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mercredi 10 août 2016

Le chef du clan de Grace Burrowes




Résumé 

La rumeur le disait mort à la guerre. Pourtant, Michael Brodie revient dans son fief des Highlands, attendu de pied ferme par son épouse qui s'est morfondue pendant neuf longues années. Il avait laissé une gamine potelée, encore innocente, il retrouve une beauté à la chevelure flamboyante, mais aussi une femme qui a dû se débrouiller seule et n'a plus vraiment besoin de lui. Séduit, Michael entend bien la conquérir, et très vite il s'aperçoit que la partie n'est pas gagnée d'avance. Brenna refuse farouchement ses baisers. Peut-être ignore-t-il les batailles qu'elle a dû livrer en son absence et les secrets qu’elle dissimule ?






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Ma note : 7/10 
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Mon avis 

Ce roman raconte l'histoire de Brenna, une jeune femme qui a été propulsé au rang de femme de lairds et à devoir remplacer ce dernier lorsqu'il part à la guerre pour dix longues années. Lorsqu'il revient enfin, ce n'est plus la même femme qu'il a en face lui et Michael va devoir faire beaucoup pour réussir à dompter et à charmer cette dernière, surtout qu'elle cache un lourd passé. 

Il serait juste de dire que j'ai dévoré ce roman, je l'ai lu en une journée, emportée par l'histoire. Ce n'est pas pour autant que c'est un coup de coeur, mais j'ai vraiment appréciée cette lecture et ça tient à peu de chose. 

D'abord, la plume de Grace Burrowes est vraiment très fluide, elle ne s’embarrasse pas de longues descriptions interminables pour les magnifiques paysages écossais qu'elle décrit, elle ne prend pas plus de quelques lignes voire quelques mots pour nous donner une idée générale de ses personnages. Elle ne s'abaisse pas non plus à faire de longs dialogues inutiles. Elle va simplement à l'essentiel pour tout et ça a marché du tonnerre pour moi. 

Ensuite les personnages m'ont touché, chacun à leur manière
D'un côté, vous avez Michael, qui malgré ses remords d'avoir quitté sa femme si vite pour la guerre, malgré son droit de posséder sa femme, prendra le temps et aura la patience de la comprendre, de l'aider et de la courtiser comme si elle était une inconnue, c'était vraiment admirable et j'en serais presque tomber amoureuse de lui page après page. 
Mais mon personnage préférée reste Brenna ! C'est une femme forte qui a du pendant 10 ans s'occuper du domaine de son mari, commencer à 16 ans à tenir un château et ses habitants. Elle a du faire face à bien des déconvenues surtout que plusieurs personnes cherchaient à ce qu'elle se trompe, à ce qu'elle s'effondre, je dirais bien qu'elle a affronté vents et marées pour tenir bon face à la tempête. Pire ou mieux encore, malgré les convenances, elle résistera à ce mari qui revient, elle ne lui tombera pas dans les bras, reconnaissante d'avoir quelqu'un pour reprendre sa charge, elle ne lui donnera pas les pleins pouvoirs et elle ne tombera pas sous son charme comme une godiche. Elle va lui en faire baver un peu, elle va lui montrer qu'elle lui en veut et c'est quelque chose qui m'a vraiment plu. 
La relation qui va en découler sera très émouvante, elle vous fera ressentir une multitudes de choses et petit à petit, même si vous comprenez les réserves de chacun, vous aurez envie de les pousser l'un vers l'autre pour qu'enfin ils soient heureux. 

Enfin, le cadre était vraiment très beau, c'est bête à dire puisque je vous ai dit qu'il n'y avait pas de longue descriptions, mais le château présentée, le domaine ainsi que la vue des remparts restent pour mon imagination des lieux magiques et fabuleux que j'aimerais voir de mes propres yeux. J'ai été transportée en Ecosse, à une autre époque, et c'était magnifique. 

