intuitions etc... Elle a tout jeté dans un gros bol, l'a mis au four quelques heures et PAF elle a sorti ce livre. 

Mais reprenons du début, ce livre raconte l'histoire de Nick et Amy, couple de "jeunes mariés" (plus de 5ans est ce toujours des jeunes mariés ?) qui a déménagé dans le Missouri, état natal du jeune homme pour aider ses parents malades, ça a l'air inintéressant au possible n'est ce pas ? On passe beaucoup de pages a nous expliquer que le mariages c'est dur, que c'est pas toujours roses qu'il ne faut pas baisser les bras etc... Et a travers une narration a deux voix, nos deux protagonistes on a apprend à les connaître ainsi qu'a connaître leurs histoires et leur histoire commune
Enfin, tout ce livre est quand même basé sur une chose : Amy disparaît. Comme ça. PAF, nuage de fumée plus personne, un salon un peu dérangé mais pas vraiment assez, des activités laissées en plan et surtout : Le chat tant adoré d'Amy est dehors, et il ne doit JAMAIS sortir.

Et là, on va suivre Nick dans un déclin total, tout le monde le pense coupable et ce pauvre bougre ne fait rien pour arranger les choses, il est tellement ... AH j'avais envie de le frapper, tellement vide, aucune émotion, tellement de retenu : TA FEMME VIENT DE DISPARAITRE PAUVRE DEBILE BIEN SUR QUE TU PEUX PLEURER ! Mais non, rien. Du coup c'est suspect hein ? 

Ne vous méprenez pas, on suit beaucoup de pistes, l'auteur nous laisse croire beaucoup de choses, nous jettent des indices comme si on était un petit chien qui gémit et on espère, on espère désespérément comprendre avant la prochaine page ! 

Je me suis fait mener par la bout du nez pendant très longtemps, la première partie je n'y ai vu que du feu, surtout vu le cliffhanger qu'elle nous met aux derniers mots ! La deuxième je l'ai vraiment senti venir de loin, comme un mauvais film noir, la troisième me laisse comme une majorité un arrière goût de non accomplissement, il manque quelque chose de fondamentale à ce livre : Après nous avoir tant fait piaffer d'impatience, tant mener par le bout du nez l'auteur oublie de nous donner une fin a nous couper le souffle. Elle nous laisse choisir et même si ce choix est intéressant et se défend tout à fait, j'ai trouvé que c'était très décevant. 

Pourtant j'ai quand même mis 17 à ce livre, parce que je n'avais plus autant ingurgité de pages (quasiement 700) en si peu de temps, et j'adore d'amour les pages turner ! 
Je vous conseille donc de le dire, mais de rester réservé quand aux divers avis que vous pouvez lire, ils vous feront peut être croire à un chef d'oeuvre alors que ce n'est qu'un très bon thriller et grand dieu : Faites tout pour ne pas vous faire spoil, ça gâcherait tellement le plaisir !

lundi 15 septembre 2014

Les yeux jaunes des crocodiles (2014)




Synopsis


Deux sœurs quadragénaires que tout oppose - l'une, Parisienne, est belle et riche, tandis que l'autre, banlieusarde, est soumise et acculée par les dettes - voient leur vie basculer à la suite d'un mensonge... (Seriebox)










Mon avis

Si vous ne l'avez pas encore compris, voir un film français pour moi c'est un calvaire, je ne m'en fait subir que peu et quand c'est le cas c'est qu'en théorie il doit être génial ! Je suis souvent déçue, très souvent avouons le. 
Et les adaptations cinématographique sont aussi très souvent des calvaires ! 
Alors là, mélanger les deux, soit j'avais des envies de suicide inconsciente soit je sais pas ce qui m'ait passé par la tête ! 

Voilà, mais j'avais adoré Les yeux jaunes des crocodiles et ses suites de Katherine Pancol, je dois avouer que je me souviens d'un début difficile, d'un premier tome que j'avais laissé de côté des mois durant par ennui et que j'avais repris avec curiosité à cause d'une amie qui ne m'en disait que du bien
Et ce fut une bonne surprise (sauf le 2eme tome que j'ai trouvé en dessous du reste). 