Cependant, il y a quelques bémols à cette lecture ! Le plus gros étant que les grands secrets que l'on vous fait miroiter dans le résumé ne sont finalement pas si inaccessible au lecteur, on les devine aisément malgré leur noirceur, au bout de quelques pages. Ensuite la fin de cette intrigue a été un peu facile, sans trop vous en dire, Grace Burrowes règle le problème en une petite page, avec des confessions à la va vite et un jugement tout aussi rapide, essayant de nous faire croire que le personnage si noir qu'on nous présente depuis le début était en fait une pauvre âme en peine. Je n'ai pas accrochée à cela, mais je ne vois pas vraiment quelle autre fin aurait pu convenir. 

En bref, une belle romance historique sans prise de tête qui se lit rapidement et qui vous fera passer par une myriade d'émotions, vous pouvez y aller les yeux fermés ! J'ai adoré les personnages et leur relation, le cadre de l'histoire et surtout la plume de l'auteure même si l'intrigue secondaire laissé un peu à désirer par son manque de profondeur. 

Je remercie les éditions J'ai lu pour Elle ainsi que Louve du forum Mort Sûre pour leur confiance et cette belle découverte ! 

mardi 29 décembre 2015

Les chevaliers des Highlands, tome 03 : La vigie de Monica McCarty



Résumé 

1307. L'Ecosse se déchire dans une guerre de succession sanglante. Membre de la garde d'élite de Robert de Bruce, Arthur Campbell, surnommé la Vigie pour ses talents d'éclaireur, a pour mission d'infiltrer le clan MacDougall afin de préparer l'attaque. L'opération lui plaît d'autant plus qu'il voue une haine féroce à John MacDougall, seigneur de Lorn, l'assassin de son père. Mais au château de Dinstaffnage, il retrouve cette ravissante inconnue à qui il a sauvé la vie un an plus tôt. Cette beauté n'est autre que la fille de John, Anna MacDougall, désormais son ennemie. Et cette fois, il doit causer sa perte....







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Ma note : 8/10 
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Mon avis 

J'avais été déçu par le tome 2 de cette saga, mais le tome 3 l'a fait remonter dans mon estime parce qu'ici il s'agit d'une histoire bien plus complexe.
Ce n'est pas pour autant que la chronique en a été facile, pour être honnête, il m'a quasiment fallu un mois pour l'écrire, pourquoi ? Simplement parce que je ne savais pas trop par où commencer, j'ai sacrément tendance à me prendre la tête sur comment écrire mes chroniques au lieu de vous dire les choses simplement tel quelles sont, parce qu'après, j'ai toujours l'impression que ça ne veut rien dire ou que ça ne reflète pas forcément ce que j'ai ressenti durant ma lecture, mais à force de traîner les pieds, je prend un tel retard dans mes chroniques que le choix n'est plus à faire.

La Vigie porte sur l'énigmatique Arthur, le membre de la garde d'élite qui est dans les lignes ennemis pour espionner et aider Bruce à gagner la guerre de l'intérieur. Cette fois ci il est envoyé chez les MacDougall, la famille qui l'a chassé de ses terres étant enfant en tuant son père avec traîtrise, autant dire qu'Arthur n'a qu'une envie : Se venger ! Et si en plus, ça peut permettre à Bruce d'asseoir son avancé sur l'Ecosse, quoi de mieux ? 

Je vous avoue que ce personnage, n'est pas l'un que j'attend le plus, vous vous doutez bien que je piaffe d'impatience de connaître la vipère, mais Arthur, la vigie était aussi un personnage énigmatique, autant par la façon dont il avait quitté l'entraînement du premier tome que lorsque l'on avait de ses nouvelles dans le 2 ème, il titillait ma curiosité et le début de ce roman n'a pas arrangé les choses. En effet, on apprend assez rapidement qu'Arthur n'est pas un homme ordinaire, qu'il a certains dons assez étrange qui font de lui un être à part. Une vision et une audition époustouflante, ce qui explique donc son surnom. De plus sa place d'homme infiltré rend l'aventure d'autant plus exaltante qu'il peut à tout moment être découvert lorsqu'il cherche à faire passer des messages ou lorsqu'il tente de découvrir les plans des McDougall, d'autant plus depuis qu'Anna a jeté son dévolu sur lui.
Parce que le problème est bien là, Arthur doit découvrir deux choses : Le plan d'attaque des McDougall et la manière dont il fait parvenir ses messages, sauf que ceci est compliqué par le fait que la jeune Anna le suit partout et ne cesse de se mettre en danger, ce qui lui est intolérable puisque son instinct protecteur ne cesse de le chatouiller.

Anna est un personnage haut en couleur, une femme forte, qui ne cessera de le surprendre tout au long de ce livre. Elle a un franc parler peu commun à cet époque et sait se montrer ingénieuse surtout lorsque son père lui confie une mission, de plus son instinct de survie est tellement faible, qu'elle manquera de rendre fou Arthur plus d'une fois ! 
C'est un personnage qui m'a beaucoup amusé et qui m'a aussi troublé, autant par sa position dans la guerre que par sa loyauté à sa famille, elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour l'aider, allant jusqu'à se sacrifier elle même.

De ce fait, la romance qui a beaucoup de mal a démarré étant donné leur position d'ennemi, semble cependant être une évidence. On lutte avec eux pour qu'ils comprennent et s'acceptent malgré leur famille ou leurs idéaux différents, on tremble avec Arthur qu'elle découvre sa traîtrise avant qu'il ne puisse lui expliquer, on espère avec Anna qu'il enlève son armure et cesse de la repousser. On vit cette histoire avec eux comme si c'était la notre et lorsque le pire arrive, on espère que la cavalerie arrivera à temps.

En bref disons que le schéma reste le même que dans les tomes précédents, même si les personnages sont très différents, que l'histoire de fond avec cette ambiance d’infiltration rend le tout plus palpitant, on garde une route sinueuse vers un amour profond et inattendu, mais celui m'a beaucoup plus tenue en haleine que son grand frère, ce qui tient surtout au fait que les personnages étaient bien plus complexe et ne m'ont pas tapé sur les nerfs (ça aide !). Je plongerais donc avec plaisir dans le tome 4 !  

vendredi 30 octobre 2015

Le Code Turing de Corinne Guitteaud


Résumé 

Et si les Britanniques signaient la paix avec les Nazis ?
Peu de temps après la signature du traite entre l'Allemagne et le Royaume-Uni, le professeur Turing embarque a bord d'un navire qui doit le conduire aux Etats-Unis, ou il espère mettre sa machine a l'abri. Au cours de la traversée, il fait la connaissance du mystérieux Ulysse. Ce dernier lui révèle que la princesse Elizabeth, la fille du roi déchu George VI, est en danger. Entraîne dans une course contre la montre, Turing risque sa vie pour empêcher que ce drame ne se produise. 


La collection uchronies vous propose de revisiter l'Histoire en compagnie de personnages célèbres et vous accompagnera tout l’été.


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Ma note : 4/10
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Mon avis 

C'est encore une chronique difficile que je vais écrire !
Tout d'abord je ne suis pas fan du format nouvelle que je trouve toujours beaucoup trop court pour pouvoir s'attacher aux personnages ou réellement rentrer dans l'histoire... De plus je n'avais jamais lu d'uchronies mais j'avais envie de tenter l'expérience !

Autant dire que je n'ai pas été convaincu par l'essai, ce n'est pas le genre qui me déplaît c'est cette nouvelle qui ne m'a pas convaincu.

C'est Turing que l'on suit dans cette nouvelle, il va rencontrer un personnage énigmatique : Ulysse, qui n'a pas de nom de famille et semble en savoir beaucoup plus qu'il ne le dit sur la guerre, sur Hitler et même sur le futur. Il réussit à convaincre Turing que le roi d'Angleterre est en danger sur le bateau et qu'il risque sa vie, les deux comparses vont donc tout faire pour le protéger et découvrir qui en veut à sa vie !