Mais voilà, je suis là pour vous parler du film ! 
J'ai trouvé les acteurs très bien choisi, ils reflètent exactement les caractères, avec une mention spéciale à Julie Depardieu parfaite en Joséphine, je ne l'aurais pas imaginé autrement. 
Les autres ne sont pas en reste, Emmanuelle Béart en Iris est magnifique de superficialité, Alice Isaaz en une Hortense épouvantable de vanité et Edith Scob en cette affreuse Henriette, elles étaient géniales ! 

Les ellipses obligatoires des films basés sur de tel pavés m'ont paru assez réussies, elles sont acceptables et garde une authenticité assez belle par rapport au livre.

J'ai beaucoup aimé retrouvé la qualité du livre, dans le fait qu'ici nous n'avons pas de héros, nous avons des destins ordinaires, dans des vies ordinaires, avec des hauts et des bas, alors oui vous allez me dire : Eleveur de crocodile ? Ordinaire ?! Je veux juste dire qu'aucun des personnages n'est en soit extraordinaire, ils sont normaux, ils sont monsieur et madame tout le monde et dans ce film tout ceci est bien mis en place ! 

Je pense seulement qu'ils devraient éviter de faire la suite au cinéma, peut être est ce parce que je n'ai pas adoré le tome 2, mais je pense qu'en faire plus serait en faire trop, pour une fois qu'un film français est réussi, doublé d'une adaptation, je pense qu'il faut dire stop. 

Je lui ai donc accordé 16 ce qui est "fou" pour moi ! 

dimanche 14 septembre 2014

Kaleb, tome 1 de Myra Eljundir



Résumé

C’est si bon d’être mauvais…

SAISON 1.
À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller? (Livraddict)



Mon avis

A la base je ne voulais absolument pas lire ce livre, pour une chose : Pour moi quand on parle plus de l'auteur que du bouquin c'est surement que ce qu'il renferme n'est pas magnifique. Et il y a eu un tel tapage autour du mystère de "qui peut bien être Myra Eljundir ?" que je pensais que ce livre serait forcément vraiment nul ! Trop de fumée à mon goût et pourtant ... Il y a eu Echos des mots et sa magnifique chronique qui m'ont fait douter ! Je l'ai donc lu dans le cadre de mon challenge arc en ciel pour la partie Marron. Pour être honnête : J'ai adoré ! C'est vraiment une petite pépite qui mérite le détour.

Cela tient en une chose très simple pour une fois : Le héro est le méchant. UN VRAI MECHANT.
On suit donc Kaleb, qui découvre son pouvoir et qui ne le comprend pas, qui ne l'accepte pas mais qui apprend à vivre avec et à l'utiliser pour son propre plaisir et ses propres buts, l'égoïsme pur mais adorable. Qui veut etre gentil quand on peut manipuler tout le monde ? Personne, si j'avais de tels pouvoirs je ferais tellement de mal ! Avouons le on est tous méchant par essence, on se force juste à être gentil pour ne pas être seul.
Enfin voilà, du coup on le suit en méchant. Et pourtant, l'histoire tourne autour de deux personnages principaux, qu'on apprécie tout autant l'un que l'autre plus on les découvre. 
Kaleb, en grand méchant, qui essaie de lutter mais dont on ne sait s'il finira par se laisser envahir par le côté obscur ou s'il reviendra dans la lumière.
Et une mystérieuse assistante d'un colonel qui poursuit notre cher Kaleb, en effet ds êtres avec les mêmes pouvoirs sont pourchassés par une équipe très spécial pour éviter que trop de mal ne soit fait.
On suit donc les deux côtés de la chasse.

C'est en cela que ce livre est génial. Voir des deux côtés, suivre le mal et aussi le bien, tout en ne sachant pas vraiment qui est quoi. 
Mais aussi découvrir la légende autour de ces pouvoirs qui est tellement originale. 

Je ne peux que vous conseiller de le lire ! J'espère vraiment avoir le temps sous peu de lire le tome 2 ! Je lui ai mis 17, en espérant que la suite soit encore meilleure