J'ai beaucoup aimé l'idée de base : Un changement minime dans le passé, qui cause un effet papillon et risque de faire perdre la guerre en perdant le roi d'Angleterre et la machine Enigma.
Mais à nouveau j'ai eu l'impression, sûrement dû au format "nouvelle" que tout était trop court, tout était survolé et qu'on avait pas le temps de croire à cette histoire. Tout s'enchaîne et rien ne nous permet de rentrer dans cette aventure qui aurait pu être passionnante !

Les personnages m'ont semblé creux, simplement parce que la seule chose qu'on sait de Turing dans cette nouvelle c'est qu'il aime sa machine autant qu'il aime les hommes. Pour le reste on apprend pas vraiment à le connaître. Pour Ulysse, c'est un personnage très mystérieux mais qui ne nous permet pas de nous attacher à lui, alors lorsqu'on comprend qui il est, on est certes surpris mais on ne se sent pas concerné. On sait simplement que cette révélation indique la fin de ce roman et donc notre libération !

Je tiens tout de même à remercier les éditions Voy'[el] et le forum Mort Sûre !

En bref, une percée dans les uchronies qui ne m'a pas convaincu, sûrement plus à cause du format de nouvelle que du genre en lui même. Je n'ai pas eu le temps de m'attacher aux personnages ni même de les connaître, on apprend si peu de choses d'eux. L'histoire partait d'une bonne idée mais m'a semblé trop survolé et trop peu creusé pour être convaincante. 
Je ne conseille donc pas vraiment cette nouvelle, simplement parce que je me suis ennuyée du premier au dernier mot et que la seule chose qui m'a poussé à le terminer était qu'il faisait moins de 50 pages. 

mardi 6 octobre 2015

Chevaux de foudre de Aurélie Wellenstein

Résumé 

Une aventure haletante, dans le monde des courses de la Rome antique ! Alix a tout perdu. Son père, sa terre, et même son nom. Devenue esclave à Rome, elle est précipitée dans le monde des courses du Déluge. Ces compétitions violentes et sans pitié voient s'affronter les fulgurs, des chevaux de foudre dont le corps s'électrise quand l'orage éclate.

Monter sur leur dos, c'est mettre sa vie en jeu, mais la liberté couronne les vainqueurs. Aidée par Marcus, le prodige de son équipe, Alix va lier son destin à Ira, un étalon indomptable, aussi beau que mortel...


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Ma note : 8/10
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Mon avis 

Je continue mon challenge perso qui consiste à sortir le plus possible les livres de ma PAL dont les auteurs seront présents aux Halliennales, j'ai donc choisi de découvrir Aurélie Wellenstein ! 
C'est un peu un test pour moi, j'ai très envie de découvrir Le roi des Fauves, donc je voulais connaître le style de l'auteur en passant par celui-ci ! 

On rencontre ici Alix, une jeune fille qui a tout perdu par une journée d'orage où elle finira esclave, emprisonnée tout comme les fulgurs, ces chevaux de foudre qu'elle a tenté de protéger. Elle va découvrir un autre monde à Rome, le monde de la course, elle va donc entraîné Ira, le fulgur pour lequel elle a risqué sa vie et avec lequel elle a un lien unique, elle va le faire pour son maître, pour Marcus, son ami, mais surtout pour elle, pour survivre et se libérer !

Ce roman m'a beaucoup fait penser à un autre livre que j'avais vraiment adoré : Sous le signe du Scorpion de Maggie Stiefvater. C'est une version plus jeunesse et beaucoup plus courte qu'on nous livre ici, mais qui est d'aussi bonne qualité. On y retrouve cette idée des chevaux "spéciaux", de chevaux tellement dangereux que les monter peut causer votre mort, mais aussi cette idée de course qui vous obligera à risquer votre vie parce que vous n'avez pas le choix, parce que vous en avez besoin et plus encore parce que vous êtes liés au monstre qui galope entre vos cuisses. Il y a aussi cette histoire d'amour naissante, qui relie deux cavaliers, cette impression que le cheval va se glisser entre eux pour les séparer. J'ai une préférence pour le roman de Stiefvater mais ce que nous propose Aurélie Wellenstein est d'une qualité rare et m'a envoûté avec beaucoup de facilité, j'ai dévoré son roman en quelques heures. Sa plume m'évoque la course d'un cheval, d'abord un peu lent et puis lorsque l'envie nous emporte, on galope, on avale les pages, on apprécie la vitesse, le vent dans nos cheveux, la hauteur que la bête nous permet d'avoir, on ressent le fracas des sabots, on l'entend même à chaque page que l'on tourne, le style de Wellenstein c'est simplement la poésie d'une balade à cheval, la vitesse d'un pur sang et l'émotion d'une caresse si douce. 

J'ai bien aimé le personnage d'Alix, sa révolte face à sa situation et son béguin pour Marcus le cavalier au grand coeur qui l'aidera dès son arrivé. C'est une jeune fille qui essaiera de se débattre dans un monde qu'elle ne connaît pas et dont elle ne comprend pas tous les codes. Mais elle a la grandeur d'âme d'une autre époque, parce que même si elle veut se libérer, elle n'imagine pas partir sans Ira, ce fulgur qui n'est pourtant pas le sien, simplement parce qu'elle ne supporte pas le mal qui lui est fait, l'idée qu'il est encore plus esclave qu'elle. Pourtant elle reste une enfant qui pleure la nuit, qui sanglote face à la perte de son père. De ce fait, elle est pour moi un personnage très complet qui a su garder la simplicité de l'enfant qu'elle est malgré les coups dur de la vie qu'elle a subit. Je l'ai admiré même si je ne l'ai pas toujours comprise, je l'ai suivi avec envie, même si sa passion n'était pas la mienne et je l'ai aimé même si le roman était court. Alors oui, Wellenstein a un talent certain pour construire son personnage principal, parce que malgré nos différences, j'ai adoré Alix. 
Marcus m'a semblé être un simple faire valoir, une sorte de tremplin pour le personnage d'Alix, pour lui faire comprendre que le monde pouvait changer grâce à elle, qu'elle ne devait pas subir, qu'elle pouvait être libre de manière différente. C'est un personnage étrange dont on découvre les facettes petit à petit et je pense qu'il aurait mérité d'être plus que l'ami d'Alix, qu'il aurait du devenir plus grand. Au fond je sais que si le roman avait été plus long, je me serais attaché à lui, mais là, je n'en ai pas vraiment eu le temps. Du coup, j'ai eu l'impression que les sentiments que les personnages développaient l'un pour l'autre était trop rapide mais après tout, quand on sait, on sait, non ? 

Je ne suis pas une grande fan de nos compagnons équin, mais je leur trouve une certaine prestance, une élégance dans la course qu'on ne peut leur nier. Ici, leur offrir le pouvoir de la foudre, leur donne une toute autre force, une émotion différente, une sorte de peur primaire, comme si leur pouvoir, pouvait les élever au rang de divinité plus qu'au rang de bête. Ce livre renferme un certain plaidoyer sur la manière de traiter les bêtes, avec plus de douceur que de fouet, et malgré le peu de passion que j'ai pour l'univers équestre, je l'ai trouvé poignant et percutant. 
L'univers des courses et la Rome antique qu'on nous présente ici est assez banal mais en même temps on se laisse facilement entraîner dans l'histoire et l'écho de mon voyage estival dans cet capitale m'a bercé de la douce illusion que j'étais à nouveau là bas, j'ai revu le cirque, les colonnes, les ruines, j'ai ressenti une nostalgie d'une ville qui n'est pas la mienne. 
Au fond c'est ça la force de ce roman, il nous fait voyager dans une autre ville, dans un autre univers, sur le dos d'une bête mythique accompagnée d'une jeune fille qu'on aimerait connaître parce qu'on sent la force du fulgur en elle. 

En bref, un roman qui a su me charmer malgré le fait que je ne sois pas une grande fan de chevaux. Je pense même qu'il aurait été un coup de coeur s'il avait été un peu plus long, un peu plus développé au niveau des personnages secondaires et si on avait eu plus de temps tout simplement. Ce roman a su me faire voyager, me faire rêver d'un cheval de foudre, d'un fulgur, m'a donné envie d'être dans les tribunes des courses, je peux même vous jurer que j'ai senti le martèlement des sabots lors de la lecture des courses, alors ici je découvrais Aurélie Wellenstein et je peux vous dire que j'ai adoré sa plume, qu'elle m'a totalement envoûté et que j'ai hâte de lire un autre de ses romans. 

D'ailleurs, je conseille à ceux qui ont aimé Sous le signe du Scorpion de Stiefvater de découvrir ce roman et vice versa pour ceux qui ont aimé Chevaux de Foudre ! 


mercredi 30 septembre 2015

Les chevaliers des Highlands, tome 02 : Le faucon de Monica McCarty

Résumé 

Fille du comte d'Ulster, lady Elyne est nostalgique de sa jeunesse insouciante. Avant de se marier, elle ose une dernière fois le "plongeon de la demoiselle" dans les eaux glacées de la mer d'Irlande. C'est alors qu'elle surprend une bande de pirates, en réalité la garde decrète du roi d'Ecosse en exil. A leur tête, Erik Mac Sorley, marin d'élite venu engager des mercenaires. La raison voudrait qu'il élimine ce témoin gênant, pourtant il décide de garder captive cette jeune femme qui se dit simple gouvernante. Même si elle manque singulièrement d'humilité et s'obstine à lui tenir tête avec une effronterie aussi déconcertante que séduisante...


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Ma note : 5/10
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Mon avis 

Honnêtement j'ai replongé avec plaisir dans  cette saga, je voulais absolument savoir ce qu'il arrivait à notre petite troupe après le couronnement de Bruce. 
Cependant, ce tome m'a déçu. 

On y retrouve Erik, alias le Faucon, qui doit recruter des mercenaires pour Bruce qui manque d'homme pour la bataille prochaine sauf que lors de la rencontre, ils se font surprendre par Lady Elyne qui nageait là, à cause du plongeon de la vierge. Les mercenaires sont pour l'exécuter mais le Faucon propose de l'emmener pour l'épargner. Elle devient donc sa captive pendant leur fuite. Mais il n'y a pas que les Anglais qu'Erik va fuir, il va se fuir lui même pendant tout une partie du roman, fuir ce qu'il commence à éprouver, lui qui ne voulait jamais se satisfaire d'une seule femme. 

Je dois accorder à ça, à ce tome, il se renouvelle plutôt bien, même si la base est la même, l'histoire est totalement différente. 
Cependant, autant j'ai adoré découvrir Erik, son côté baratineur, son côté charmeur qui rit de tout. Il a éclairé mes nuits de son doux sourire autant je n'ai pas du tout aimé Ellie. Ce n'est pas qu'elle soit sote ou qu'elle soit faible, non c'est une "bonne" personne, mais je l'ai trouvé ennuyeuse, trop réfléchie, j'avais envie de lui dire de se laisser aller, d'arrêter de tout calculer, de tout retourner dans tout les sens, au fond c'est simplement ça : Elle m'a fatigué. 
A un tel point, que le charme d'Erik a fini par s'évaporer pour moi, parce qu'à force de la côtoyer, il devient comme elle, à tout décortiquer tout le temps, à faire des plans sur la comète au lieu de vivre comme il le faisait avant. Et l'un comme l'autre ont une telle incapacité à dire les choses simplement sans passer par monts et par veaux qu'ils ne sont jamais réellement compris pour quoi que ce soit, ce qui a conduit à des situations désastreuses pour les deux. En plus, ils ont toujours cette dualité qui se présente dans toutes les situations : Mon devoir-Ma passion, l'un comme l'autre fera toujours passé son devoir avant l'amour, ce qui pourrait être bien, sauf qu'ils le font de telle manière qu'ils rejettent l'autre, ils pourraient le formuler clairement indiquant que le devoir passe avant l'être aimé mais que l'amour est là, et bien non, ils s'amusent à se briser mutuellement le coeur à coup de non dit. Graouh ! 

Vous allez me dire que c'est un peu pareil que pour Christina et Tor, mais non, Christina cherchait à bien faire et c'est fait manipuler, elle n'a pas pu parler à son mari parce qu'il n'était pas là ou parce qu'elle voulait lui faire plaisir. Ici, c'est simplement qu'ils se parlent, mais qu'ils n'expriment pas ce qu'ils pensent, ils font des détours, ils cachent des choses etc... Ca en devient fatiguant. 

La scène qui m'a le plus ennuyé, j'ai failli jeter mon livre par terre, c'est lorsqu'Ellie avoue à Erik qui elle est. Et qu'il s'énerve. C'était tellement plein d'hypocrisie que j'ai failli abandonner ce livre, heureusement qu'il ne restait plus beaucoup de pages, parce que c'était vraiment la goutte d'eau de bêtise qui a failli me rendre dingue. 

En plus, je vous avais dit que j'avais adoré connaître un peu plus l'histoire d'Ecosse, des Highlands, de l'Angleterre, etc... Ici, on découvre des paysages magnifiques, c'était vraiment féerique, je ne peux pas lui enlever ça, mais en ce qui concerne la guerre, son avancée etc... J'ai eu l'impression qu'elle était absente et cela vient surement du fait qu'ils se cachent sur une île loin de tout, donc qu'ils sont esseulés. Mais ça m'a manqué, de suivre les autres personnages, leur avancée, comment cela se passait pour Bruce, etc... Disons que ça manquait de fond, comme la romance m'a pour finir assez ennuyé, j'aurais voulu une toile de fond pour rattraper cela. 

En bref, un tome 2 qui n'a pas été à la hauteur du premier pour moi. Le couple m'a franchement ennuyé, ils étaient vraiment idiots et casse-pieds, ils étaient tellement incapable de se parler ou d'arrêter de réfléchir que ça en devenait impossible. J'ai failli abandonner, alors que le personnage du Faucon m'avait vraiment charmé, c'est donc bien dommage. Surtout que le côté historique aurait pu rattraper le tout, mais ils sont esseulés sur une île et n'ont dont pas vraiment de nouvelles ou de rapports avec la guerre, donc je n'ai pas apprécié ce roman. Ce qui ne change pas le fait que j'ai déjà commencé le tome 3, espérant trouver ce qui m'a manqué dans celui-ci ! 

lundi 21 septembre 2015

Les chevaliers des Highlands, tome 01 : Le Chef de Monica McCarty

Résumé 

Comte de Carrick et seigneur d'Annandale, Robert Bruce revendique le trône d'Ecosse. Or, pour vaincre les Anglais, il lui faut des mercenaires d'élite, des Highlanders. Et à leur tête, le meilleur de tous : Tormod MacLeod, une force de la nature. Mais Tor, dévoué à son clan, refuse de s'impliquer dans cette guerre. Comment le convaincre ? En le piégeant. C'est ainsi que Christina Fraser se glisse une nuit dans son lit. Au matin, Tor est sommé de l'épouser. Par le jeu des alliances, le voilà contraint d'embraser une cause qui n'est pas la sienne. Et c'est fou de rage qu'il accueille sa jeune épouse en son fief de Dunvegan...



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Ma note : 8/10
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Mon avis 

La romance historique n'est pas mon genre de prédilection et j'avoue que je l'avais toujours dédaigné avec un petit air snob de "Je ne toucherai pas à ça, moi !". Mais il s'avère que Walkyrie est une personne très convaincante qui avait plutôt bien cerné mes goûts jusque là me conseillant des livres avec beaucoup de talent, j'ai donc continué à suivre ses conseils. 
Grand bien m'en a fait. J'ai découvert ce genre et je crois que je ne le lâcherai pas avant un bon moment. 

Le chef est un livre assez court qui se dévore sans modération ! Il nous raconte la rencontre entre Tor et Christina, deux personnes aux caractères bien trempé mais n'ayant pas les mêmes positions. Qui ne vont d'abord être lié qu'à cause d'un contrat et d'une trahison mais qui par la suite se découvriront et s'aimeront à s'en faire damner ! En effet Tor est le chef d'un clan qui est le centre de sa vie depuis toujours, il ne veut donc pas choisir de quand dans la guerre qui se profile pour le protéger, mais à cause de cette trahison, il devra le faire, il devra enrôler et formé un groupe d'élite pour prendre part à cette guerre ! 

Ce que j'ai particulièrement aimé c'est le cadre historique qui nous est offert ici, j'ai découvert la série Reign il y a peu de temps et du coup j'étais plutôt intrigué par ce soulèvement que souhaite l'Ecosse contre le roi Edouard, je me doute que tout n'est pas vrai, que c'est assez romancé, etc. Je ne suis pas idiote, mais je l'ai trouvé très bien écrit, ça me semblait plausible, acceptable et même plus : Abordable. J'ai toujours été fan d'histoire, c'était un domaine que j'adorai, mais les textes sont si ardus, si peu engageant que je m'en suis vite lassé, ne gardant que ma passion pour la mythologie, ici, ça m'a donné envie d'en savoir plus, de comprendre les tenants et les aboutissants de cette révolte. De connaître la vérité qui se cache sous la partie romancé. 

Ensuite, j'avoue que (et vous avez du le remarquer) je suis dans une période "fleur bleue", romantique, ou je ne lis que de la romance ou presque. Alors celle-ci, je dois vous dire qu'elle est bien menée. Malgré un début difficile qui nous donne l'impression que les protagonistes ne se relèveront jamais de cette trahison, ils vont réussir à avancer, à s'apprivoiser, à se connaître et même à se compléter. Ils se tourneront autour d'une telle manière, avec une telle envie que vous ne serez rassasié que lorsque vous saurez qu'ils finiront ensemble et heureux.  
De plus, les scènes torrides ne manqueront pas de vous faire fantasmer pendant quelques jours et vous laisseront un peu pantelante !
Cependant ça ne vous empêchera pas de les haïr par moment, Christina fera tout pour plaire à Tor, pour lui faciliter la vie et elle ne s'y prendra pas forcément de la bonne manière parce qu'elle est un peu trop naïve. Ce qui est excusable puisqu'elle a été élevé par un père absent, éduqué dans un couvent puis reprise par un père violent qui ne lui a appris que la terreur. Elle aura aussi du mal à contrôler sa curiosité de jeune fille, chose que je comprend puisque moi même je suis on ne peut plus curieuse. Puis en face d'elle, vous trouverez Tor, un mur, un homme qui ne confie rien, qui se protège derrière une carapace et qui veut protéger sa femme de douloureux secrets. Ainsi il la rabrouera souvent, pour la remettre à sa place, pour la protéger de ses propres découvertes et ne rien lui dire sera une erreur qu'il fera souvent. 
Donc vous aurez souvent envie d'en prendre un pour taper sur l'autre, histoire qu'ils se décident à se parler, à se comprendre et à s'accepter, mais ça fait aussi parti du charme de leur parade nuptiale ! 

Les personnages m'ont dans l'ensemble assez plu. Ils ont une fougue et un mordant imbattable, parce que l'histoire est certes centré sur Tor et Christina, mais il y a aussi le groupe d'homme que Tor va entraîner qu'on va apprendre à connaître et qui nous seront révélé dans les prochains tomes, on en connaît assez peu sur eux mais ils m'ont fait rire, ils m'ont enchanté par leur force et leurs prouesses, je me sentais face à des géants qui sauraient protéger un empire. Alors j'ai hâte de les rencontrer plus intimement. 

En bref, une très belle découverte se cache dans cette saga, j'espère que la suite sera à la hauteur ! On y rencontre des personnages francs, fougueux et drôles auxquels on s'attache sans difficulté. On a beau haïr le couple principal pour des bêtises, on espère une seule chose, qu'ils soient enfin heureux malgré tout ce qu'ils doivent traverser et lorsqu'on referme ce livre, on se demande si on aurait pas aimé resté là bas, à une autre époque parce que la plume de McCarty nous fait voyager à travers les âges sans aucun soucis.